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Exclusif : visite de l’exposition « Animaux fantastiques : merveilles de la nature »

C’est aujourd’hui 9 décembre que s’ouvre au musée d’histoire naturelle de Londres l’exposition Fantastic Beasts : Wonders of nature (« Les Animaux fantastiques : merveilles de la nature »).
Annoncée en janvier dernier, et reportée en raison de la pandémie de Covi19, cette exposition réalisée en partenariat avec la BBC et Warner Bros propose aux visiteurs d’explorer les origines des créatures magiques du Wizarding World et leurs liens avec les animaux du monde réel.

Covid oblige, c’est une visite virtuelle à laquelle nous avons eu la chance d’assister en amont de l’ouverture publique, suivie d’une conférence de presse avec la conservatrice du musée et le commissaire de l’exposition.

De la réalité à la légende

C’est sur le costume complet de Newt Scamander, accompagné de sa valise et de son livre que s’ouvre l’exposition. Tout au long de la visite, des anecdotes sur le travail du magizoologiste et le contenu de son ouvrage guideront les visiteurs.
La première partie de l’exposition se concentre sur les origines réelles des créatures mythologiques. Il n’est pas uniquement questions des créatures des Animaux fantastiques ici, mais de celles que J.K. Rowling a emprunté au folklore ; dragons, licornes, ou encore sirènes.

Le squelette du Dracorex Hogwartsia, exposé pour Fantastic Beasts : The Wonder of Nature, Natural History Museum
Le squelette du Dracorex Hogwartsia, exposé pour Fantastic Beasts : The Wonder of Nature, Natural History Museum

Les responsables de l’exposition tentent de comprendre quels animaux ont inspiré ces créatures imaginaires. Les visiteurs peuvent donc découvrir de nombreux ouvrages anciens et journaux de bord décrivant ces créatures légendaires, mais aussi des peaux de python géant et des squelettes de dinosaures, qui seraient à l’origine du mythe des dragons.
Le squelette de dinosaure exposé n’est pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit du Dracorex Hogwartsia, littéralement « roi dragon de Poudlard », un dinosaure nommé ainsi en raison de son crâne qui évoque celui d’un dragon. Le squelette se trouve habituellement au musée d’Indianapolis (Etats-Unis), c’est donc une opportunité rare de l’observer.

Sirène momifiée - Buxton Mermaid - à l'exposition Fantastic Beasts : The Wonder of Nature, Natural History Museum
Buxton Mermaid –Fantastic Beasts : The Wonder of Nature, Natural History Museum

Ceux qui s’interrogent sur le mythe des sirènes ou du serpent de mer pourront admirer de près le squelette d’un lamantin, un mammifère marin qui a longtemps été associé à la sirène, mais aussi celui d’un regalec, un poisson de quatre mètres de long qui vit en profondeur mais qui peut parfois être observé échoué sur les plages, ou encore les véritables tentacules d’un calamar géant, retrouvés dans l’estomac d’un cachalot.

Ces éléments d’archives côtoient des accessoires des films Harry Potter, comme le crâne de dragon aperçu dans la salle de Défense contre les forces du Mal, les dessins originaux d’Olivia Lomenech Gill pour la version illustrée de Les Animaux fantastiques, et une reproduction du vitrail de la sirène de la salle de bain des préfets.

Les inspirations des licornes quant à elles, se retrouvent du côté des narvals ; on peut observer plusieurs véritables cornes de narvals, et même un spécimen sculpté, exposé pour la toute première fois. Une fausse corne, fabriquée pour l’occasion, pourra être touchée par les visiteurs.
Des répliques de baguettes de personnages supposément composées d’un cœur en poil de licorne les accompagnent ; celles de Lupin, Drago, et Ron.

La section se conclue sur une immense carte ancienne de la Scandinavie et des créatures mystérieuses qui peuplaient supposément ses eaux.

Fantastiques animaux réels !

On entre dans la deuxième partie de l’exposition en traversant une cabane inspirée de celle de Newt, où se mélangent à nouveau accessoires des films, comme le planning des repas des veaudelunes ou le lunascope de Newt, ainsi que de véritables équipements d’explorateurs et naturalistes du XIXè siècle, ainsi que du début du XXè siècle (qui seraient donc contemporains de Newt) ; montres, bottes, cartes, carnets de croquis, filet à papillon… Là encore, de nombreux objets sont exposés pour la toute première fois.

Niffleur dans sa grotte de pièces
Fantastic Beasts : The Wonder of Nature, Natural History Museum
Niffleur dans sa grotte de pièces
Fantastic Beasts : The Wonder of Nature, Natural History Museum

Cette deuxième section fait le lien entre les pouvoirs incroyables des animaux fantastiques et des créatures bien réelles. On met ainsi en parallèle la timidité et la difficulté d’observer des veaudelunes et des okapis ; la capacité de camouflage du demiguise avec celle de certains insectes (papillons, phasmes) ou du jaguar ; la kleptomanie du niffleur à celle du manchot Adélie (qui accumule les pierres pour fabriquer son nid) ; la parade amoureuse de celle de l’éruptif à celle des oiseaux de paradis ou de l’araignée paon ; ou encore l’occamy et sa capacité à changer de taille avec l’iguane marin des Galapagos, qui peut lui aussi réduire sa taille de 20% lorsqu’il manque de nourriture.

En raison de leur taille minuscule, comme l’araignée-paon qui ne mesure que quelques millimètres, l’exposition de certains spécimens était un véritable défi pour les conservateurs.

Pour rendre l’ensemble plus interactif, certaines animations et clins d’œil amusants sont proposés aux visiteurs ; on y découvre une réplique du sac à main du demiguise rempli de sucre d’orge qui semble suspendu dans le vide, un hologramme de niffleur au milieu d’une grotte de fausses pièces à qui on peut donner de l’or, ou encore des ombres projetées de botrucs dans un arbre qui détectent les mouvements et protègent leur habitat lorsqu’on s’en approche.

Sac à main de Dougal le Demiguise - Fantastic Beasts : The Wonder of Nature
Sac à main de Dougal le Demiguise – Fantastic Beasts : The Wonder of Nature, Natural History Museum
Photo Trustees of the Natural History Museum

Sauvons les grapcornes… et les pangolins

La dernière partie de l’exposition rappelle que Newt se bat pour le bien-être des créatures magiques et leur protection, car nombre d’entre elles sont chassées ou tuées sans raison ; de même, dans le monde réel, des milliers d’espèces animales sont menacées d’extinction en raison de l’activité humaine.

On peut ainsi découvrir un spécimen de pangolin, un des animaux les plus braconnés au monde, aux côtés des œufs d’Occamy (convoités par les sorciers car constitué d’argent pur) ou de la corne d’Eruptif visible chez les Lovegood. Sont également mis en parallèle les grapcornes sauvés par Newt de l’extinction et le kakapo de Nouvelle-Zélande, sauvé grâce à une grande opération de conservation locale.

fantastic beasts - wonders of nature salle d'exposition
Fantastic Beasts : The Wonder of Nature, Natural History Museum

Enfin, l’exposition rappelle que certaines espèces ont déjà disparues, comme le tigre de la Caspienne, ou réduites à vivre dans des réserves car dangereuses pour l’homme, tout comme les dragons dans le monde magique. Mais on découvre que certaines communautés, notamment en Inde, essayent aujourd’hui de mettre en place une cohabitation entre homme et animal.

Les coulisses de l’exposition

Après cette visite, les conservateurs nous partagent quelques anecdotes sur leur travail ; on apprend que c’est plus de 125 pièces qui sont présentées aux visiteurs. Douze créatures magiques ont été mises en scène ; face à la difficulté d’exposer des animaux qui n’existent que numériquement dans les films, le musée a fait appel à un studio d’effets spéciaux, qui a collaboré avec Warner Bros pour les recréer via des animations et hologrammes et les inclure dans l’exposition.

Journal de Richard Owen, scientifique doutant de l'existence du serpent de mer - fantastic beasts - wonders of nature
Journal de Richard Owen, scientifique doutant de l’existence du serpent de mer
Fantastic Beasts : The Wonder of Nature, Natural History Museum

Il était également crucial pour eux de respecter le canon du Wizarding World dans la construction de l’exposition, et de ne pas inventer de scènes qui n’existaient pas dans le film pour raconter l’histoire de ces créatures ou introduire un concept scientifique.
L’exposition a été conçu pour tous les publics, adultes et enfants, fans ou non du Wizarding World, chacun devrait y trouver son compte. L’équilibre entre contenu scientifique et magique semble parfaitement tenu.

Si cette exposition nous a semblé moins dense que l’exposition Harry Potter : une histoire de la magie proposée la la British Library, le sujet est tout aussi fascinant et accessible à tous ! C’est un bel hommage à Newt et à ses homologues moldus qui œuvrent pour la conservation de la nature. Par ailleurs, elle semble aussi avoir été conçue pour voyager facilement. D’après les conservateurs, de nombreux lieux ont déjà manifesté leur intérêt et l’exposition est amenée à être vue « partout dans le monde ».

Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant de ses prochaines étapes ! En attendant, nous ne pouvons que vous conseiller de découvrir l’exposition si vous en avez l’opportunité ; l’exposition est très riche et propose de nombreuses pièces inédites, qu’ils s’agissent d’accessoires de Harry Potter et des Animaux fantastiques, ou d’espèces animales réelles.

Sur le même sujet, nous vous invitons à écouter notre épisode de l’Académie des Sorciers, consacré aux créatures magiques et leurs inspirations mythologiques !

Visuel de l'exposition fantastic beasts wonders of nature
Fantastic Beasts : The Wonder of Nature, Natural History Museum

Informations pratiques

Exposition Fantastic Beasts – The Wonders of Nature
Musée d’histoire naturelle de Londres.
Billetterie ICI. 24,95£ pour un billet adulte ; 14,95£ pour un billet enfant (jusqu’à 16 ans).
L’exposition est ouverte jusqu’au 22 août 2021.

Vous pouvez également découvrir l’exposition à travers son catalogue (en anglais) :

Un documentaire consacré à l’exposition sera diffusé sur la BBC courant 2021.
En attendant, vous pouvez également visiter l’exposition virtuellement via Google Arts & Culture. En plus de la visite, des activités, comme des puzzles ou des coloriages, sont mis à disposition en ligne.

A l’occasion de cette exposition, les graphistes MinaLima ont dévoilé une nouvelle affiche, déclinée en print, posters, mugs,… Vous pouvez les acquérir sur le site de l’exposition.

Affiche réalisée par Minalima pour l'exposition  Fantastic Beasts : The Wonder of Nature au Musée d'histoire naturelle de Londres
Affiche de MinaLima pour l’exposition Fantastic Beasts : The Wonder of Nature au Musée d’histoire naturelle de Londres
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