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Harry Potter HBO : ce que la série pourrait reprendre des films

Officiellement annoncée en avril 2023, la série Harry Potter de HBO approche à grand pas. S’il faudra encore s’armer de patience avant de la voir débarquer sur nos écrans moldus, en coulisse, la magie est déjà à l’œuvre dans les studios de Leavesden, à proximité de Londres, où le tournage de la première saison a débuté cet été. 

Une partie des fans tourne désormais le dos à Harry Potter pour les déclarations transphobes de son autrice mais, pour autant, Warner Bros. et HBO ne changent pas de cap. Ils espèrent renouer avec l’incroyable succès des adaptations cinématographiques de la saga (7,7 milliards de dollars au box-office en huit films) et renouveler l’une des plus grandes fan base de la pop culture mondiale.

Cependant, Daniel Radcliffe, Emma Watson et Rupert Grint sont devenus des icônes, et les films Harry Potter sont désormais indissociables romans. Alors comment prendre la relève ? Comment réinventer des décors, des objets ou encore des thèmes musicaux que les fans connaissent et chérissent depuis tant d’années ?

Parfois, il est compliqué de changer une équipe qui gagne. Entre analyses et spéculations, revenons ensemble sur ces éléments mythiques des films Harry Potter qui risquent bien de revenir sur HBO…

Préambule

Dans un premier temps, il semble important de souligner le caractère exceptionnel de l’évènement : dans l’histoire du cinéma, jamais une saga aussi populaire que Harry Potter n’avait eu droit à une réadaptation si peu de temps après la conclusion de la première. On pourrait évoquer Spider-Man, qui a eu droit à trois trilogies aux acteurs et réalisateurs différents en l’espace de vingt ans ; mais, là où ces films présentent systématiquement un nouveau récit, de nouvelles intrigues, de nouveaux antagonistes, la série de HBO racontera la même histoire que celle des films.

Format oblige, HBO a l’ambition de rester plus fidèle aux livres en consacrant une saison entière à chaque tome. De quoi réaliser moins de coupes, en principe, et satisfaire ceux qui avaient été frustrés par l’absence de certaines intrigues secondaires dans les longs métrages. Pourtant, sur le papier, rien ne semble justifier l’existence de ce projet en dehors de ce changement de plateforme : les films Harry Potter sont relativement récents, ont connu un succès critique et commercial. De même, les progrès techniques réalisés entre la fin des années 2000 et aujourd’hui sont assez minces. Ce n’est pas comme si, sortis dans les années cinquante et imprégnés d’une vision artistique et d’une mentalité d’un autre temps, les films avaient indéniablement besoin d’être modernisés.

Puisque ce n’est pas le sujet du jour, on ne se penchera néanmoins pas sur les raisons qui ont poussé la plateforme de streaming à réaliser cette série, mais plutôt sur le défi totalement inédit qui repose sur le projet. Offrir à la licence un nouveau succès planétaire. Comme s’il s’agissait d’une potion particulièrement complexe, HBO doit trouver le bon équilibre entre innovation et respect de l’œuvre originale : identifier les ingrédients qu’il faut conserver tels quels, ceux qu’il vaut mieux remplacer, insuffler une dose de nostalgie par moments sans nous donner pour autant l’impression d’assister à l’exacte même histoire. De quoi donner du fil à retordre même au professeur Rogue. Toujours avec moi ? Alors allons-y, il est temps d’entrer dans le vif du sujet !

La musique

Hedwig’s Theme, c’est cette mélodie qui se lance d’elle-même quand vous pensez à Harry Potter. Ces quelques notes jouées au célesta (un piano aux sonorités de cloches) sont devenues tellement mythiques qu’elles résonnent même chez ceux qui n’ont jamais vu les films. De toutes les compositions qui accompagnent notre monde magique préféré, c’est bien celle-ci qui a défini l’identité musicale de la saga. Au point que Hedwig’s Theme, dans sa version originale non-modifiée, accompagnait le trailer d’avril 2023 qui révélait au grand jour l’existence de la série. Mais alors, en 2027, HBO prendra-t-il le risque de composer un nouveau thème principal ?

C’est peu probable. Pourquoi ? 

Certes, il est courant d’utiliser pour une bande-annonce une musique qui n’apparaîtra pas dans le montage final, mais on parle ici d’un thème récurent qui constitue l’identité musicale de la saga depuis presque 25 ans.

Si on replonge dans les derniers projets du Wizarding World (via une pensine ou simplement YouTube, au choix), on s’aperçoit rapidement que le « thème d’Hedwige » ne nous a jamais vraiment quittés. En 2016, dans le premier trailer de Fantastic Beasts and where to find them ? Il y est. Deux ans plus tard, dans celui de The Crimes of Grindelwald ? Encore. En 2020, lors de l’annonce du jeu Hogwarts Legacy ? Toujours. Et une fois la promotion terminée, c’est au sein même de l’œuvre que les célèbres notes de piano s’invitent, dès le début du film Les Animaux Fantastiques ou lorsque les protagonistes débarquent à Poudlard, par exemple.

Au fil des années, la Warner a façonné la musique d’Hedwig’s Theme de sorte qu’elle ne représente plus seulement l’histoire d’Harry Potter, mais toute production qui s’intègre dans son univers au sens large, comme un hymne qui rassemble tous ces films sous une même bannière. Tantôt épiques, tantôt mystérieuses, ses sonorités varient selon les versions mais la mélodie reste intacte, prête à enchanter, dans les années à venir, une nouvelle génération d’apprentis sorciers…

Autres thèmes

…c’est beau, non ? Pour ce qui est des 183 autres morceaux composés pour les films, en revanche, il ne faut pas s’attendre au même traitement. Certains airs marquants (Gilderoy LockhartProfessor UmbridgeDumbledore’s Farewell, pour ne citer qu’eux) pourraient revenir de manière discrète en fond sonore ou être réadaptés, mais la majorité de la BO devrait s’articuler autour de nouvelles compositions. A l’instar du travail accompli sur Hogwarts Legacy il y a 2 ans, on pourrait alors retrouver un orchestre symphonique style néo-romantique à la John Williams, riche, théâtral et ponctué de leitmotivs (motifs thématiques attribués à des personnages, lieux, idées). En résumé, du neuf qui respecte l’identité musicale de la licence. 

Mais quel compositeur a les épaules pour un tel projet ? Du haut de ses 93 ans, Williams n’a officiellement pas pris sa retraite mais son dernier projet a déjà deux ans (Indiana Jones 5, sorti en juin 2023). Une collaboration symbolique est envisageable pour l’un ou l’autre titre, mais on le voit mal porter la BO dans son entièreté. Un retour de Patrick Doyle, Nicholas Hooper ou Alexandre Desplat, les trois autres figures ayant œuvré pour la saga, est encore moins probable : contrairement à papi, ils n’ont pas dans leur besace le thème le plus mythique d’Harry Potter. Les rumeurs actuelles enverraient plutôt Ramin Djawadi aux baguettes, étant donné son expérience dans des productions d’envergure (Game of Thrones, rien que ça) et son lien avec HBO. A surveiller durant les mois à venir.

Les décors

Prenez votre poudre de cheminette, on part maintenant pour le département des décors. Cela ne fait aucun doute, le Terrier, Gringotts ou le ministère de la Magie sont autant de lieux magiques qui nous on fait rêver devant nos livres comme nos écrans. Si Hedwig’s Theme est le morceau le plus célèbre de la saga, c’est indéniablement Poudlard qui décroche la palme du décor le plus mythique. Dans l’histoire du cinéma, rarement un endroit fictif aura autant déchaîné les passions : pour beaucoup, l’école de sorcellerie est devenue comme une seconde maison, un endroit où s’évader lorsque la réalité devient trop dure.

Entre 1999 et 2000 dans les studios de Leavesden, 86 maquettistes ont façonné des mois durant le Poudlard que l’on connait aujourd’hui, un condensé de savoir-faire de 25 mètres de diamètre qui possède des fenêtres vitrées et des portes gondées. Certains couloirs sont même dotés de lumières à fibres optiques qui tremblotent comme des flammes. Mais les temps ont bien changé, et aujourd’hui, l’artisanat cinématographique a troqué bois et pinceaux pour l’ordinateur et ses logiciels de conception 3D. Alors doit-on dire adieu à Poudlard tel qu’on le connait ?

Poudlard dans les films, dans Hogwarts Legacy et dans l’annonce de HBO

Poudlard

Au niveau de son design extérieur, de la forme de ses tours à la disposition des différentes cours, tout laisse à penser que la version de HBO sera au minimum très similaire. Il est possible que l’un ou l’autre élément soit modifié ou déplacé pour mieux coller aux descriptions de Rowling (comme cela a déjà été partiellement fait au fil des films) mais d’autres choix artistiques déjà confirmés, comme pour le Poudlard Express, laissent supposer que la prise de risque sera légère.

Tandis que Les Animaux Fantastiques s’alignait en tout point sur le modèle du dernier film, Hogwarts Legacy  proposait une version légèrement revue pour améliorer l’exploration manette en main, en agrandissant les serres ou en déplaçant un pont, par exemple. Vu l’énorme succès du jeu, HBO pourrait être tenté de suivre cette nouvelle version. Conserver l’apparence du château assure également la rentabilité et l’impact émotionnel des parcs d’attractions et des Studio Tours inspirés des films.

Concernant le moyen de donner vie à l’ensemble, il est probable que les CGI soient préférés à la maquette. Et s’il y en a une, elle ne servirait qu’à être scannée pour constituer la base de la version numérique. En plus de respecter la tendance des dernières années, un tel choix permettrait une mise en scène plus libre et autoriserait des plans plus dynamiques comme ce fut le cas dans Harry Potter et les reliques de la mort – Partie 2, où les équipes de Framestore avaient déjà conçu une version virtuelle.  

Le château de Poudlard dans le parc Universal Orlando en Floride
Le château de Poudlard dans le parc Universal Orlando en Floride

A l’intérieur des murs, le champ des possibles est vaste. La Grande Salle est trop iconique que pour être profondément modifiée et la version que l’on connait suit déjà assez précisément les descriptions qu’en fait Rowling dans ses livres. En revanche, les escaliers, salles de classes, couloirs et salles communes se prêtent plus volontiers à une refonte. Et quitte à proposer plus de contenu, la série nous emmènera probablement (enfin) au cœur des maisons Poufsouffle et Serdaigle, qui étaient absentes des longs métrages. 

Autres décors

Concernant le reste des décors, voici ce que l’on sait. Fin mai, une équipe de HBO a été vue en Bretagne autour du phare du Tévennec. Le lieu aurait, au yeux de nombreux Potterheads, été choisi pour être la nouvelle maison sur le rocher dans laquelle les Dursley se réfugient pour échapper aux lettres de Poudlard dans le premier tome. Pour plus d’infos, on vous renvoie à notre article sur le sujet. Les acteurs de Harry et de Hagrid ont été aperçus dans les rues de Londres, entourés d’une équipe de tournage, ce qui assure au moins que ces plans ne seront pas joués sur fond vert. Ce que beaucoup estiment être Privet Drive a d’ors et déjà été construite à l’extérieur des studios et les maisons sont légèrement plus imposantes que par le passé, avec une façade avant en colombage.

Sur les photographies prises au drone par UnboxPHD, d’autres sets en construction sont visibles. Un édifice relativement long et haut devrait prochainement abriter le quai 9 ¾. Pour les films, certains plans ont été filmés entre les réelles voies 4 et 5 de King’s Cross (les voies 9 et 10 étaient dans une annexe latérale, moins esthétique et impressionnante), mais une réplique de la gare avait également été construite pour l’épilogue du dernier film. L’extérieur du bâtiment avait, lui, été emprunté à la gare de St Pancras, plus imposante. Quoi qu’il en soit, les équipes sont ici tenues de reproduire fidèlement l’intérieur du vrai King’s Cross : Harry Potter a beau présenter un monde fantastique, celui-ci s’intègre dans notre réalité des années 1990.

Accessoires, costumes et créatures magiques

Que serait l’univers d’Harry Potter sans ses objets et artefacts magiques en tout genre ? On dispose assurément de moins d’éléments concernant l’univers visuel des accessoires, mais risquons nous tout de même à quelques hypothèses.

La carte du maraudeur et autres objets dans une vitrine lors de l'inauguration de l'exposition Harry Potter à Paris

La première concerne les baguettes : pour les plus connues, la longueur ainsi que le bois dans lequel elles sont taillées sont précisés dans les livres, mais il y a peu de descriptions en matière de forme Les modèles des films collent relativement bien à ces informations, et ont ajouté des éléments décoratifs liés à la personnalité des sorciers. On pourrait dès lors penser qu’ils seront repris par HBO. Mais ce serait oublier qu’au-delà de son envie de nous faire rêver, la plateforme de streaming veut avant tout engranger un maximum d’argent (aille, je pensais que vous saviez…).

Le merchandising est une source de revenus incontournable pour toute franchise majeure, et il est évident que les baguettes figurent pari les meilleures ventes de produits dérivés autour de la licence. Alors pourquoi se priver d’en créer de nouvelles ? Appliquez la même logique marketing aux autres objets de la saga, et vous obtiendrez l’esquisse d’une réponse. De la carte du Maraudeur au diadème de Serdaigle, en passant par l’œuf d’or, beaucoup d’objets reviendront sous une nouvelle apparence, ce qui permettra de renouveler l’offre commerciale.

Costumes

On n’y pense pas toujours au premier abord, mais les habits aussi participent à plonger le spectateur dans un univers fictif. Pour les films Harry Potter, Judianna Makovsky (1), Lindy Hemming (2) et Jany Temime (3, à 7-2) se sont succédées dans le rôle de chef costumière. Si les deux premières ont opté pour un style proche de l’imagerie culturelle des contes de fées (robes pour tous les sorciers, chapeaux pointus), Temime préfèrera une approche à la fois plus moderne (adieu les chapeaux) et naturelle (vêtements « normaux » en dehors des cours). Sous sa direction, les costumes reflètent la personnalité des héros, facilitent l’identification visuelle du spectateur et respectent même un code couleur : le bleu pour Harry, le rose pour Hermione et le marron/orange pour Ron.

Si la première image officielle de Dominic McLaughlin en Harry le présente en robe de Poudlard, c’est surtout pour l’aspect symbolique. Dans les faits, il y a fort à parier que la philosophie de Jany Temime sera toujours d’application : des vêtements d’inspiration moldue, bien qu’ancrés dans la mode des années 90, et qui reflètent la personnalité de chaque personnage. On remarque d’ailleurs que l’uniforme de Poudlard reste proche des uniformes d’écoliers britanniques moldus, avec une chemise et un pull, au-delà des simples robes décrites dans les livres. Pour le code couleur des personnages, Hermione pourra peut-être profiter d’autre chose que le rose, pour s’éloigner des clichés.

Créatures magiques

Dessins conceptuels de gobelins au Warner Bros Studio Tour London - The Making of Harry Potter - Inauguration Gringotts

Évidemment qu’on allait en parler, pauvres fous (ah, mauvaise référence) ! Si Les Animaux Fantastiques n’a pas réussi à créer une trilogie captivante autour du sujet, ce dernier n’en est pas moins passionnant. Il l’est encore plus pour la Warner qui, tel un Niffleur aguerri, sent déjà l’or et l’argent que pourraient générer de nouvelles peluches d’Hedwige ou de Dobby.

Comme pour les objets, on pourrait alors voir nos créatures préférées sous de nouvelles formes, d’autant plus qu’à l’écran, certaines d’entre elles accusent le poids des années. Aragog, le basilique et Fumseck par exemple, dont les modèles animatroniques ont parfois mal vieilli, reviendront certainement en images de synthèse. Tout comme la quasi-totalité des « animaux fantastiques » d’ailleurs, bien que le retour aux animatroniques soit à la mode depuis quelques années dans les grandes productions. Ayons tout de même une pensée pour l’équipe du département des créatures qui, est allée jusqu’à placer un lance-flamme dans la gueule d’un Magyar à pointes grandeur nature.

Et vous alors, quel est votre avis sur la question ? D’autres idées sur ce qui pourrait revenir dans la série ? Exprimez-vous en commentaires sur nos réseaux sociaux !

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