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Coupe du monde de Quadball : direction Richmond !

La 5ème édition de la Coupe du monde de Quadball, organisée par l’Association Internationale de Quadball (IQA), se déroulera à Richmond les 15 et 16 juillet prochains. Cette compétition rassemblera 15 équipes nationales, dont pour la première fois une équipe représentant le continent africain. L’objectif de chaque équipe sera de succéder aux États-Unis, couronnés champions à Florence en 2018, devant la Belgique et la Turquie. La compétition a vu le jour en 2012 sous un autre nom (Quidditch Summer Games) à Londres et avait vu les États-Unis s’imposer devant la France.

Nous avons eu l’opportunité d’assister à un des rassemblement de l’équipe de France, qui se rendra en Virginie dans les prochains jours pour participer à cette compétition. Avant le départ, plusieurs joueurs ont partagé leurs sentiments et leurs impressions en vue du tournoi.

Une médaille un objectif réaliste ?


Selon le classement international, basé sur les précédentes compétitions, la France se classe 4e au rang mondial, ce qui suscite de l’espoir. Les joueurs et joueuses interrogés se montrent confiants et visent au minimum une place sur le podium, avec les yeux rivés sur le titre. Malgré sa phase de reconstruction, l’effectif français demeure compétitif, d’autant plus que sa poule semble être la plus abordable de la compétition. La France affrontera lors de la première phase du tournoi l’Angleterre, l’Autriche, le Mexique et l’Inde. La possibilité de terminer en tête du groupe est réelle, ce qui permettrait d’affronter les équipes les plus fortes le plus tard possible dans la compétition. De plus, le format de la compétition offre la possibilité de viser la médaille de bronze sans nécessairement atteindre les demi-finales, ce qui accroît les chances de réussite.

« L’objectif, c’est au moins d’aller en finale. Après, la gagner, ça serait vraiment parfait. Au vu du niveau de l’équipe, j’estime qu’on a les moyens d’aller en finale. »

Amèle joueuse de Paris Frogs

« J’ai confiance en notre six de départ, garçons et filles. C’est sérieux, ils se connaissent bien et c’est solide. Selon moi, c’est un six qui peut battre n’importe quelle équipe dans le monde. L’objectif est clairement d’être champion du monde. Le fait de partir aux États-Unis, d’avoir mis de l’argent de côté plus que d’habitude et de se couper un peu du monde en avance fait qu’on se doit d’avoir un objectif important. Nous avons un entraînement sur place, ce qui, je pense, est le scénario idéal pour être dans le bon état d’esprit. Remporter une médaille est un véritable objectif et je serais déçu de ne pas l’atteindre. »

Albert joueurs de Paris Titans

« Comme toute personne ou toute équipe qui participe, l’objectif c’est de gagner la Coupe du Monde. Après, de manière un peu plus réaliste, ce serait de terminer dans le top 3. À titre personnel, c’est assez drôle, car depuis petit, j’ai toujours voulu faire partie d’une l’équipe de France. Bon, ça a été pour le Quadball, c’est quand même cool. J’aimerais bien être champion du monde, évidemment, sachant qu’avec l’équipe des Titans, nous avons terminé 3e du championnat d’Europe l’année dernière et cette année 9e. Ce serait bien de montrer à nouveau que la France a toujours des talents et que le quidditch est toujours au plus haut niveau. »

Kélian joueur de Paris Titans et entraineur/joueur de l’équipe de France

De nombreuses équipes redoutables

Deux joueurs de quidditch moldu (quadball) :les poursuiveurs tentent de s'emparer du souafle

Bien que l’objectif clair des Bleus soit de performer à Richmond, il est essentiel qu’ils restent attentifs car de nombreuses équipes peuvent prétendre au titre ultime. Les États-Unis, multiples champions du monde, et l’Australie, seul pays à avoir détrôné les États-Unis jusqu’à présent, seront évidemment présents, mais des équipes européennes telles que l’Allemagne ou la Belgique peuvent également prétendre au titre. Les résultats récents de l’EQC D1 ont démontré que l’Allemagne avait franchi une étape importante dans son développement, tandis que la Belgique, Vice-championne du monde en titre et dont l’équipe d’Anvers est championne d’Europe des clubs, a également montré qu’elle sera une force à prendre en compte lors de cette Coupe du Monde. Il ne faut pas non plus sous-estimer les autres équipes, car les grands tournois internationaux ont toujours réservé des surprises. Le Mexique s’est souvent montré redoutable par le passé malgré un effectif limité, par exemple.

Trois équipes inconnues se joignent à la fête, rendant leur style de jeu et leur niveau inconnus. L’équipe d’Inde est principalement composée d’expatriés vivant en Angleterre, ce qui pourrait avoir une influence, en particulier pour la France qui est dans la même poule. Nous n’avons aucune information sur le Japon et la Team des nations d’Afrique, mais il serait imprudent de les sous-estimer, car des surprises peuvent toujours survenir.

« Dans les poules, l’Angleterre sera une équipe difficile à manœuvrer. Pour ce qui est des autres équipes, je ne les connais pas trop. J’y vais à fond sans sous-estimer aucune équipe, même si elles sont nouvelles. Ça ne veut pas dire qu’elles sont forcément nulles. »

Amèle

« On est dans le chapeau 2 et notre chapeau 1, c’est l’Angleterre, une équipe que nous avons régulièrement battue ces 10 dernières années. C’est une bonne équipe, mais au moins nous connaissons leur style de jeu, ce qui nous permet de bien préparer le match. Les autres matchs de la poule devraient plutôt nous être favorables, ce qui pourrait nous donner un tableau de matchs à élimination directe avantageux. Nous risquons d’affronter les meilleures équipes comme les États-Unis, l’Australie ou encore la Belgique assez tard dans la compétition, et c’est tant mieux. L’Allemagne aussi pourrait poser problème, même si historiquement nous n’avons jamais vraiment eu de difficultés face à eux. »

Albert

« Au-delà du top 3 parce que le classement qui a été fait ne prend pas toutes les variables puis qu’ils sont remontés à très très loin pour faire un classement et on sait que le quidditch à beaucoup évoluer. Une équipe qui fait très peur ça reste la Belgique qui jusqu’ à présent n’a jamais gagné contre nous (NdR : la Belgique a bien battu la France lors de la Coupe du Monde à Florence en 2018 par deux fois), mais ils ont fini finalistes de la dernière coupe du monde. Anvers a également gagné l’EQC D1 donc c’est du très très solide. Il y a aussi l’Angleterre, l’Allemagne qui est en train de monter en puissance. Dans leur championnat y a beaucoup d’équipes et c’est très homogène. Il y a aussi l’Australie contre qui on a perdu lors de la coupe d’Europe des nations (équipe invitée). Les USA sont les favoris, mais on a jamais joué contre eux donc ça sera l’élément surprise. »

Kéllian

Une cohésion de groupe à maintenir

Le week-end s’annonce intense et l’équipe de France devra affronter divers défis tout au long de son parcours. Les conditions météorologiques chaudes de cette région des États-Unis ainsi que le décalage horaire (6 heures de moins) seront certainement des facteurs à prendre en compte. Cependant, maintenir la cohésion de groupe demeure la principale difficulté lors d’une compétition de plusieurs jours. Il est crucial de trouver un équilibre pour satisfaire les attentes de chacun, sachant que certains joueurs auront peu ou pas du tout de temps de jeu pendant la compétition.

Une gestion efficace de la rotation de l’effectif sera également cruciale, car bien que les deux premières lignes semblent solides, elles pourraient rapidement rencontrer des difficultés lors des matchs disputés en phase finale, notamment contre la Belgique ou les États-Unis. Dans ce sport où la durée des matchs est considérablement plus courte que celle du football ou du rugby, le droit à l’erreur est minime, ce qui exige une vigilance constante.

« Il va falloir rester concentré, on n’a pas l’habitude des chaleurs aussi élevées. Ensuite, ça va vraiment de rester connecter les uns aux autres et avoir une communication positive, c’est ce qui nous permettra d’aller loin »

Amèle

« Je n’ai pas trop d’inquiétude, mais ce qui pourrait m’inquiéter c’est plus au niveau coaching, stratégie, politique. Comment tu gères le fait que 25 personnes ont dépensé beaucoup d’argent pour se déplacer. Comment tu fais pour équilibrer les temps de jeu alors que ce n’est pas en équilibrant les temps de jeu que tu vas gagner un tournoi compétitif en tout cas. Il y a cette partie-là qui m’inquiète un peu. Je pense qu’on a manqué parfois d’autorité dans la prépa pour bien faire comprendre à chacun sa place et j’ai une crainte là dessus. Mais je pense que j’ai un rôle à jouer la dedans de faire le conseiller technique compétitif. Si tout était prévu d’avance, ça n’aurait pas la même saveur non plus. »

Albert

« Si on démarre un match et qu’on est sous l’eau pendant 5 minutes, remonter 4 buts, c’est très compliqué. Tout le monde est prêt mentalement, physiquement il y aura de la variabilité y aura des éléments surprise. J’ai confiance en mon équipe, on les entraîne dur, ils sont dévoués, se sont entraînés sans relâche sur les week-ends ; 9h-17h le samedi et 9h-13h le dimanche. On fera de notre mieux pour représenter la France. »

Kéllian

Le style de jeu à la française toujours efficace ?

Si la France a été sacrée championne d’Europe en 2019, de nombreuses règles ont changés depuis. Il est maintenant possible de tacler à deux mains ce qui limite l’importance de l’impact physique. Ces changements de règles ont potentiellement amoindri l’efficacité du style de jeu parisien (et français), comme l’a démontré le dernier EQC D1. Les équipes des Titans et des Frogs ont sous-performé, ne dépassant pas les huitièmes de finale.

Albert exprime une nuance et estime que les problèmes rencontrés par les équipes françaises en Allemagne sont différents. Il se base sur l’exemple d’Anvers, vainqueurs de l’EQC, pour étayer ses propos.

« C’est très important de montrer que même si le jeu évolue, on est une équipe qui évolue avec les règles, et même qu’on soit des meneurs dans un nouveau dynamisme, qu’on arrive à insuffler une tendance dans le sport, car ce sont souvent les gagnants qui écrivent l’histoire. »

Kéllian

« Pour moi, Anvers joue exactement à la Parisienne et ils ont ultra dominé, ils sont la preuve vivante que le style de jeu marche bien. Je dirais même que c’est parce que nous (les clubs français) on a quitté un peu nos standards que nous avons été déjoués. Les équipes ont bougé, on a été obligés de s’adapter. Avec les Titans, on est parti avec 13 joueurs, les frogs 9/10 joueurs, on ne peut plus appliquer le même style de jeu. Anvers quant à eux viennent à 21 avec des ambitions à la hauteur de leurs moyens. Ces hyper bons signes qu’ils aient faits ça contre des Anglais qui plus est. »

Albert

D’autres observateurs ne partagent pas cette analyse, notamment sur la similarité du jeu anversois et parisien.

Les poules et le calendrier

Les 15 équipes ont été réparties en trois groupes. Les trois premières équipes de chaque groupe seront qualifiées pour les quart de finale. Deux des équipes classées troisièmes devront cependant passer par un match de barrage pour se disputer la dernière place qualificative.

Vous trouverez ci-dessous les horaires des matches de la première journée. Le tournoi sera diffusé en direct sur la chaîne Youtube de l’IQA.

Les grands absents

De nombreuses équipes ne feront pas le déplacement cette année. La pandémie de COVID est passée par là, mais la tenue du tournois sur le sol américain complique aussi le déplacement pour de nombreuses nations. Ainsi, la Turquie, troisième lors de la dernière Coupe du Monde, ne sera pas au rendez-vous. D’autres nations européennes historiquement très présentes manqueront à l’appel : Italie, Espagne, Catalogne, Pays-Bas… Ce sera donc un tournoi de moindre ampleur, qui ne pourra pas rendre compte de l’état réel du quadball dans le monde.

Des cagnottes mises en place pour soutenir les équipes

Le Quadball étant un sport jeune et amateur, il ne bénéficie pas de subventions, même pour les équipes nationales. Le but des cagnottes est donc d’alléger la charge financière des joueurs et du staff des équipes participantes qui financent entièrement leur déplacement aux États-Unis. Des contreparties sont généralement prévues pour certains paliers comme par exemple un maillot officiel.

Si vous souhaitez soutenir l’équipe de France, la fédération française du quidditch français a mis en place une cagnotte pour aider les membres.
Il en va de même pour l’équipe canadienne, ICI, ou des équipes moins privilégiées telles que celles des nations africaines, du Mexique ou de l’Inde. La Belgique n’a pas mis en place de campagne de financement.

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