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L’illustratrice italienne de Harry Potter répond à J. K. Rowling

Tout est parti du tweet anodin d’un lecteur malheureux qui avait renversé de l’huile de noix de coco sur son exemplaire italien de Harry Potter à l’école des sorciers. J. K. Rowling, en réponse à ce tweet, soulevait un certain nombre de questions sur la couverture en question :

Les fans s’interrogent depuis longtemps sur cette couverture italienne, mais le questionnement de l’autrice elle-même a généré suffisamment d’attention pour que l’illustratrice sorte de son silence.

Réponse de Serena Riglietti, illustratrice italienne à l’origine de ces couvertures

Contactée par nos confrères italiens de Portus, Serena Riglietti, à qui ont été confiées les couvertures de la première édition italienne, a répondu aux interrogations de J. K. Rowling.

Pourquoi Harry joue-t-il aux échecs avec une souris, et pourquoi porte-t-il un tel chapeau ?

Couverture de Harry Potter à l’école des sorciers, première édition italienne.

« En réalité, Harry ne joue pas aux échecs avec une souris, Harry joue aux échecs à côté d’une souris. Et le joueur qui se trouve de l’autre côté de l’échiquier n’est autre que le lecteur. Par ailleurs, les échecs sont une métaphore visant à rappeler que l’intelligence permet de contrôler son destin, ce qui était tout le mal que je souhaitais à l’autrice du livre.

J’ai par ailleurs dessiné cette couverture sans même avoir lu le livre, en sachant uniquement que Harry Potter était élève dans une école de magie et qu’il aurait à affronter toutes sortes d’épreuves, dont l’une qui pourrait lui être fatale. Je savais aussi que les élèves de l’école de magie pouvaient être accompagnés d’une souris ou d’un hibou. C’était tout.

Voilà donc pourquoi on retrouve une souris et un échiquier.

Maintenant, en ce qui concerne le chapeau de souris, je regrette de devoir vous décevoir… J’ai bien conscience des attentes car, en plus de J. K. Rowling, on m’a écrit du Brésil, d’ Angleterre, etc., pour connaître le secret de ce chapeau. Malheureusement la réponse est dramatiquement simple : il s’agit de l’une de mes manies d’illustratrice. J’adore affubler mes personnages de couvre-chefs étranges dès que l’occasion s’en présente. Je me désole de ne pas pouvoir moi-même posséder de chapeaux aussi fantaisistes. De nos jours, il est si difficile d’être original !
Mais après tout, si on parle encore de ce chapeau après plus de vingt ans, c’est sans doute que j’ai réussi à le rendre unique !
« 

D’autres originalités liées aux exigences d’une publication rapide

Au cours de l’interview menée par nos confrères de Portus, Serena Riglietti revient sur de nombreux détails de son processus créatifs ou encore sur les illustrations qui lui tiennent le plus à cœur.

Une particularité, cependant, a retenu notre attention: sur ses premières illustrations, Harry était roux et ne portait pas de lunettes. Pour la première impression, ses cheveux sont bien devenus noirs, et une cicatrice en forme d’éclair a été ajoutée, mais le héros ne porte toujours pas ses lunettes emblématiques.

Cette originalité s’explique par les conditions dans lesquelles Serena Riglietti a du réaliser ses illustrations : la traduction italienne du livre n’était pas prête, et elle a du se contenter des grandes lignes de l’histoire pour développer ses illustrations, afin de les offrir dans les délais imposés par l’éditeur italien, Luigi Spagnol. Voici ce qu’il dit rétrospectivement de cette collaboration:

 » Lorsque je pense à Serena Riglietti, le premier de ses dessins qui me vient à l’esprit représente un géant qui […] porte un enfant sur son dos. C’est le premier dessin qu’elle m’avait envoyé pour illustrer la saga Harry Potter et, d’un point de vue philologique, elle avait eu faux sur toute la ligne ! […]
Nous disposions d’un laps de temps ridiculement court pour travailler, comme trop souvent dans les maisons d’édition, et avions donné à Serena des indications trop sommaires et floues : le géant (ainsi que les fans de J. K. Rowling l’auront compris) devait être Hagrid, mais il était beaucoup plus grand que ce qu’en disait le livre. L’enfant, à l’évidence, était Harry Potter, mais ne présentait dans sa première apparition italienne ni ses lunettes si caractéristiques, ni la célèbre cicatrice en forme d’éclair. […] Par ailleurs, la seule fois où Hagrid porte Harry, celui-ci n’est âgé que d’un an, et il ne le transporte pas assis sur un gigantesque sac-à-dos, mais par l’intermédiaire d’une moto volante. Pourtant, à bien des égards, ce dessin erroné était parfait. « 

L’illustratrice a retrouvé le dessin en question. Diffusé aux seuls libraires italiens dans un fascicule de présentation du livre, aurait-il fait une bonne couverture du premier tome selon vous ?

Si les couvertures internationales vous intriguent, et que vous mourez de curiosité d’aller y découvrir d’autres détails improbables, vous les retrouverez toutes recensées dans notre article dédié. Notre dernier coup de cœur en date, les nouvelles couvertures thaïlandaises, devraient également vous intéresser.

Un grand merci à nos amis de Portus pour la transcription en anglais de leur interview exclusive !

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