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« À la recherche de Harry » : de nouvelles créatures fantastiques et de nouveaux costumes

Huit mois avant l’arrivée de la future série, et à peine une semaine après la diffusion du premier trailer, HBO Max et Warner Bros. ont mis en ligne un making of intitulé À la recherche de Harry : l’art derrière la magie. Ce reportage d’une trentaine de minutes, narré par Nick Frost (qui interprète Hagrid), revient sur plusieurs aspects de la création de la série : le casting du trio, les créatures magiques, les décors ou encore le travail des costumes.

Avec les interventions de plusieurs acteurs et membres de l’équipe technique, ce documentaire produit par 14 Florence Road Films nous plonge un peu plus dans la fabrication du monde magique. De nombreux détails et informations s’y cachent, que nous vous proposons de décrypter en replongeant dans les coulisses de Poudlard à travers trois articles :

De nouvelles créatures magiques

Les créatures magiques font autant partie du succès de Harry Potter que ses décors et ses personnages. Le monde magique est caractérisé par les nombreuses créatures qui le peuplent, et la future série a décidé d’aller plus loin en représentant une plus grande partie de la faune du monde magique. Par exemple, nous allons, pour la première fois, avoir l’occasion d’apercevoir des crabes de feu ou des fangieux dans une adaptation télévisuelle. Ce ne sera toutefois pas leur première apparition pour les fans : ces créatures figuraient déjà dans les jeux vidéo, dès les premiers opus pour le crabe de feu, et dans le quatrième jeu ou encore dans Hogwarts Legacy pour le fangieux.

D’autres créatures aperçues dans le making-of témoignent de cette volonté de donner vie à un plus grand nombre d’espèces issues des romans. La présence des veracrasses en est un bon exemple. Comme dans les livres, les élèves seront amenés à les manipuler lors des cours de soins aux créatures magiques ou de potions, et les équipes de la série ont visiblement tout mis en œuvre pour conserver leur apparence particulièrement gluante.

Les équipes expliquent avoir étudié le comportement de différents animaux afin de rendre leurs créations plus crédibles. Le fangieux, par exemple, a été conçu en s’inspirant des mouvements du crapaud (et des dessins conceptuels de Hogwarts Legacy). Certains éléments ont également été pensés afin de faciliter les interactions entre ces créatures et les jeunes acteurs du tournage, notamment des pustules amovibles. Ce détail suggère la présence potentielle de scènes inspirées du jeu vidéo Secret à Poudlard, dans lequel des élèves de septième années suivent un cours de soins aux créatures magiques sur les Fangieux avec le professeur Brûlopot pendant l’année scolaire 1990-1991.

Moins d’animaux sur les tournages

Cette représentation plus riche de la faune magique est rendue possible par les progrès réalisés dans le domaine des animatroniques depuis la sortie des films. Mais l’évolution des effets spéciaux va également permettre de combiner méthodes plus traditionnelles et images de synthèse pour donner vie à des animaux réels !

Le documentaire confirme ainsi qu’aucun animal vivant ne sera utilisé pour représenter les chouettes de la série. Contrairement aux films, où plusieurs hiboux avaient été employés pour incarner Hedwige, la production a donc fait le choix de recourir entièrement à des animatroniques.

Pour reproduire leur apparence avec le plus grand réalisme possible, les équipes ont notamment étudié avec précision les mouvements des chouettes, en particulier ceux de leur cou. Les plumes ont ensuite été posées une à une sur les différents modèles conçus pour le tournage. Un travail minutieux qui illustre le soin apporté à la création de ces créatures et du monde magique.

Le documentaire révèle également que Croutard, le rat de compagnie de Ron Weasley, sera lui aussi représenté par des animatroniques. Deux modèles distincts ont été conçus pour le tournage, dont l’un est capable de mordre. Un détail qui semble confirmer la présence d’une scène spécifique du premier tome, à bord du Poudlard Express, dans laquelle le rat mort le doigt de Goyle.

Ce choix de se passer d’animaux vivants s’inscrit dans une évolution plus large du monde Harry Potter. Depuis plusieurs années, la Protego Foundation milite pour mettre fin à l’utilisation d’animaux dans les productions et expériences officielles de la franchise. Le travail de la fondation contre l’utilisation d’animaux par les contenus officiels semble avoir porté ses fruits au-delà des parcs d’attractions Universal.

Une chouette promenée parmi les visiteurs du Wizarding World of Harry Potter à Universal Osaka

Le travail des costumes

Au-delà des créatures magiques, le making-of s’attarde également sur un autre pilier essentiel de la construction visuelle de la série : les costumes. Comme pour la faune du monde magique, chaque choix vestimentaire participe à la cohérence globale de l’univers.

Un retour dans les années 90

L’équipe menée par la costumière Holly Waddington et Charlotte Couch a entrepris une véritable étude des vêtements portés au début des années 1990 afin de recréer un univers crédible et ancré dans son époque. Pour les personnages moldus, l’esthétique choisie repose sur des tons volontairement froids, des couleurs pastel et des matières synthétiques typiques des années 90.

Cet aspect se retrouve notamment dans les costumes de la famille Dursley et dans ceux de Harry. Ses vêtements apparaissent trop grands, usés et délavés, traduisant à la fois son isolement et la négligence dont il est victime. Le développement des personnages passe ainsi aussi par leurs costumes, comme cela avait déjà été le cas dans les films avec le travail de Jany Temime. Pour Harry, plusieurs pièces ont été recréées ou inspirées de vêtements des années 90. L’équipe indique avoir exploré vide-greniers, brocantes et friperies afin de retrouver des pièces authentiques, ou des équivalents crédibles.

Des costumes plus proche de la nature pour les sorciers

À l’inverse, le monde des sorciers adopte un langage vestimentaire plus organique. Les costumes intègrent des motifs inspirés de la nature, des effets de marbrure et des impressions végétales, renforçant l’idée d’un univers vivant et en mouvement. Cette approche vise à distinguer visuellement les sorciers des Moldus, non seulement par les formes, mais aussi par la matière même des vêtements.

Certains personnages incarnent particulièrement cette esthétique. Dumbledore, notamment, porte des costumes aux textures brutes et aux motifs végétaux, donnant une impression de lien direct avec la nature et la magie. Ses tenues, à la fois franches dans leurs couleurs et irrégulières dans leurs formes, renforcent son image de figure ancrée dans un monde sorcier à la frontière du réel et de l’imaginaire.

Cette distinction entre moldus et sorciers est notamment avancée par J.K. Rowling elle-même dans un article publié sur Pottermore en 2015. L’autrice attribue notamment certaines couleurs, comme le violet et le vert, au monde des sorciers, tandis que le pêche et le rose saumon sont plus associés au monde non-magique. Rien ne dis que les équipes de la série se sont appuyées sur cet article, mais peut-être que certaines notions seront reprises dans les choix esthétiques de la série qui sait.

En-tout-cas, comme pour les décors, une séparation nette semble se dessiner entre les deux mondes, avec une approche plus organique et naturelle du côté des sorciers, et plus sobre et quotidienne du côté moldu.

Conclusion

Ce making-of offre un aperçu riche et varié des coulisses de la future série Harry Potter, en mettant en lumière des aspects essentiels de sa construction visuelle, notamment les créatures magiques et les costumes. À travers ces éléments, la production cherche à donner vie à un monde à la fois fidèle aux romans, tout en essayant d’avoir une esthétique propre au projet.

Entre la volonté d’introduire de nouvelles créatures comme les crabes de feu ou les fangieux, et le soin apporté à leur conception grâce aux animatroniques, la série semble vouloir repousser les limites des adaptations précédentes tout en conservant l’esprit de l’univers original. Le travail sur les costumes s’inscrit dans la même logique, avec une attention particulière portée au réalisme des années 90, aux contrastes entre Moldus et sorciers, et à la dimension symbolique des couleurs et des matières.

Si ces premières images et informations témoignent d’une véritable ambition, elles laissent encore de nombreuses interrogations sur le rendu final à l’écran. Reste à voir comment ces choix esthétiques et techniques se traduiront dans la série, et s’ils parviendront à construire une identité visuelle cohérente et marquante sur la durée.

Dans le prochain article, nous aborderons d’autres aspects du making-of, avec les nombreux détails cachés de ce reportage.

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