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Je suis un âne ; ces animagi qui ne s’assument pas

23 mars 2013

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N’est pas Harry Potter qui veut ! Le patronus n’est pas toujours à la hauteur de nos attentes...

C’est un véritable phénomène de mode : chaque année, les sorcières et les sorciers sont de plus en plus nombreux à s’inscrire à des cours pour devenir des animagi ou pour apprendre à lancer un patronus. Mais derrière cette magie se cachent parfois certaines désillusions : l’image rendue par ces sortilèges n’est en effet pas toujours des flatteuses. Quelques sorciers peu chanceux dans ce domaine ont accepté d’apporter leur témoignage.

Il vient tout juste de recevoir son diplôme de Poudlard, pourtant, il est loin d’être fier ou joyeux. Donald Key est victime des quolibets de ses proches et anciens camarades de classe depuis le jour où, en classe, il a réussi pour la première fois à faire apparaître la forme de son patronus.

"Certains de mes camarades avaient des formes épatantes : un lion, un taureau, un crocodile...quand ça a été mon tour de lancer un patronus, j’avais hâte de voir quel animal me représentait. J’imaginais un phénix majestueux ou un lynx indomptable. Mais tout le monde a éclaté de rire quand un âne argenté est sorti de ma baguette. Le professeur venait tout juste de dire que la forme du patronus reflétait notre personnalité ; j’étais incroyablement vexé à l’idée que ma personnalité se résume à ça. Depuis, on ne me prend jamais au sérieux. Mes amis m’appellent Don Key à tout bout de champ et me tendent une carotte quand ils me trouvent trop lent. Ma mère me dit que c’est sûrement parce que je suis une véritable tête de mule, mais, entre vous et moi, est ce vraiment la première chose à laquelle on pense quand on voit un âne ?"

Don Key n’ose lancer ce sortilège et son rêve est de rencontrer des sorciers qui savent reconnaître les qualités inhérentes à l’âne. Il refuse même de devenir un animagus :

"Pour découvrir qu’en plus d’être un âne, je suis un blaireau ? Il en est hors de question ! J’ai déjà suffisamment de problèmes avec mon patronus, ça va, merci ! Ça me déprime tellement que j’en suis réduit à espérer d’avoir un gros choc psychologique un jour...si ça continue comme ça, je vais aller à la recherche d’un loup garou à la prochaine pleine lune."

Le même genre de déconvenue est arrivé à Hortia Rible. Après de longs efforts pour rejoindre la liste des animagi déclarés, Hortia s’est finalement transformée en cafard.

"C’était horrible ! J’étais minuscule, insignifiante et si laide ! Moi qui espérais être un dauphin et discuter avec mes congénères ! Au lieu de cela, j’étais un misérable insecte dont tout le monde veut se débarrasser ! En plus, les cafards n’ont absolument aucune conversation ! J’ai écrit au ministère de la magie pour qu’on m’enlève de cette maudite liste, mais il n’y a rien à faire : c’est une information qui appartient à la communauté magique, il est impossible de la supprimer. Vous croyez que je vais utiliser mon pouvoir alors que je risque à tout moment de me faire marcher dessus ? Moi qui voulais juste me faire de nouveaux amis..."

L’expérience difficile de ces transformations "peu flatteuses", Helen Ant la vit également depuis que son mari, Franck, est devenu un animagus :

"Mon mari est un peu enrobé et il lui arrive souvent de ronfler très fort quand il dort. Jusque là, je ne m’en étais jamais plainte, il me suffisait de deux sortilèges pour agrandir le lit et retrouver enfin le silence. Mais monsieur a voulu devenir ’le plus grand animagus du monde’. Ça n’a pas loupé : il se transforme en éléphant maintenant ! Si encore il se transformait à l’extérieur, ça ne me gênerait pas mais, le problème, c’est qu’il n’arrive pas à contrôler ses métamorphoses quand il dort. Comment je fais, moi, quand le lit se casse en deux et me propulse jusqu’au plafond ? Ou que mon mari pousse des barrissements jusqu’à point d’heure ? Le pire, c’est que, tous les jours, nous devons nettoyer les énormes dégâts qu’il cause à la maison...ce n’est pas une vie, ça, non, ce n’est pas une vie."

Il est donc important de bien faire un travail sur soi avant d’apprendre à devenir un animagus ou à lancer un patronus. Si on veut maîtriser cette magie mais qu’on se voile la face au sujet de sa personnalité profonde, il y a de fortes chances pour que la déception soit au rendez-vous. Comme le rappelle le professeur Mnemosyus Mimesis, dans son célèbre ouvrage, Non, je ne suis pas un fromage, il ne faut pas rechercher dans cette magie "une image flatteuse, mais un outil ou un moyen de se défendre". Tant pis si votre patronus ressemble à une mouche ou à un crapaud, l’important, c’est qu’il soit efficace contre un détraqueur. De toute façon, ce n’est jamais définitif.


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