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5 Noises

J.K. Rowling reçoit le Prix James Joyce : la Retranscription

2 avril 2008

Le 13 février, dans notre première impression sur la remise du prix Joyce à J.K. Rowling, nous vous promettions une retranscription de la soirée dans la semaine. Bon, la ponctualité n’a jamais été notre fort à la Gazette. Mais on s’est dit qu’avec 5 semaines de retard, ça commençait à bien faire. En réalité tout était prêt depuis fort longtemps, mais on attendait une double vérification. Merci pour votre patience !

On January 13th we were writing our first impressions on the Joyce award ceremony and we promised a transcription by the end of the week. You might not be a regular reader of La Gazette, and so unaware of the fact that we are not good at deadlines. Still, we decided that a delay of 5 weeks was overexagerated. Actually, everything is reading for a few weeks but we were waiting for a double-check. The English version is below.

Retranscription de l’interview de J.K. Rowling lors de la remise du James Joyce Award à UCD

Au projecteur avant l’arrivée de JKR :

 »PROGRAMME

 » Mme Rowling va faire une lecture d’un passage de « Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé »

 » Questions/Réponses. Mme Rowling va répondre à 10 questions du public (les 10 meilleures questions posées par des détenteurs d’un ticket).

 » Présentation du prix James Joyce

[Entrée de Jo dans la salle, ovation, les applaudissements se calment]

Une fan : Je vous aime ! [Rires]

Jo : Je vous aime aussi. Wahou ! Vous êtes très nombreux, c’est vraiment chouette. Je ne savais pas... [...] Cet endroit, c’est exactement comme cela que j’imagine le Ministère de la Magie [...] Je vais faire une brève lecture comme vous le savez probablement déjà. Sincèrement, je n’ai pas d’entraînement vu que je n’ai pas lu en public depuis deux mois je crois... Donc pardonnez-moi si ce n’est pas très fluide. Donc je vais lire la partie des Reliques de la Mort où... Y en a-t-il un qui n’a pas lu le livre ici ? [Rires] C’est vrai... On ne peut jamais savoir... Ah, si quelqu’un ici ! Non, c’est pas possible... [Rires] [...] Donc je lis le passage où Ron revient [Exclamations].

[Début de la lecture]

[...]

« [Harry] knelt down besides Ron a placed a hand cautiously on his shoulder. » A l’origine, j’avais mis délicatement [gingerly NdT] [Rires] Je viens juste de m’en souvenir. J’ai donc écrit ça et je l’ai immédiatement raturé. Erm... Où j’en étais... Désolée.

[...]

« Simultaneously they walked forwards and hugged, Harry gripping the still sopping back of Ron’s jacket. » Je ne sais pas pourquoi je fais ça ; je ne l’ai jamais fait avant, mais je vais m’arrêter ici pour vous dire que mon éditeur américain voulait qu’ils s’étreignent pratiquement à la fin de tous les livres que j’ai écrits. Elle me répétait : « Tu ne crois pas qu’ils pourraient se jeter dans les bras l’un de l’autre, ici ? » Et je refusais à chaque fois ! Ils sont Anglais ! [Applaudissements] Les Anglais ne font pas ce genre de chose ! Mais j’ai toujours su, et je me suis sentie obligé de lui dire, qu’ils finiraient par s’étreindre. Mais bon, c’est parce qu’ils étaient passés près de la mort [...] Bon, désolée, je ne sais pas pourquoi je fais ça... Où j’en étais ? Ah, oui, ils se sont donnés une accolade !

[...]

Depuis des années je commence la lecture du début du livre, donc je ne vais jamais assez loin pour lire Ron et Hermione.

[Questions-Réponses]

Auditeur : À partir de maintenant, Mme Rowling va répondre à des questions de l’audience. Des centaines d’entre vous ont posé leur question et nous n’avons gardé que les meilleures. Pour commencer Colin Quin.

1) [...]

Non, je connaissais l’intrigue avant la publication de la Pierre Philosophale. Je pense que pour Rogue... Ils sont très différents. Pour Dumbledore, et c’est fait exprès, on apprend peu de choses sur la vie privée, parce que ses interactions avec Harry tournent toujours autour de Harry, ce qui amène la situation dans laquelle Harry au cours du septième livre se demande « mais pourquoi je ne lui ai jamais rien demandé ? . Dumbledore est mort maintenant et il n’a jamais pensé à demander, à la fin d’une de ces conversations, « et vous alors, qu’est ce que vous pouvez me dire ? ». Je crois que c’est c’est ce qui arrive après le chagrin, le regret de ne pas avoir demandé. Et je crois aussi que Dumbledore a toujours été une espèce de dieu pour Harry d’une certaine manière. Ce qui fait qu’il ne se sentait pas l’audace de lui poser des questions personnelles. Rogue d’un autre côté, j’avais parsemé les livres d’indices parce que, vous savez, dans le septième livre, quand vous avez la scène de la révélation où tout change et on se rend compte que Rogue était... on découvre sa motivation réelle. J’avais besoin de prévoir cela tout au long des livres parce qu’au moment du dénouement, ç’aurait été tricher que de dire à ce moment tout ce qui s’était passé auparavant vous voyez... « Ah, au fait, avant il s’est passé ça... ». Donc je savais. C’était un processus de conception compliqué, mais lorsque j’ai terminé la Pierre Philosophale, je savais pour de bon les éléments les plus importants au sujet de Rogue et Dumbledore parce que de beaucoup de points de vue, ce sont les deux personnages les plus importants... À l’exception du trio, bien entendu.

2) [la question aborde le thème d’un essai que la personne a eu à faire sur Harry Potter]

Vous avez des crédits pour venir ici ? Je n’étais pas au courant jusqu’à ce que j’aie vu votre question hier ou avant-hier. Et j’étais un peu étonnée pour être franche. [...] En fait, c’est incroyable mais c’est le cas, vraiment. C’est assez étrange de penser que vous correspondez assez à l’audience cible, il y a dix ans. Donc vous êtes vraiment... vous avez lu ces livres durant ces 10 années, vous êtes... Vous êtes ma tribu ! Non, je ne dis pas ça d’un quelconque point de vue politique. Je ne veux pas vous amener à une révolte ou quelque chose du genre... Oui, c’est bizarre de s’asseoir dans cette pièce et de penser que Harry Potter serait examiné de cette manière particulière dans une salle avec des gens qui ont exactement le même âge que lui à cette époque, vraiment bizarre.

3) Est-ce que vous pensez aux films lorsque vous écrivez les livres ?

Sincèrement, non. Quoique... Non, en fait pas du tout. Mais je me souviens qu’à un moment... En fait, je venais de terminer la bataille finale, dans les Reliques de la Mort, et je me suis rendu compte de la quantité d’argent que je venais de dépenser. En 2 pages ! Je me souviens aussi avoir pensé à la fin du livre « Combien ça va coûter ? ». 900.000 juste pour les géants – certainement plus. Je pense que le producteur se demande de temps en temps si je n’écris pas des choses juste pour que... enfin, vous voyez... [...] Mais en fait, pas du tout [...] On me demande souvent si je vois Dan, Rupert ou Emma quand j’écris. Et pour être honnête, non. La seule actrice à laquelle j’aie jamais pensé pendant que j’écrivais était Evanna Lynch, qui est absolument parfaite en Luna. Et je dois admettre qu’il m’est arrivé d’entendre sa voix dans ma tête lorsque j’écrivais [Exclamations dans le public] Je sais ! J’adore Evanna Lynch, elle est fantastique. Elle convient parfaitement au rôle. Elle est... elle ne m’en voudra pas si je le dis, ça ne la dérange pas, elle est Luna ! Elle est vraiment comme Luna [Luna-esque NdT] dans sa personnalité et [...]. Elle est très belle mais d’une manière peu commune. Donc il m’est arrivé d’entendre sa charmante voix en écrivant les livres. Mais à part cela, je ne vois pas Alan Rickman lorsque j’écris sur Rogue. Vous n’aimez pas cette réponse ! [...] Ce n’est pas que je n’aime pas Alan. Mais non, j’ai plutôt tendance à voir les personnages tels que je me les imaginais. Ca fait 17 ans pour moi, donc les acteurs sont une incarnation très récente, j’ai vécu si longtemps avec mon imagination.

4. Si vous pouviez rencontrer un des personnages, qui choisiriez-vous et pourquoi ?

C’est une question que l’on m’a très souvent posée et j’ai souvent répondu de cette manière : « Oups » [Jo fait mine de regarder ailleurs] * Mais maintenant que c’est fini, je peux répondre : Dumbledore. Sans hésitation. D’abord pour m’excuser de l’avoir sorti du placard [Rires et applaudissements] Vous savez quoi ? Je pense qu’il ne m’en voudrait même pas ! [applaudissements redoublés]. Sérieusement, pour moi c’est, hum... J’aime Dumbledore - en tant que personnage - et dans une certaine mesure j’ai fait de lui une personne dont beaucoup d’entre nous avons besoin : quelqu’un qui semble avoir des réponses à toutes les questions possibles. Mais j’ai toujours su que ce n’était pas vrai et qu’il avait fait au moins une terrible erreur dans sa vie. C’était quand il était jeune et il avait toutes les excuses pour lui. Mais oui, j’aurais adoré rencontrer Dumbledore, parmi tous. J’avais l’habitude de répondre Hagrid, juste, vous savez... l’immense, l’énorme Hagrid ! Mais en réalité c’est Dumbledore.

5) [...]

Concernant les critiques du Pape Benoît XVI ? [rires] Eh bien... [rires encore] Si c’est le cas, je vais vous dire… voyez-vous, peut-être que vous en savez plus que moi à ce sujet, j’ai lu qu’il l’avait fait, lorsqu’il était cardinal, me semble-t-il, qu’il avait répondu favorablement à une femme qui lui avait écrit que les livres Harry Potter étaient dangereux, mais c’est tout ce que je sais. S’il a élaboré depuis, je n’en sais rien. A-t-il ajouté à cela quelque chose que j’ignore ? Je ne sais pas. Vous savez, j’étais invitée à une sorte de colloque au Vatican. Ça a suivi un chemin très tortueux avant d’arriver jusqu’à moi et je suis désolée mais lorsque finalement j’ai eu la lettre il était trop tard. Donc il y a quelqu’un là-bas avec pas mal d’ouverture d’esprit par rapport à Harry Potter. C’est ce que j’ai toujours ressenti et je continue à penser… Premièrement, je suis férocement contre la censure. Je pense que c’est idiot et malavisé de bannir des livres. Deuxièmement, je trouve que… maintenant que le septième tome est publié je peux dire très franchement que je pense que ce sont des livres très moraux. Ils ne promeuvent pas un idéal particulièrement chrétien et je crois que cela, plus le fait que, clairement, ils reprennent des thèmes mythologiques populaires que beaucoup de gens considèrent comme des sectes — pas moi, mais beaucoup de gens, et ça a toujours fâché un certain type de chrétiens. Et ça m’est égal (rires). Ça m’est égal. Je déteste le fondamentalisme dans n’importe quelle religion et cela inclut ma propre religion. En ce qui concerne le Pape, je n’ai sincèrement aucune idée de son avis actuel sur Harry Potter. Donc je ne peux pas vraiment ****

6) Isabelle Connor : Avez-vous jamais songé sérieusement à tuer Harry dans le tome 7 ?

Oh que oui ! [rires] Oui bien sûr mais j’y ai songé il y a longtemps tout au début, pas au fur et à mesure que la série se développait. Je n’ai jamais dévié, après avoir décidé comment ça se finirait, je n’ai jamais pensé « oh je vais le faire, je vais le tuer ». Mais dès le début, il a fallu sept ans entre l’idée de Harry et la publication de l’École des Sorciers, j’ai effectivement songé à le faire mourir, et j’ai déjà dit que sous certains aspects ç’aurait été une fin plus propre. Mais il était — il est — mon héros. Et je voulais que mon héros fasse ce qu’il y avait de plus noble à faire à mon avis. Et à mon avis la chose la plus noble c’est quand un — je vais dire un homme, parce que ce sont plutôt les hommes qui combattent à la guerre et c’étaient des gens qui revenaient de la guerre, en particulier j’avais à l’esprit l’idée d’hommes qui avaient traversé un traumatisme terrible, et tué, et vu leurs amis se faire tuer, et qui pourtant devaient rentrer à la maison et reconstruire et ça m’a toujours semblé quelque chose d’une noblesse phénoménale, de faire ça. Et ce serait plus facile, si on y réfléchit, de ne pas rentrer et de ne pas retourner à la normalité. Donc je pense que certains ont été déçus par l’épilogue. D’une certaine façon ç’aurait été plus propre de le tuer. Mais j’avais toujours cette fin à l’esprit, que Harry serait revenu et aurait appliqué ce qu’il avait appris au travers des livres, c’est-à-dire que l’amour était en fin de compte le plus puissant. Mais oui, j’y ai songé. Et j’étais fière que les gens m’en croient capable, parce que ça voulait dire ** ** ni pour des raisons commerciales ou pour manipuler l’esprit des lecteurs — il y avait une véritable impression de mortalité dans les livres, une impression que nul n’était assuré de s’en sortir. La seule personne dont tout le monde pensait qu’elle allait s’en tirer c’était Hermione. Je doute que quiconque ait pensé sérieusement que je pouvais tuer Hermione. Alors je me suis dit que je le pourrais bien.

7. D’où sort cette histoire d’homosexualité de Dumbledore ?

C’est juste un truc que j’ai inventé sur la scène pour délirer. [rires] J’ai toujours vu Dumbledore gay. Et puis bon, il a toujours été le mieux habillé [gros applaudissements]. J’ai toujours, comme on le fait quand on vit très longtemps avec un personnage, on en sait toujours plus qu’on en dit au lecteur et ça c’était une information particulière… Je dois dire que je n’en faisais pas grand cas. Clairement, ça a plus d’importance pour d’autres gens que pour moi. Parce qu’après tout, pourquoi est-ce que sa sexualité serait pertinente ? Vu le rôle qu’il joue dans les livres, qui est… il y avait toujours une séparation assez grande entre lui et Harry, ils n’ont jamais été d’égal à égal. À aucun moment il n’allait se mettre à préparer une infusion de camomille et dire « je voudrais te parler de mon… » [gros rires]. Je laisserai planer le doute ** un livre rempli de sexe ** « Je serai absent la semaine prochaine c’est la gay pride. » [rires].

Mais je pense que dans le septième tome il y a, ce qu’à mon avis un enfant comprendrait comme une profonde amitié, une amitié à travers laquelle il s’est fourvoyé, mais qui pour moi a toujours été de l’amour.

Dumbledore rencontre ce beau gosse, son jumeau maléfique en un sens, et c’est un jeune homme brillant et très charismatique. Et que cette relation ait été consommée physiquement ou non, je pense que ça revient au même, ce qui compte c’est que c’est une question d’amour. Et je pense que le lecteur adulte sensible, peut-être sophistiqué, verrait que Dumbledore, qui avait été très, vous savez, un élève très moral, un élève modèle jusqu’à ce moment-là, qui déraille si sauvagement soudain qu’il peut penser « ouais, un génocide, ça pourrait le faire ! ». Vous savez — qu’est-ce qu’il ressentait envers cette personne ? Eh bien pour moi, c’est un cran au-dessus de l’amitié. Et je pense qu’une personne dans le genre de Grindelwald aurait exploité cela en tant que tel. Donc pour moi l’important c’était que ça n’avait rien à voir avec la sexualité, ce que c’était, c’était un homme, un homme très brillant, rendu idiot par des émotions. Et j’ai vu Dumbledore comme un type qui avait autrefois fait cette terrible erreur, mais depuis lors, aurait mené une existence de célibataire malheureux ne faisant pas confiance à ses émotions, devenant un de ces gens qui sont bizarrement presque asexués. Il est tellement cérébral et esthétique aussi. Sauf pour les bottes évidemment. Ce petit côté bad boy… Je l’ai dit à mon éditeur il y a des années, et quand je l’ai dit au Carnegie Hall — je dois dire aussi, je n’ai pas décidé comme ça de monter sur scène au Carnegie Hall et de dire — « Hé, Dumbledore est gay ! ». C’était en réponse à une question tout à fait merveilleuse qu’on m’avait posée. Cette jeune femme, peut-être la vingtaine à quelques années près à mon avis, s’est levée et a dit « en lisant les livres Harry Potter, »… elle a énuméré diverses choses que les livres lui avaient apporté et l’une d’elle était « ça m’a vraiment donné la confiance d’être comme je le sens. » Et là elle a dit : « Pouvez-vous nous dire quelque chose sur la vie sentimentale de Dumbledore, parce qu’il semble avoir une vie sentimentale très vide ». Donc c’est dans ce contexte que j’ai dit ce que j’ai dit. Et que je me suis réveillée le lendemain pour trouver en gros titres sur tous les kosques : « DUMBLEDORE EST GAY ! »

8) Vous disiez avoir toujours eu toute la trame de fond et tout de prévu, je me demandais juste quelle était l’histoire ou le fil de l’intrigue que vous n’avez pas pu caser et que vous préférez.

En fait je n’ai pas toujours tout eu de planifié. Vous savez que certaines des [histoires les] moins essentielles ont évolué. Mais les grosses, celle de Dumbledore, celle de Rogue, ont toujours été là parce que — la série est construite autour de ces **. Des choses pour lesquelles je n’avais pas de place… c’est plutôt des personnages en fait. J’ai enlevé un personnage du tome 4 que j’aimais vraiment, et qui était… Dans le premier livre, quand Ron et Harry sont ensemble dans le train, Ron parle d’un cousin issu de germain, qui est un cracmol, qui est un financier — ou était-ce un comptable ? [Plusieurs personnes s’en souviennent : un comptable] Oh, elle ne connaît pas ses propres livres ! [rires] ** Oui, c’était un comptable, et j’avais prévu jusqu’au tome 4 que sa fille aurait contre toute attente des pouvoirs magiques de sorte que les Weasley seraient un peu obligés de s’en charger et de la présenter à tout le monde. Et elle était surdouée. C’était une sorte d’affreux pustule pour Hermione. Et je me suis bien amusé avec ça, Hermione étant ** **, et détestant cette fille qui est effectivement douée. Mais ça n’a pas marché. Ça n’a simplement pas marché. Elle — le rôle que j’avais pour elle dans le scénario — elle ne pouvait pas le remplir correctement, donc je l’ai enlevée avec regret. Et j’ai augmenté [le rôle de] Rita pour qu’elle assume sa fonction. Donc oui elle m’a manqué. (Oooh) [rires] Elle n’était pas douée à ce point !

9) James Graduin [ce nom fait rire la salle]

Qu’est-ce qui vous fait rire ? (rires)

Vous entendez beaucoup de théories à propos des livres, pendant que vous les écriviez, et même quand le dernier livre était achevé **, je me demandais juste quelle était votre rumeur préférée, y en a-t-il une où vous vous dites, genre, « whaou ! » ?

Pas ce que vous croyez ! Mon beau-père, qui est un très… qui est retraité, un vétéran taciturne de l’Aberdeenshire, il était… quand il a lu dans les journaux que Dumbledore était gay, alors que j’étais toujours en Amérique, encore en tournée, il a lu l’article en entier et il a dit à ma belle-mère, il a dit, « ouais j’ai toujours pensé qu’il était gay ». Ah bon ? Pourtant, je n’ai pas souvenir qu’il ait abordé le sujet au repas de Noël ! La théorie la plus déjantée que j’ai jamais entendue c’était que Dumbledore était Harry [revenu] de l’avenir. [rires] Ça ne colle à aucun niveau. Du tout ! Donc c’était vraiment… J’ai essayé de ne pas faire cette tête évidemment [montre son expression exagérément indignée], mais oui c’était un peu bizarre. Il y avait… quand Neville rend visite à ses parents à Ste Mangouste et que sa mère insiste pour lui refiler des papiers de bonbons, ce que j’ai toujours vu comme un moment poignant… il y avait comme théorie qu’elle lui passait des messages secrets sur les papiers. Il y en a eu des tas. Mais Dumbledore-le-Harry-de-l’avenir c’est décidément ma préférée comme théorie délirante. Ceci dit vous avez des gens, j’avais des gens dès le Prisonnier d’Azkaban, le troisième tome — je me souviens qu’une femme m’a dit : « Je pense que Rogue est amoureux de Lily ». Moi j’étais « Oh mon Dieu qu’est-ce que j’ai laissé transpirer ?! ». Mais donc des gens… des gens, de façon très troublante, avaient raison. Souvent. Oui.

10) Prévoyez-vous d’écrire d’autres livres, qu’ils soient en rapport avec Harry Potter ou complètement différents ?

Eh bien, je vais sans aucun doute continuer à écrire, mais j’apprécie de ne pas avoir de date limite en ce moment parce que ça fait dix ans [que j’en ai].

Je pense que les aventures de Harry sont finies. [Oooh] J’ai toujours pensé que j’avais une grosse intrigue pour Harry, qui finissait quand il avait 17 ans, et je pense qu’on peut dire que le monde... J’ai toujours dit que je ne dirais pas « jamais de tome 8 » - enfin je ne disais rien avant la sortie du tome 7 parce que je sinon, tout le monde aurait su que Harry survivait. Mais je ne veux pas dire « jamais » parce que je ne sais pas comment je me sentirais dans dix ans. Mais il faudrait vraiment attendre 10 ans avant que je ne puisse m’y remettre. Pour ma propre santé mentale. Parce que ça a été horrible de lui dire au revoir. Pendant 17 ans, il a été LA constante dans ma vie. 17 années assez turbulentes. Et que ce soit fini... C’était grisant. Cinquante pourcent pur bonheur, cinquante pourcent dévastation. Je ne pouvais pas... Je n’arrêtais pas de me dire « je ne vais plus jamais écrire sur ce monde ». Ca m’a frappé très fort. Alors j’ai besoin de... c’est comme un ex-petit copain, on ne peut pas être amis tout de suite, il faut faire une pause, et puis une fois que le temps a passé, on peut prendre un café ensemble, d’une façon un peu formelle... J’ai dit que j’écrirais peut-être une encyclopédie. En fait, j’ai l’intention d’écrire une encyclopédie, qui inclurait beaucoup d’intrigues secondaires que je n’ai pas pu mettre dans les livres. Les bénéficies iraient à une organisation caritative.

11) Avec le recul, est-ce qu’il y a des choses que vous voudriez changer chez certains personnages ou dans certains événements ?

Hmm. Oui, des tas. Mais pas au niveau des personnages ni des événements. Pas dans le fond, mais au niveau de la forme, ça pourrait être... resserré un peu. Avec le recul, le livre qui m’agace le plus est le tome 5. Les gens qui aiment l’Ordre du Phénix forment une sous-secte bizarre des fans de Harry Potter. De temps à autre, je tombe sur quelqu’un qui me dit « Mon tome préféré, c’est l’Ordre du Phénix », et à chaque fois je me dis « ouh, un gothique ! » Ce livre, je dois admettre que je sentais la pression, et je pense que ça se voit dans les livres. Il y a des choses que je voudrais remettre en place. Mais dans l’ensemble, non, pas vraiment. J’ai écrit l’intrigue très... J’ai bien écrit l’intrigue, dans le sens où je savais ce que je faisais, je savais où j’allais. Un de mes problèmes, c’est que parfois je créais une règle, et elle était tellement stricte que moi-même, j’avais du mal à la contourner. Par exemple, ne pas pouvoir transplaner à Poudlard, c’était pénible. C’était nécessaire, il fallait une limite pour qu’on y soit en sécurité. Mais entrer et sortir de Poudlard, c’était toujours un défi. Une fois de plus, j’étais assez fière d’Abelforth, du tunnel. J’aime bien Abelforth. Et sa chèvre. [rires] À côté de lui, Dumbledore est un petit joueur.


TEXT IN ENGLISH


Nota : We did our best, nevertheless, considering the size of the text and the bad quality of the sound, we decided to fill the blanks with stars.

If you find any kind of mistake or an incoherence, please email us so we can correct it.

On the screen at the beginning of the session

ORDER OF EVENTS

Mrs Rowling will read from « The Deathly Hallows » Questions and Answers session. Mrs Rowling will answer ten questions from the audience (these are the ten best questions submitted by tickets holders) Presentation of the James Joyce Award.

A fan : I love you !

Jo : I love you too... Wow !You’re a pretty crowd and that’s really nice. I didn’t know...

This is almost exactly as I imagine the Ministry of Magic *** I’ll be doing a brief reading, as you probably know.

Frankly, I haven’t practised, I haven’t read since 2 months ago I think, so please forgive me if it’s a bit rough. So I’m reading the part of Deathly Hallows in which... Has anyone here not read this book ? Well, You never know... Someone right there ! That’s not possible. *** So I’m reading the part when Ron comes back [...]

[While she was reading, Jo stopped twice to provide comments]

« [Harry] knelt down besides Ron a placed a hand cautiously on his shoulder. » I did originally put « gingerly on Ron’s shoulder » I’ve just remembered doing that as I read that and immediately « gingerly »... strike that out.

[...]

« Simultaneously they walked forwards and hugged, Harry gripping the still sopping back of Ron’s jacket. » I don’t know why I’m doing this, I’ve never done this before but I will pause here to say that my American editor wanted them to hug at the end of virtually every book I wrote. He kept saying to me : « don’t you feel they’d hug here ? » I kept saying no ! They are British ! [applause] British boys don’t do that ! But I had always known and I did have to tell him that they will hug eventually on, but you know it has to be life or death ** there’s no point having *** Anyway, sorry, I don’t know why I am doing this… Where am I ? Oh yes, they just hugged ! »

[...]

For years I’ve been reading and I’ve always had to read from the front of the book, so I never normally get to read Ron and Hermione

So now Mrs Rowling will answer some questions from the audience. Hundreds of you entered into a draw to have your question answered and we kept only the tenish best. And so to pick it off is Colin Quin.

1. [...]

No I knew what the plot was before Philosopher’s Stone was published. I think in the case of Snape... They’re very different, with Dumbledore quite deliberately, you find out little about Dumbledore’s own private life because his interactions with Harry are always about Harry, which sets up the fact that in the seventh book Harry thinks « but why did I never ask ? » He’s gone now and he’s never even thought of saying : « so how about you ? » you know, at the end of one of those conversations which I think is something that happens after the grief, the regret that he didn’t ask. And I think also that Dumbledore had always been such an almost god-like figure to Harry in some ways, that he felt he couldn’t ask him personal questions. Snape, on the other hand, I had to drop clues all the way through because as you know in the seventh book when you have the revelation scene where everything shifts and you realize why Snape was… what Snape’s motivation was. I had to plot that through the books because at the point where you see what was really going on, it would have been an absolute cheat on the reader at that point just to show a bunch of stuff you’ve never seen before, you know… « Oh by the way, in the background this was happening. » So I did know. It was a complicated plotting process but by the time Philosopher’s Stone was finished, I definitely knew all the big things about Snape and Dumbledore because in many ways they’re the two most important characters in the seventh book… Well, other than the trio, Harry, Ron and Hermione.

2. Question about an essay on HP ?…

Did you get credits for coming here ? I didn’t know about that until I saw your question, yesterday or the day before yesterday, I was a bit stunned by that, to be absolutely honnest. … So provoking ! Well, that’s incredible to me but that is the case, to be honnest with you, it really is. It’s very strange to think that you must have been pretty much the target audience, ten years ago, so you’ve really… you have been reading this book all through these ten years so you are… You are my people ! No, I don’t mean in any political way, I’m not trying to lead you to an uprise or something… Yes, it is odd to sit in this room and to think that Harry Potter would be examined in that particular way and in a room with people who are exactly the age that Harry was, really.

3. Do you think about the film when you write ?

Truthfully no, although I do... Not at all. But I do remember at one point... Well, the final battle scene here, in Deathly Hallows, you do become conscious of how much money you’ve just spent. In two pages ! And I do remember looking up once I reached the end of the book and thinking « *** will that be ? » Nine hundred thousand just to do the giants you know – well, more than that I’m sure — so, I do think the producer occasionnaly wonders whether I’m not just writing things to just — you know, *** themselves, but I’m not at all, it was really *** ?… and people often ask me do I see Dan, Rupert and Emma ? And to be honest no, the only actor or actress who has ever, ever intruded while writing was Evanna Lynch, who is absolutely perfect as Luna. And I must admit I have heard her voice in my head when I wrote the book. [Oooh…] I know ! I love Evanna Lynch she’s fantastic. She was a perfect piece of casting, she is… she won’t mind me saying this, she is completely cool with this, she is Luna ! She is very Luna-esque, in personnality, and looks really spot on for me she ***… she is very beautiful but in an unusual way. So I have occasionnally heard her very lovely voice when writing the books. But other than that, no, I don’t see Alan Rickman when I write Snape. You don’t like that answer ! *** It’s not that I don’t love Alan. But no, I very much see the characters that I’ve imagined, you know. It’s been seventeen years for me, so the actors for me are a very recent incarnation. I’ve lived with my imagination for so long.

4. If you could meet one of the characters you’ve written, who would you choose and why ?

I have been asked this a lot and I’ve always answered « oops » [Jo look elsewhere] I’ve always answered quite *** but now it’s over I can say : Dumbledore. Definitely. Obviously, to apologize for outing him. [laughter, applause] D’you know what, I think he’d been fine with it. [more applause] Seriously he is for me… erm, I love Dumbledore, as a character, and in a sense I was writing what many of us need : someone who does seem to have all the answers. But I always knew that he didn’t and he’d made at least one terrible mistake in his life. It was when he was young and there were excuses for him. But yes I would love to meet Dumbledore, of any of them. I used to say I’d like to meet Hagrid, just, you know, this huge heavy Hagrid… but Dumbledore, definitely.

5. [...]

About Pope Benedict complaining ? (laughter) Well. (more laughter) If it is the case, I’ll tell you what — see, you may know more than I do on this, I read that he had, when a cardinal I think, responded favourably to a woman who had written to him about the Harry Potter books being dangerous, but that’s as much as I know. If he has since said more than that I don’t know about it. Has he said more than that that I don’t know about ? I don’t know, you know, I was invited to a kind of symposium at the Vatican. It took a very circuitous route to get to me and I’m afraid to say it was to short a notice by the time I got the letter. So someone there is pretty open-minded about Harry Potter. I’ve always felt and I continue to feel that… Firstly, I’m vehemently anti-censorship. I think that it’s foolish and misguided to ban books. Secondly, I feel that… Now that the seventh book has been published I can say very openly, I think these are very moral books. They don’t promote a specifically Christian agenda, and I think that that, coupled with the fact that clearly they deal with folkloric mythical themes many people see as a cult, which I do not, but many do… but that has always antagonized a certain brand of Christians. And I’m fine with that (laughing). I am fine with that. I detest fundamentalism in any religion and that includes my own religion. As far as the Pope goes, I truthfully don’t know what his current opinion on Harry Potter is. So I can’t really ****.

6. Isabelle Connor : Did you ever seriously consider killing Harry in book 7 ?

Oh yeah ! Yes, of course, but I considered it way back in the beginning, not as the series went on. I never deviated, once I decided what the end was going to be, I never thought, « oh I will, I’ll kill him ». But right from the beginning, it took seven years between having the idea for Harry and publishing Philosopher’s Stone, I did consider having him die, and I have said before that in some ways it would have been a neater ending. But he was, he is my hero. And I wanted my hero to do what I consider to be the most noble thing. And the most noble thing to me is when a – I’m going to say a man specifically, because it tends to be men who fight at war and it was people who come back from war, I particularly had in mind the idea of men who have been through a terrible trauma, and killed, and seen their friends killed, and yet had to come home and rebuild and that’s always seemed to me to be a phenomenally noble thing to do. And easier, arguably, not to come home, and not to espouse normality again. So I think some people were disappointed in the epilogue. In some ways it would have been neater to kill him. But I always had that ending in mind that Harry would have gone back and tried to do what he had learn to be the case throughout the books, which is that love was ultimately the greatest power. But I did think about it. And I was proud of the fact that people thought I might, because that meant – not for any *** reasons or commercial reasons or playing with people’s mind reasons - there was a genuine sense of mortality in the books, there was a sense that no one was definitely going to get through. The only person everyone seemed to think would get through was Hermione. I don’t think anyone seriously ever thought I could kill Hermione. So I thought I might.

7. Where is it that Dumbledore being gay came out of ?

It’s just something I made up on the stage for a laugh. [laughter] I had always seen Dumbledore as gay. And, well he always had the best grooms [loud applause]. I had always, as you do when you’ve lived with a character for a very long time, you always know more than you tell the reader and that was a specific information… I have to say, it was not a very big deal to me. It is clearly a much bigger deal to other people than it was to me. Because after all, why would his sexuality be relevant ? Given the role he plays in the books, which was... there was always quite a big divide between him and Harry in terms of status. There was no point at which he was going to make camomile tea and say « let me tell you about my… » [loud laughter]. I will let the doubt ( ?) **a book full of sex ( ?). « I will be absent next week it’s gay pride ». [laughter] But I think in the seventh book — he has, what I think a child would read as an intense friendship, a friendship through which he is lead astray, but which for me was always an infatuation. But Dumbledore meets this handsome, his dark twin in a sense, and he’s a very charismatic, brilliant young man. And whether or not that relationship was physically consummated or not I think is irrelevant, it’s actually about love. And I think that the sensitive, maybe sophisticated adult reader could see that Dumbledore, who had been a very, you know, a very moral student, a model student up to that point, who goes so wildly off the rail suddenly, to think « yeah, genocide, that’ll work ! ». You know — what did he feel for this person ? Well, as for me, it’s a step beyond friendship. And I think that a person of Grindelwald’s type would have exploited that being as it is. So for me the key was that it had nothing to do with sexuality, what it was, he was a man, a very brilliant man, being made a fool of by emotion. And I saw Dumbledore as someone who had once made that terrible error, would thereafter lead a life of unhappy celibacy not trusting his emotions, becoming one of those people who are strangely almost asexual. He’s such a cerebral person and an aesthetic person as well. Except for the boots, obviously. That little hint of bad boy... I told my editor years ago, and when I said it in Carnegie Hall – I should also say, I didn’t just decide to walk on stage at Carnegie Hall and say « Hey, Dumbledore’s gay ! ». It was an answer to a very wonderful question that I was asked. This young woman, possibly late teens, early twenties I should have thought at most, stood up and said « in reading HP books, » — she listed various things the books had given her and one of the things she said was « it’s really given me the confidence to be who I feel I am ». And then, she said : « Could you tell us anything about Dumbledore’s emotional life, because he seems to have a very empty emotional life ». So it was in that context that I said what I said. And woke up next morning to find the ticker box news : « DUMBLEDORE IS GAY ! »

8. You said that you always had all the backstories and everything plotted, I was just wondering what was your favourite backstory or storyline that you couldn’t fit in ?

Well I haven’t always had all of them planned. You know, some of the less crucial ones did evolve. But the big ones, the Dumbledore storyline, the Snape storyline were always there because you — the series is built around those***… Things I didn’t have room for... it’s more characters actually. I cut a character in book 4 I really liked, which was... In the first book, when Ron and Harry are on the train together, Ron says that there is a second cousin, who is a squib, who is a stockbroker… or was it an accountant ? [Several audience members : an accountant] Oh, she doesn’t know her own books ! [laughter] ** Yes, he was an accountant, and I had planned up to book 4 that his daughter would unexpectedly be magical so the Weasleys were kind of obliged to take her in and show her around. And she was brilliant. And she was a kind of nasty boil to Hermione. And I had a lot of fun with that, Hermione being ** to the brain **, and loathing this girl who is actually gifted. But it didn’t work. It just didn’t work. She… The function I had for her in the plot… she couldn’t fulfil it properly, so I had with regret to cut her. And I filled up Rita to fulfil her function. So I did miss her. ** [Oooh] [laughter] She wasn’t that good !

9. James Graduin(?) [audience laughs at the name]

Why is that funny ?

You hear a lot of theories about books, while they were being written, even after you’d finished the last book*** I was just wondering what was your favourite rumour, did you hear something were you went like « wow ».

You would be surprised ! My father-in-law, who is a very... who is a gruff retired vet from Aberdeenshire, he was, when he read about Dumbledore being gay in the paper, while I was still in America, still on tour, he read the whole article and he turned to my mother-in-law and said « yeah I always thought he was gay » Did you ? Didn’t mention that over Christmas dinner, did you ? The most off-the-wall theory I ever heard was that Dumbledore was Harry from the future. [laughter] That doesn’t work on any level. At all ! So that was really… I tried not to pull that face obviously [waves her hand before her shocked expression], but yeah that was a bit weird. There was a… when Neville visits his parents in St Mungo’s and his mother presses sweets wrappers on him, which I always saw as a poignant moment... There was a theory that she’s passing secret messages on the sweet wrappers. There have been loads of them. But Dumbledore being Harry from the future is definitely my favourite of all the insane theories. But then you have people, I had people as early as Prisoner of Azkaban, the third book. I remember a woman saying to me : « I think Snape loves Lily ». I was « Oh my God what the hell did I give away ? ». But so people, people got stuff very unnervingly right. Often. Yeah.

10. Do you have any plans for any future books, either related to Harry Potter *** or completely different ?

Well, I definitely will continue to write, but I enjoy not having a deadline at the moment, because it’s been ten years I do feel that Harry’s story is now done. [« Ooooh »] Well, I always felt that I had a large plot for Harry, that ended when he was seventeen, and I think you could say that the world... I’ve always said that I would not say « never » to an eighth book but mentally - I didn’t say that before the seventh book coming out because you would be able to see about Harry, Harry survives, but, I don’t want to rule it out completely because I don’t know how I’ll feel in ten years time. But I would really be looking at ten years before I could honestly go back. For my own mental health. Because it’s been horrendous saying goodbye to him. For seventeen years, this was THE constant in my life, Harry. Through 17 quite turbulent years. And to actually finish it was… well it’s elating. Fifty percent pure elation, fifty percent devastation. I couldn’t, I kept thinking I’m not going to write in that world again. It hit me very hard. So I do need to... it’s like an old boyfriend, we can’t be friends at the moment, we need a break, and then, when time has gone, we can have a coffee, be formal, but I have said I might write an encyclopaedia. In fact I am intending to write an Encyclopaedia which would hopefully incorporate a lot of back story I couldn’t… or flesh out back story that wasn’t in the books. And that would be the for charity.

11. (Looking back to characters and events, is there anything you’d want to change ?

Hmm, loads. But not in characters and events no, not really, I think that the form should have been tightened up a bit. The book that annoys me most in retrospect is five. The people who like Order of the Phoenix best form a weird sub-sect of the Harry Potter fandom and I occasionally stumble across one and someone says « My favourite is Order of the Phoenix » and I always think « Hmm, dark ! ». But that book I must admit I was feeling the strength of the pressure a bit during that phase, and I think it shows in the book. So there are things there I would like to go back a tie back a bit. But overall, no. Not really. I did plot them very… I plotted them well in as much that I knew what I was doing and where was the story going. The one thing, the difficulty I did sometimes have was I made a rule so tight it was sometimes hard to navigate around it myself. So not being able to Apparate in and out of Hogwarts was a pain in the back. Because it was necessary, I had to put that limit to make it a safe place. But finding a way to get in and out of Hogwarts was always a bit of a challenge. I was quite proud of Aberforth again, the tunnel. I like Aberforth. And his goat. [laughing] Yeah, Dumbledore pales into insignificance.


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