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5 Noises

J.K.R. : l’interview d’Edimbourg

(dernière partie)

27 septembre 2005

Désolé pour le retard, mais cette fois-ci, plus de 10 questions !
Cette interviex d’anthologie aura duré pas loin de deux heures !

Ailsa Floyd pour the Times Educational Supplement in Scotland : Comment avez-vous créé la devise ‘‘Ne jamais chatouiller un dragon qui dort’’, qui apparaît dans la présentation ? Y a-t-il une histoire à propos de cette devise ?

JK Rowling : Vous connaissez la façon dont la plupart des devises des écoles vantent des choses comme la persévérance, la noblesse, la charité, la fidélité et tout ce genre de trucs, et bien cela m’a amusé de donner un bon conseil à travers la devise de Poudlard.
Et puis j’ai un de mes amis qui est professeur de lettres classiques, mon latin n’était pas assez bon pour faire ça, je ne voulais pas que ce soit du latin de cuisine, le latin de cuisine est bon pour les sortilèges, qui sont composés à partir de latin et e bien d’autres choses. Et quand j’ai voulu cette devise en latin, je voulais qu’elle soit correcte grammaticalement, donc je suis allé le voir pour lui demander de la traduire. Je pense qu’il a vraiment apprécié de faire cela, il m’a téléphoné et m’a dit ‘‘Je pense que j’ai trouvé le mot exact, il s’agit de Titillandus’’, et voilà comment tout cela est arrivé.

Richard Wheatley pour the RNIB : Les enfants aveugles un peu partout sont enchantés de pouvoir lire le livre en même temps que les personnes voyantes, inclurez-vous un jour un personnage aveugle dans un des tomes de la saga ?

JK Rowling : C’est drôle que vous posiez cette question parce qu’il y eut un personnage aveugle qui s’appelait Mopsus, et il y a une connexion mythologique avec ce nom, c’est un personnage qui est apparu très tôt et qui avait le don de double vue, en d’autres termes, il ressemblait quelque peu au professeur Trelawney, mais il est apparu, vraiment, vraiment très tôt, à l’époque de mon premier brouillon pour ‘‘La Pierre Philosophale’’, la raison pour laquelle je l’ai retiré de l’histoire, c’est qu’il était trop doué. Alors que l’histoire évoluait, s’il y avait quelqu’un qui puisse vraiment enseigner la divination à Harry, cela aurait grandement diminué le drame de l’histoire si quelqu’un pouvait deviné tout ce qui allait se passer.
Voilà comment Mopsus a existé et je ne l’ai jamais vraiment remplacé, même si je suppose que Maugrey Fol Œil possède quelques caractéristiques de Mopsus. Il a un œil magique parce qu’il en a perdu un durant une bataille avec un Mangemort.

Hannah Lawson for the Daily Telegraph : Quel profession auriez-vous exercer si vous n’étiez pas devenue écrivain ?

JK Rowling : Il n’y aucun travail que j’aurais particulièrement aimé faire parce que j’ai toujours voulu devenir auteur, mais la profession que j’aimais le plus après être auteur, c’est être professeur. Ce que j’appréciais c’était d’enseigner à des adolescents, c’était mon truc, je ne pense pas que j’étais un professeur fantastique, mais j’aimais cela quand même.
L’autre choix serait de faire ce que j’ai souvent fait, à savoir travailler comme secrétaire intérimaire et c’était fantastique parce que même si c’était un boulot réellement ennuyeux, j’avais l’habitude de taper mes histoires quand personne ne me surveillait, je peux l’avouer maintenant.

Clare Fordyce pour the Scottish Book Trust : Avec quel personnage aimeriez-vous le moins vous retrouvez sur une île déserte ?

JK Rowling : Alors ça, c’est une bonne question ! Lockhart deviendrait fatigant au bout de 30 secondes. Ombrage, Ombrage ne serait vraiment pas un cadeau. Bien sûr, Voldemort ne serait pas un bon choix parce qu’il me tuerait, mais je préfère plutôt être morte que de rester sur une île déserte avec Ombrage ou Lockhart.
Qui d’autre ? Vernon Dursley, oh et puis non, en fait j’ai déjà été dans des endroits avec des gens comme Vernon Dursley, c’est désagréable mais en y réfléchissant c’est vraiment Ombrage et Lockhart que je supporterais le moins.

Robert Dawson pour Asda : Si vous étiez un animagus, lequel aimeriez-vous être ?

JK Rowling : Cette idée m’a toujours amusée. Vous voyez, c’est le fait que vous ne sachiez pas ce que vous allez être tant que vous ne vous êtes pas transformé, donc vous pouvez passer la moitié de votre vie a essayé de vous transformer en un animal et puis finalement vous retrouvez étant une limace ou quelque chose du même style, ce qui est particulièrement déplaisant.
J’ai donné à Hermione mon animal favori qui est la loutre. Si vous voulez devenir quelque chose d’impressionnant, vous choisiriez probablement un animal comme le cerf ou le tigre, mais moi je pense que je me transformerais en cobaye, ce qui serait vraiment embarrassant.

Emma Wilson pour Young Scot : Si dans le train pour Londres, Harry Potter n’avait pas surgi dans votre esprit, que pensez-vous que vous feriez en ce moment et qui seriez vous devenu ?

JK Rowling : C’est une pensée tout à fait étrange, non ? Mon idée sur ce point est que j’allais de toute manière imaginer Harry parce qu’il regroupait tellement de choses qui me plaisaient.
J’écrivais depuis des années quand j’ai imaginé Harry. Mon sentiment est que mon idée de Harry Potter allait forcément sortir à un certain moment. J’adore les noms insolites et j’ai toujours été intéressée par le folklore donc je pense que c’est une chose logique pour moi d’en venir à écrire cela même si c’est arrivé très brusquement. En raison de mes centres d’intérêts, j’en serais probablement arrivé à cette idée à un moment ou un autre. La vraie question est que serait-il arrivé si je n’avais pas persévéré ? Aurais-je été publié pour quelque chose de totalement différent ? Et puis ma vie aurait été radicalement différente, je ne sais pas, donc la leçon est qu’il faut toujours continuer à travailler.

Laura Henderson pour Sunday Times Scotland : Trouvez-vous qu’il soit plus dur d’écrire ‘‘Harry Potter’’ maintenant que vous êtes connue ?

JK Rowling : En ce moment, écrire n’est rien d’autre que du plaisir, même si j’ai dit que pour ‘‘La Coupe’’ c’était un peu tendu, j’ai ressenti de la pression durant l’écriture de ‘‘La Coupe’’, définitivement, mais j’ai absolument adoré écrire ‘‘Le Prince de Sang-Mêlé’’, c’était une agréable expérience du début à la fin, je dirais que les deux livres que j’ai le plus aimé écrire et pour lesquels j’étais le plus reposée sont ‘‘Azkaban’’ et ‘‘Le Prince’’. Donc en fait cela dépend de nombreux facteurs.

Lucy Adams for Radio Five Live : Avez-vous dû réécrire certaines parties de votre nouveau livre ?

JK Rowling : On réécrit toujours des passages durant la rédaction d’un livre, puis on en réécrit d’autres lorsque son éditeur le voit et qu’il suggère des choses que l’on ne pensait pas avoir à réécrire, c’est plus une question que quelques fois les choses sont évidentes pour soi en tant qu’écrivain mais elles ne le sont pas forcément pour le lecteur donc on doit faire machine arrière et revoir certaines choses ou alors développer un peu plus ces choses pour que le lecteur comprenne mieux ce qui se passe, c’est en général des choses de cet ordre.

Sam Dordoy pour Ottakars : Vos livres traitent du racisme avec certains sorciers en oppressant d’autres comme les sang-mêlés. Pensez-vous que cela ait changé la façon de penser de certaines personnes quand elles lisent vos livres ?

JK Rowling : N’allez pas pensez que je suis pessimiste mais je pense que je suis réaliste quand je dis que l’on ne peut changer des idées bien ancrées, donc mon opinion est que si quelqu’un est un raciste très convaincu, il est très probable que Harry Potter n’ait aucun effet sur lui.
J’aimerais que cela fasse réfléchir les gens, mais je n’écris pas mes livres en me disant quelle pourrait être la leçon du jour ? Je n’essaie en aucun cas de critiquer ou de faire des morales, mais en même temps ce serait extraordinaire si mes livres faisaient réfléchir les gens à leur comportement ou au racisme.

Samatha Scattergood pour Waterstones : Quel est votre membre favori de l’Ordre du Phénix ?

JK Rowling : Je n’arrête pas de tuer tous mes membres favoris de l’Ordre du Phénix, mais il y un membre de l’Ordre que vous n’avez pas encore réellement rencontré mais ce sera le cas bientôt... En fait vous savez qu’il est un membre, mais vous ne l’avez pas encore vraiment rencontré, mais vous le rencontrerez dans le VII, et j’ai vraiment hâte.

Chloe Anwyll pour the Sunday Express : Voldemort a été impliqué dans tous les livres d’une façon ou d’une autre, sera-t-il à la fin du tome VII ou se passera-t-il un évènement qui fera que la saga puisse continuer ?

JK Rowling : Il sera définitivement dans ce livre, et c’est tout ce que je peux vous révéler à ce sujet.

Michael Farr for Indigo books and music : Quand le septième tome paraîtra-t-il ? Parce qu’il a fallu deux ans à celui-ci pour sortir.

JK Rowling : Je vais vous dire que maintenant je pense qu’il faudra patienter au moins deux autres années (grognements). Désolée, je pense qu’il faut être réaliste. Mon projet est de m’atteler sérieusement à la rédaction de ce tome à la fin de l’année parce que j’ai encore un bébé très jeune, mais je travaille un petit peu en ce moment.

Eun Ji An pour Raincoast.com, Canada : Je me demandais pourquoi Harry portrait des lunettes ?

JK Rowling : Parce que j’ai porté des lunettes durant toute mon enfance et je n’en pouvais plus que la personne qui porte des lunettes dans un livre soit toujours la personne brillante et ça m’énervait vraiment, je voulais lire des histoires où le héros portait des lunettes.
Cela comporte aussi une valeur purement symbolique, Harry représente les yeux du livre dans ce sens où on suit toujours son point de vue, c’est une autre raison pour laquelle il porte des lunettes.

Hannah Fenwick pour Kingdom FM : J’aimerais savoir quand avez-vous du temps pour écrire puisque vous avez deux enfants ?

JK Rowling : J’en ai trois maintenant. Et bien, je suis assez douée pour partager mon temps mais je n’écris plus cinq jours par semaine, de temps en temps cela m’arrive, mais la plupart du temps j’écris deux jours et demi par semaine, je travaille en fonction de mes enfants, je passe le maximum de temps avec eux.
En fait, quand j’ai un peu moins de temps, j’écris sur la base d’un certain nombre de mots par heure. Lors de la rédaction de la ‘‘Coupe de feu’’, j’avais des journées entières à ma disposition parce que j’avais un enfant qui était à l’école, et pourtant je ne pense pas que j’étais aussi productive que je le suis maintenant, ce qui est assez étonnant.

Erin Bower représentant the Sunday Herald : Je me demandais si vous aviez écrit par le passé quelque chose qui a compliqué l’écriture des romans par la suite ? Comme une personne A dit à une personne B quelque chose que B n’est pas censé savoir avant un bon moment, comment gérez-vous ces problèmes ?

JK Rowling : C’est une très bonne question qui montre l’étendue de problèmes se présentant lorsque l’on a une très longue intrigue.
Je me suis normalement occupée de ne pas laisser passer e genre de choses en temps et en heure. Pendant l’écriture de ‘‘La Chambre des Secrets’, l’histoire du ‘‘Prince de Sang-Mêlé’’ était initialement incorporée dans ce livre et je ne vais pas développer au cas où certains d’entre vous n’auraient pas encore fini le livre, il est devenu clair pour moi durant l’écriture du second tome que j’avais deux intrigues majeures qui ne fonctionnaient pas ensemble, donc j’ai dû en retiré un, ceci est devenu clair immédiatement.
J’aurais pu persisté, inclure cette information là mais cela aurait embrouillé l’intrigue future. J’ai été très prudente, je ne voulais pas trop en dire sur les sang-mêlés, cela aurait révélé trop de choses...

PS :

Le second article de ma série ’’Perspectives’’ pour bientôt, promis !


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