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J.K.R. : l’interview d’Edimbourg (quatrième partie)

4 septembre 2005

De nombreuses interrogations de l’élite des fans de Harry trouvent enfin une réponse,merci J.K.R. !

Ani Morison pour Sunday Star Times New Zealand : Ma question est pourquoi Harry doit-il continuer à retourner chez les Dursley alors qu’il est plus proche des Weasley que d’eux ?

JK Rowling : Cela a été expliqué à un certain point, c’est expliqué dans les livres mais il est possible que vous n’ayez pas fini le livre dans lequel on l’explique de façon claire. Harry a reçu une protection magique grâce au sacrifice de sa mère et elle est valable tant qu’il reste proche de son sang. En d’autres termes, auprès de Tante Pétunia. Cette protection ne continuera pas une fois qu’il sera un homme, lors qu’il fêtera ses 17ans, il ne recevra plus l’aura protectrice de sa mère, donc Dumbledore souhaite qu’il retourne encore une fois à Privet Drive pour s’assurer que la protection continuera jusqu’à son dix-septième anniversaire, après il se débrouillera seul.

Owen Jones pour ITV : Qu’est-il arrive à Ombrage ?

JK Rowling : Et bien, à l’évidence, nous aimerions tous entendre qu’il lui ait arrive un horrible accident mais elle est bien vivante et elle travaille au Ministère.
O.W. : Pourquoi n’a-t-elle pas été arrêtée pour avoir tenté d’utiliser un sortilège impardonnable ?
JK Rowling : Elle a de bons contacts au Ministère. Elle est l’une de ces personnes, et elles existent dans le monde réel, qui seront toujours du côté d’où vient le pouvoir. Ce qu’elle pense c’est que l’autorité ne peut pas être mauvaise donc elle ne la remet pas en question, et j’irais même encore plus loin en disant que peu importe ce qui peut arrivé et qui prendra le contrôle du Ministère, Ombrage sera là, elle aime le pouvoir. Donc, elle va du côté des gens qui lui donne de l’autorité.

Sarah Wallace pour the Irish Independent : Comment avez-vous pensé au lien entre Harry et Lord Voldemort ?

JK Rowling : C’est encore une de ces questions qui va droit au coeur de la saga. Je ne peux y répondre. Elle touche de manière trop proche au tome VII. Désolée mais c’était une bonne question.

Harriet Falshaw pour Tescos : Comment en êtes vous arrive à imaginer Harry Potter ?

JK Rowling : L’idée de base était celle d’un garçon qui ne savait pas qu’il était un sorcier, et qui reçoit une lettre venant de nulle part. Donc c’était l’idée qui m’est venue, Harry en tant que personnage était bien réel pour moi depuis le début. Harry est arrivé le premier et puis tout est venu autour de lui. Donc j’ai réfléchit : Ses parents sont morts, comment le sont-ils ? Qui les a tué ? Et voilà comment tout s’est répandu à partir de Harry.

David Moulds pour the News of the World : Comment Pétunia a-t-elle appris l’existence des détraqueurs et de tout ce qu’elle sait à propos du monde magique ?

JK Rowling : Une autre très bonne question. Elle a surpris une conversation, c’est tout ce que je vais déclarer. Elle a surpris une conversation. La réponse est dans le début de ‘‘L’Ordre du Phénix’’, elle a dit qu’elle avait entendu quelqu’un en parler Lily.

D.M. : Est-ce la vérité ?

JK Rowling : Oui. La raison pour laquelle je suis hésitante, c’est parce que il y a plus que cela. Comme je pense que vous vous en doutez. Mais je ne veux plus rien dire d’autre parce que cela touche au tome VII.

Amy Rice pour the Daily Record : Si vous pouviez avoir encore quelque chose, qu’est-ce que cela serait ?

JK Rowling : Si je pouvais avoir encore quelque chose ? Je ne mérite rien d’autre, j’ai tout ce qu’il est possible d’avoir. Voulez-vous dire quelque chose d’autre dans les livres ou dans ma vie ?

A.R. : Peu importe.

JK Rowling : Suis-je autorisée à demander des choses comme un monde en paix ? A l’évidence, qui n’aimerait pas cela ? Mais personnellement, je serais incroyablement gourmande de demander encore quelque chose d’autre. Je suis une personne très chanceuse.

Alexandra Le Couteur Williamson pour the South Australian Advertiser : Quand vous commencez à écrire, avez-vous un plan complet avant de vous lancer, ou avez-vous juste une idée de départ que vous développez en n’arrêtant pas d’écrire ?

JK Rowling : J’ai un plan, j’ai vraiment tout planifié de manière assez méticuleuse. Je sais que c’est plutôt ennuyant parce que quand les gens me disent : ‘‘J’écris des histoires à l’école, quel conseil me donneriez-vous pour qu’elles soient meilleures ?’’ je leur réponds toujours : ‘‘Vous devez faire un plan’’, souvent leur visages se décomposent et il me répliquent : ‘‘Oh, mais je préfère juste écrire et voir où l’histoire me mène.’’
Quelque fois écrire et voir où cela vous emmène vous amène à de très bonnes idées mais je ne garantis pas que ce soit aussi bon que si vous vous étiez d’abord assis et que vous aviez réfléchi à : Où je veux aller, vers quel fin dois-je me diriger ? Qu’est-ce qui ferait un bon commencement ? Désolée, c’est vraiment ennuyeux.

Stephanie Chapman pour Woolworths : Si vous étiez placée dans une des quatre maisons, quelle serait-elle et pourquoi ?

JK Rowling : Et bien, je voudrais être à Gryffondor et la raison pour laquelle je voudrais intégrer cette maison, c’est parce que j’ai de l’admiration pour le courage dans toutes ces formes. Je l’estime plus que n’importe quelle autre vertu et quand je dis cela, je ne veux pas parler juste du courage physique et tapageur, mais également du courage moral.
Et je voulais insister là-dessus dans le tout premier livre avec Neville, parce que Neville n’a pas ce type de courage un peu tape à l’oeil que Harry montre en jouant au quidditch. Mais au bout du compte, ce que Neville fait à la fin de ‘‘La Pierre Philosophale’’, s’élever contre ses amis et risquer leur apathie et leur désapprobation est immensément courageux donc j’aimerais être à Gryffondor. Ce qui ne veut pas dire que je m’y retrouverais. Je pense qu’il y a une bonne partie de Poufsouffle en moi.

S.C. : Je me demandais, j’ai entendu que vous aviez pleuré quand vous aviez tué Sirius, avez-vous pleuré à la fin de ce tome ?

JK Rowling : J’étais quelque peu en larmes avec Sirius, mais j’étais sérieusement bouleversée à la fin de ce livre.

Joseph Rawlins pour the BBC World Service : Quel livre a été le plus difficile à écrire pour vous ?

JK Rowling : ‘‘La Coupe de Feu’’. Enfin, l’est-ce vraiment ? Entre ‘‘La Coupe de Feu’’ et ‘‘La Chambre des Secrets’’ j’ai du mal à me décider.
Lorsque j’étais au premier tiers de l’écriture du deuxième tome, ‘‘La Pierre Philosophale’’ a rencontré un immense succès, ce qui était totalement inattendu. J’étais très heureuse de cela, mais cela m’effrayait également, parce que je pensais que je ne pouvais pas reproduire cela, que c’était un feu de paille, j’étais alors temporairement bloquée dans l’avancement de ‘‘La Chambre des Secrets’’.
‘‘La Coupe de Feu’’ était difficile parce qu’à cette période, j’étais épuisée. J’avais écrit en étant à la fois mère célibataire, essayant de maintenir une succession de petits boulots, j’étais très fatiguée, ‘‘La Coupe’’ était un peu comme une lutte. Lorsque j’ai fini ce livre, je savais que je devais vraiment prendre un peu de temps pour me reposer.

Tristan Kent pour the Victoria Herald Sun, Australie : Pourquoi avez-vous besoin de tuer les personnes proches de Harry ?

JK Rowling : Ne veux-tu pas plutôt dire : Pourquoi êtes-vous une femme si désagréable ? Et bien, je ne prends pas de plaisir à le faire, évidemment, mais quand vous avez un héros qui grandit et qui grandit pour accomplir un certain destin, comme c’est le cas pour Harry maintenant, l’impitoyable réponse c’est qu’il est beaucoup plus intéressant pour lui de remplir sa tâche seul. Donc en termes d’histoire et d’intrigue et aussi en essayant de montrer l’évolution de l’enfance à l’âge adulte ce qui est le cas pour Harry, dans le prochain tome il deviendra majeur selon la communauté sorcière donc de la même façon il deviendra un homme, c’est une façon dramatique et poignante de montrer ce parcours en le dépouillant des personnes qui lui sont les plus chères. Ce qui me rend méchante, bien entendu !

Daniella Hayman pour the Sunday Times, Afrique du Sud : Quand vous avez commence à rédiger les Harry Potter, aviez-vous déjà planifié que Harry voulait devenir un Auror ou aviez-vous quelque chose d’autre en tête pur lui ?

JK Rowling : Depuis toujours j’avais planifié pour lui qu’il veuille devenir un Auror mais cet ambition n’aurait pas pu apparaître plus tôt dans les livres parce qu’il n’en avait jamais rencontré et que c’était beaucoup plus intéressant pour lui de découvrir qui ils sont et à ce moment là d’entretenir cette ambition.
Je n’avais toutefois pas encore le terme Auror lors des premiers tomes. J’ai toujours voulu qu’il fasse cela, rejoindre le Ministère et se battre, avec ses sentiments du moment il n’aura plus cette ambition dans le tome VII mais...

Huw Jones pour the Financial Times : En tant qu’auteur, quel fut votre passage préféré lors de l’écriture des ‘‘Harry Potter’’ ? Quelle idée vous plaisait le plus ?

JK Rowling : C’est une question à laquelle il est assez difficile de répondre. Dans ce livre, vous savez quand... avez-vous lu le livre, l’avez-vous déjà terminé ?

H.J. : J’en suis aux deux derniers chapitres.

JK Rowling : Alors vous avez déjà passé le moment où Luna Lovegood commente le match de Quidditch, ce qui m’a beaucoup amusé. Les choses dont je me souviens comme étant les mieux imaginées sont les moments les plus drôles parce qu’en général ces choses sont apparues très soudainement, vous pensez tout à coup à une plaisanterie et c’est très satisfaisant. J’adore également écrire les dialogues, et particulièrement ceux entre Harry, Ron et Hermione.

Peter Humphreys pour BBC Newsround : A qui appartenait Fumseck par le passé et jouera-t-il un rôle vital dans le prochain tome ?

JK Rowling : Je ne vais pas te répondre à propos de son rôle dans les prochains tomes, ce qui te donnerait probablement un indice trop important, et il n’a jamais appartenu à quiconque hormis Dumbledore. Tu remarqueras que quand Harry va dans la Pensine dans ce livre, Fumseck n’est jamais là, et non, je suis désolée, je ne retirerais pas cela. Quand Harry a vu le bureau avec un directeur différent comme il l’a vu avec Dippet, Fumseck n’était pas alors là. Fumseck est une possession de Dumbledore et non pas de Poudlard.

Imogen Ni Ealai pour Dubray Books, Irlande : Comment votre vie a-t-elle évolué depuis que vous avez si bien réussi ?

JK Rowling : Elle a considérablement changé. Autrefois, il y eut une période pendant laquelle si une personne me demandait, ‘‘Qu’est-ce que ça fait d’être connu ?’’, j’avais l’habitude de répondre, ‘‘Je ne suis pas connue’’, parce que je niais ce qui se passait et je trouvais ça assez effrayant.
Dans un sens, ça a été incroyable, parce que j’ai été dans des endroits où je ne serais jamais allé autrement. J’ai beaucoup voyagé. Je n’étais jamais allé aux Etats-Unis par exemple, avant 1998, et la première fois j’y suis allé pour une séance de dédicace, ce qui était fou.
J’ai été à Downing Street [là où vit le Premier Ministre anglais (NdT)], Buckingham Palace [là où vit la reine (NdT)] et à la Maison Blanche. Je ne sais pas comment j’aurais fait pour aller dans ces lieux sans Harry Potter, donc tout cela a été ahurissant.

Catherine Quinn pour the Irish Times : Si vous jouiez au Quidditch, quelle position occuperiez-vous et pourquoi ?

JK Rowling : Je dois dire qu’il n’y a aucune raison pour que quiconque me laisse jouer au Quidditch, je suis certaine que j’y serais lamentable. Je ne suis pas une personne sportive.
Si je devais absolument jouer au Quidditch, je pense que je m’arrangerais pour recevoir le moins de dommages car je n’aime pas beaucoup la douleur, donc je dirais poursuiveur, mais les cognards sont un danger potentiel, je pourrais aussi dire gardien et me contenter, vous savez, de tourner autour des buts et de rester en dehors de tout problèmes. Attrapeur requiert bien trop de capacités pour moi. A l’évidence tout le monde aspire à devenir un attrapeur, mais je ne pourrais pas le faire, pas question.

Lydia Halls pour the Sunday Times in England : Si on vous administrait du Veritaserum, quelle chose seriez-vous la plus susceptible de dévoiler ?

JK Rowling : Quelle question horrible, vous êtes vraiment une Rita Skeeter en herbe. Quand je dis cela, c’est positif.

L.H. : J’espère.

JK Rowling : Ce que je divulguerais, c’est à l’évidence quelque chose que je souhaiterais cacher. Alors probablement que je dévoilerais à tout le monde l’intrigue du tome VII, parce que cela occasionne toujours un immense conflit dans ma vie dans ce sens qu’une moitié de moi adorerait être assise ici et parler du septième livre, profiter de cela avec vous qui connaissez vraiment bien les premiers tomes. Ce serait tellement intéressant, mais évidement, l’autre moitié de moi est bien consciente que vous ne souhaitez pas que je vous raconte tout cela, je pense que vous préférez attendre de le lire, n’est-ce pas ?

L.H. : Oui

JK Rowling : C’est un soulagement.

Scott Ballard pour The Bookseller : Voldemort découvrira-t-il l’intégralité de la prophétie ?

JK Rowling : C’est une de ces très bonnes questions auxquelles je ne peux répondre. Je suis désolée, c’est toujours très frustrant, mais les questions les plus pénétrantes sont aussi généralement celles auxquelles je ne peux répondre parce qu’elles en diraient trop. Désolée.

PS :

L’interview est longue comme vous aurez pu le constater, mais rassurez-vous, il ne reste plus qu’une seule et dernière partie !


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