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5 Noises

J.K.R. : l’interview d’Edimbourg

Partie 1

7 août 2005

JK Rowling a donné une conférence de presse pour parler de ??Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé’’.
Elle a répondu à beaucoup de questions posées par des enfants et portant sur les livres ainsi que sur l’histoire ou encore sur ce qu’elle pourrait faire après que le septième tome soit écrit.
Voici ce qu’elle a dit :

Gillian MacKay pour la BBC Radio Scotland : Y a-t-il une éventuelle question qu’on ne vous ait pas encore posée et à laquelle vous vous attendiez, et si oui, quelle serait-elle ?

JK Rowling : On a effleuré ce sujet la dernière fois que j’ai donné une lecture de ‘‘L’Ordre du Phénix’’ au Festival du livre d’Edimbourg et j’ai dit qu’on ne m’avait jamais demandé pourquoi Voldemort n’était pas mort lorsqu’il avait attaqué Harry. Est-ce que quelqu’un a déjà fini ‘‘Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé’’ ? Très bien ! Et bien ces personnes connaissent la réponse. Mais à ce moment là, personne ne m’avait jamais demandé ça, on m’avait juste demandé pourquoi Harry avait survécu, et j’avais répondu que le sortilège qui devait faire mourir Harry a rebondi sur lui et que personne ne savait pourquoi Voldemort n’avait pas succombé à cela.

Alice Cudmore pour The Bookseller : Combien d’heures passez-vous à écrire ?

JK Rowling : Cela varie, à la fin de ‘‘Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé’’, j’en faisais certainement huit par jour et j’en aurais probablement fait plus si à ce moment-là je n’étais pas si horriblement enceinte et ça en était arrivé au point où l’on est tellement énorme, que l’on doit se lever et se dégourdir un peu parce que c’est vraiment gênant.
Dans le passé, je suis déjà allée jusqu’à 10 heures par jour, ce qui n’est plus faisable avec une famille composée de jeunes enfants, et autrefois je travaillais la nuit, ce que j’aimais vraiment faire, mais une fois de plus ce n’est plus compatible avec la famille.

Edward Hollet pour les librairies W H Smith : Si jamais Voldemort rencontrait un épouvantard, quel serait-il ?

JK Rowling : La chose qui effraie le plus Voldemort est sa propre mort. Il entreprend une quête de l’immortalité pour échapper à la mort, donc il devrait se voir lui-même s’étendant raide mort sur le sol.

Bethan Roberts pour The Times Educational Supplement : Dans le deuxième tome, si vous voyez un basilic mais que vous portez des lunettes, vous protègerons-t-elles ? Et si oui, pourquoi Mimi Geignarde est-elle morte ? Et si non, pourquoi cela ne fonctionne-t-il pas ?

JK Rowling : C’est vraiment une très bonne question. Et on me l’a déjà posée par le passé. J’ai décidé que les lunettes ne vous protégeaient pas. J’ai décidé ça, parce que, évidemment, il y a un certain nombre de personnes à Poudlard portant des lunettes et j’ai pensé que ça pourrait rendre l’histoire plus compliquée, donc j’ai décidé que les lunettes seules ne peuvent vous protéger.
Mais comme vous le savez, Justin a été protégé par l’objectif de son appareil photo, donc je pense que je suis exposée aux critiques dans ce cas, mais de la façon dont je me l’explique à moi-même, il regardait à travers différentes lentilles et ne voyait donc pas directement le basilic, il ne le voyait pas de son propre regard, quand vous regardez à travers un appareil photo, vous regardez à travers la lentille, c’est donc un peu faussé. Vous pouvez ne pas être tout à fait d’accord avec moi là-dessus et je ne vous le reprocherais pas mais c’est la façon dont je me l’étais expliqué à moi-même à cette période.

Kirsten Weir pour The Scotsman : Il y a eut beaucoup de discussions à propos du fait que le livre traite du bien et du mal. Pensez-vous que Harry est un bon modèle de toute une génération ?

JK Rowling : Je vois Harry comme quelqu’un qui lutte pour faire les bons choix, qui n’est pas irréprochable, qui agit de manière impétueuse comme la plupart des personnes de son âge, mais qui est dans l’absolu une personne vraiment loyale, et très très courageuse. Alors, comme il rassemble les qualités que j’admire le plus, je dirais que c’est un bon modèle. Ce qui ne signifie pas que c’est un saint, mais franchement, qui en est un ? Mais je pense que vous voyez assez de la vie de Harry, la façon dont son esprit marche, pour vous apercevoir qu’il est en fin de compte très humain, luttant pour accomplir les bonnes choses, ce qui, je pense, est admirable.

Michael Artist pour the Australian Sunday Telegraph : Portez-vous de l’intérêt au fait que comme cela prend de plus en plus de temps pour vous d’écrire chaque livre plusieurs de vos fans grandissent, s’éloignent de Harry Potter et se tournent vers d’autres livres ?

JK Rowling : Et bien honnêtement, j’espère vraiment qu’ils le font. Je ne suis pas en train de dire que je veux être abandonnée par mes fans, mais si des gens passent de Harry à d’autres livres, alors rien d’autre ne me rend plus fière, particulièrement si ces gens n’étaient pas de grands lecteurs lorsqu’ils ne connaissaient pas encore Harry. En fait, ça ne me prend pas plus longtemps d’écrire chaque livre.
Il y a eut un fossé de deux ans entre les trois derniers livres, entre ‘‘La Coupe de feu’’ et ‘‘L’Ordre du Phénix’’ et entre ce dernier et ‘‘Le Prince de Sang-Mêlé’’. Et cela s’explique en partie parce que j’ai décidé de prendre un break à un certain moment parce que j’avais beaucoup travaillé pendant 8 ou 9 ans et aussi parce que j’ai eu deux enfants de plus et que je voulais passer du temps avec eux. Si je perds des fans à cause de l’attente, alors je prends ça comme ça vient. C’est mon choix. Je ne peux pas être plus honnête que cela.

Rosa Jenkins pour The Observer : Qu’est-ce qui vous a fait vouloir commencer à écrire Harry Potter ?

JK Rowling : J’ai eu l’idée comme je l’ai si souvent répété par le passé à bord du train, et j’ai tellement aimé l’idée que je ne pouvais pas attendre de commencer à l’écrire, ce qui est le mieux. Iris Murdoch disait qu’écrire était comme se marier, vous ne devez pas vous engagez jusqu’à ce que vous ne pouviez pas croire en votre chance (NdT : J’aie u du mal avec cette phrase, mais je pense que ce que Jo a voulu dire, c’est qu’elle attendait d’avoir un truc vraiment merveilleux en tête avant de se lancer dans l’écriture). C’est vraiment ce que je ressens à propos de Harry.

Alice Gurney pour the Daily Herald : Dans tous les autres livres, l’histoire commence avec Harry chez les Dursley et puis il va à l’école mais dans ce livre, c’est différent. Y a-t-il une raison particulière à cela ?

JK Rowling : Il y a un autre livre où on ne débute pas l’histoire du point de vue de Harry, il s’agit de ‘‘La Coupe de feu’’. Si vous vous souvenez bien, l’histoire débute à la maison des Jedusor. Sans vouloir trop en dire pour les gens qui n’ont pas encore lu ‘‘Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé’’, j’essayais de montrer à travers ces deux premiers chapitres que le conflit est vraiment en train de prendre de l’ampleur maintenant, dans la communauté sorcière. Il ne s’agit plus de la lutte secrète de Harry pour prouver qu’il a raison, maintenant tout le monde sait que Voldemort est de retour, tout le monde sait aussi que beaucoup de gens sont affectés et ils savent qui est derrière tout cela. Donc c’était un bon moyen de montrer cela.

George Moore pour The Times : Quel âge a Dumbledore ?

JK Rowling : Je le vois comme ayant environ 150 ans, j’ai déjà dit que les sorciers à moins qu’ils ne contractent d’horrible maladies magiques ce qui arrive souvent vivent plus longtemps... Au cas où vous auriez entendu l’histoire selon laquelle Dumbledore et Flamel seraient amis d’enfance, sachez que ce n’est pas possible étant donné que Flamel est né il y a 600 ans. Ils sont devenus amis du vivant de Dumbledore, s’ils étaient amis depuis l’enfance, Dumbledore serait exceptionnellement vieux.

Trisha Mittal pour the Hindustan Times India : Ma question est pourquoi l’horloge des Weasley est bloquée à ‘‘Danger Mortel’’ ?

JK Rowling : Mrs Weasley a raison, si vous ne savez pas de quoi nous parlons, les Weasley ont une horloge dont les 9 aiguilles représentent chacune un membre de la famille et elles désignent des choses comme ‘‘au travail’’, ‘‘en voyage’’, etc... Mais au commencement de ce tome-ci, les 9 aiguillent désignent la case ‘‘Danger Mortel’’. Mrs Weasley a raison, elle suppose qu’avec la guerre tout le monde est maintenant en danger, et c’est tout à fait exact. En fait, si les Mangemorts avaient ce genre d’horloges, leurs aiguilles ne désignerait pas la case ‘‘Danger Mortel’’. Car il faut savoir que les Weasley sont appelés des traîtres de sang, en d’autres termes ils sont Sangs Purs mais n’agissent pas de la sorte. Ils épousent et aiment les moldus. Par conséquent, ils sont sur la ligne de feu et sont loin de faire partie des favoris de Voldemort.

PS :

La suite aussi prochainement que possible...


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