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Harry Potter traduit en Maori

23 ans après sa première publication, Harry Potter à l’école des sorciers continue d’être traduit ! Cette année c’est au tour du Maori de prendre possession de l’œuvre, dans le cadre d’un vaste programme de réappropriation de la langue par les plus jeunes.

Le premier tome de Harry Potter est l’un des livres les plus traduits au monde. Les dernières langues réalisées étaient l’Hawaïen, l’an dernier, par Keao Nesmith et l’Ecossais en 2017 par Matthew Fitt (dont vous pouvez retrouver notre interview exclusive ICI), et c’est cette fois en Māori qu’il doit être traduit, une initiative lancée par Kotahi Rau Pukapuka dans le cadre d’un grand projet de revivification de la langue qui était en passe de disparaître au XXe siècle.

Presque 200 000 personnes parlent cette langue aujourd’hui, mais dans le cadre d’un apprentissage académique plus qu’autre chose, de sorte que l’initiative Trust a décidé de commander la traduction de 100 romans pour enfants qui devraient contribuer à permettre un usage plus quotidien. Le projet, dirigé par Kotahi Rau Pukapuka et Auckland University Press a pour objectif la publication d’une bibliothèque complète en Te Reo Māori, aussi bien de romans néo-zélandais que de traductions de textes d’autres langues, ce qui inclut notamment Harry Potter et les Comics Marvel Avengers vs X-Men.

Harry Potter à l’Ecole des sorciers, ou Hari Pota me te Whatu Manapou, se trouve être le premier des 100 romans choisis par l’initiative. Les premiers titres devraient paraître en 2020 au rythme de 5 par an, bien que le Trust espère accélérer la cadence au fur et à mesure et Harry Potter ayant été le premier annoncé, il devrait être le premier à paraître, dans le courant de l’année qui vient. Le traducteur, Leon Blake, justifie ce choix de la manière suivante :

« Ce que ce livre offre est une possibilité pour les enfants d’utiliser la langue dans un monde typique de la fantaisie. La plupart du reo qu’ils utilisent s’emploie dans un cadre d’enseignement institutionnel à l’école ou dans des conversations concernant leur vie quotidienne, donc avoir une autre possibilité d’utiliser la langue étend leur capacité à communiquer et à s’exprimer. »

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Il explique toutefois, comme plusieurs autres traducteurs avant lui, l’ampleur de la tâche qu’il a entreprise, raison pour laquelle il a fait appel à des fans de la saga pour réfléchir avec lui dans le cadre de ce projet. Parmi les difficultés propres à la saga, on retrouve en première place les importantes racines gréco-latine omniprésente dans l’univers, et surtout dans les noms et les formules magiques. Pour parvenir à un compromis entre le fait de conserver l’intégrité de la langue, essentielle dans le cadre d’un projet comme Trust, et celle de l’identité de la saga, il a décidé de composer pour les noms avec des termes inventés de toute pièce, comme Tamaratoa pour Dumbledore, d’autres dérivés de mots en te reo comme Hākari, qui signifie à la fois le festin, le cadeau et le fait de décorer ses cheveux ou sa barbe, et enfin certains pour lesquels la ressemblance phonétique primera, comme Voldemort ou Hari Pota lui-même.

En ce qui concerne les sorts, sujet plus délicat que les dénominations des personnages, c’est par le biais d’une recherche équivalente à celle opérée par Rowling en latin qu’il entend retranscrire l’esprit de la saga, raison pour laquelle il s’est penché sur les prières traditionnelles utilisées dans le cadre de rituels mystiques. Ici encore, le choix de la traduction de Harry Potter dans le cadre de l’initiative de Trust n’est pas anodin, puisqu’elle fournira l’occasion de faire découvrir l’existence de cette dimension magique de la culture traditionnelle Māori ignorée d’une partie de la population par le biais de la langue.

Si cette initiative vous intéresse, vous pouvez retrouver un entretien avec Leon Blake (en anglais) ici, ou encore suivre les avancées du projet via le compte Facebook de l’éditeur

Sources : stuff.co.nz, teaomaori et MuggleNet

Mots-clésTraductions
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