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Reportage : inauguration du Paris Magique à Epic Universe

Le 22 mai 2025, Universal Orlando Resorts inaugurait officiellement son troisième parc à thème après Island of Adventure et Universal Studios Florida ; le quatrième si on compte le parc aquatique Volcano Bay. Epic Universe plonge les visiteurs dans quatre lands immersifs reliés par un monde central : Celestial Park. C’est ici, grâce au pouvoir du Chronos, que les Célestiens ont pu construire des portails vers les univers de Berk (Dragons), Darkmoor (royaume de Frankenstein, Dracula et des loups-garous), Super Nintendo World et bien entendu, le Wizarding World of Harry Potter (WWoHP).

Au-delà des attractions à la pointe de la technologie actuelle, Universal Orlando Resorts pousse le curseur de l’interactivité au sommet de son art, pour proposer des aventures à chaque instant. Chaque portail est unique. Celui du Wizarding World est surmonté d’une main géante brandissant la baguette de Sureau, qui semble jeter un sort vers le ciel. On y lit également l’inscription : « Quand nous rêvons, nous entrons dans un monde qui n’appartient qu’à nous. » (For the dreams we enter a world that’s entirely our own).

Nous avons eu le privilège d’assister à l’inauguration du parc, et d’explorer chacun des cinq univers. Chaque portail a été inauguré l’un après l’autre, au rythme de deux par jour. À chaque fois, les personnages qui peuplent les mondes sont venus à notre rencontre, pour nous inviter à les suivre dans de nouvelles aventures. Les célébrations se sont achevées par un son et lumière spectaculaire autour de la gigantesque fontaine de Celestial Park.

Il est maintenant l’heure de vous emmener à la découverte de Epic Universe, en commençant par le Paris magique des années 20, issu du film Les Animaux Fantastiques 2 : Les Crimes de Grindelwald.

En immersion dans le Monde Magique

Passé le portail du Wizarding World of Harry Potter – Ministry of Magic, vous arrivez à Paris, place du jardin pour être précis. Une colonne Morris couverte d’affiches et un plan du métro vous accueillent dans la partie moldue de ce coin parisien. Mais il ne vous faudra pas longtemps pour traverser la Porte Saint-Denis et débouler dans la rue cachée… du moins si vous êtes bien sorciers !

Le land s’articule autour de la place cachée, qui accueille notamment la tente du Cirque Arcanus et son spectacle impressionnant. Quatre rues en partent : la rue cachée au sud, qui vous reconduit vers la sortie ou vers le Café de la Sirène ; la rue du Carcohl au nord, avec les façades du Cancan Carcohl ainsi que de l’hôtel Le Molusque Nocturne ; la rue de Furstemberg à l’est, qui mène à la place du même nom et à l’entrée initialement prévue pour le Ministère de la Magie français ; et, enfin, la rue Malabête à l’ouest, qui vous entraîne vers le Métrofloo (métro de cheminette) et l’attraction Bataille au Ministère. Au détour d’une ruelle qui relie la place Furstemberg à la rue cachée, on découvre également une petite place avec la maison de Nicolas Flamel et l’auberge Le Gobelet Noir.

Le paradis des sorciers français

Ce qui nous a frappé, c’est à quel point les concepteurs du parc nous plongent dans une histoire complète. Partout, des plaques nous livrent des anecdotes sur le monde magique français. Ici on apprend qu’un noble a survécu à la révolution en jetant un sortilège de désillusion ; là, que le sorcier dramaturge Malécrit a vécu de 1470 à 1535 non loin du Gobelet Noir.

Les créatures magiques sont omniprésentes, avec des fontaines à eau ornées de strangulots, des lanternes suspendues à des occamys en fer forgé et même des botrucs en reliefs sur les caisses enregistreuses des magasins ! Tout est dans le détail.

On a le sentiment de découvrir l’incarnation même de ce qu’aurait pu et dû être Les Animaux fantastiques : une exploration du monde des sorciers. Ce WWoHP est à la saga ce que les livres Le Quididtch à travers les âges et Vie et habitat des animaux fantastiques furent à leur sortie. C’est une mine d’anecdotes farfelues et magiques qui donne au monde des sorciers une saveur unique. On découvre ces rues comme si un magicien incroyable avait donné forme à un livre jamais publié.

Et, cette magie, c’est en grande partie au Studio MinaLima qu’on la doit ! Car les graphistes des films sont impliqués depuis le début dans ce projet titanesque. On leur doit chaque enseigne, chaque affiche (et elles sont nombreuses) qui donne vie à cet univers.

Cerise sur le gâteau, tous les textes sont en français ! Après tout : ici, c’est Paris ! Les fans francophones profiteront donc d’une expérience bien plus complète que les autres. Bien entendu, on regrette quelques traductions approximatives, voire absentes (Veela vs Vélane ; Métro floo vs cheminette…) et des fautes d’orthographe frappantes (« Echange Scolaire Officielle« ) mais, dans l’ensemble, la magie fait effet.

Un univers complet, qui dépasse Pré-au-lard et le Chemin de Traverse

Au-delà de ses décors, ce nouveau WWoHP frappe fort, avec :

  • Une attraction qui propose aux fans de visiter le Ministère de la Magie : La Bataille au Ministère.
  • Un spectacle poétique et surprenant sur la scène du Cirque Arcanus, lors duquel de nombreux animaux fantastiques prennent vie.
  • Deux restaurants aux ambiances uniques (Le Gobelet Noir et Le Café l’Air de la Sirène) ainsi que le bar Moonshine proposant des boissons exclusives.
  • Des personnages inédits, qui interagissent avec les visiteurs, leur confiant des missions, livrant au détour d’un échange quelques anecdotes sur les lieux et les invitant à découvrir certains secrets.
  • Des boutiques thématisées avec des produits dérivés exclusifs, notamment l’incroyable Cosme Acajor (baguettes magiques) et le succulent confiseur K. Ramelle.

À chaque fois, ces expériences sont parfaitement intégrées dans l’histoire complète que raconte ce land. Chacune mérite qu’on lui accorde un article détaillé complet. Alors restez à l’écoute ! Car nous allons vous faire découvrir ce monde magique dans ses moindres recoins dans de prochains articles !

Quatre autres mondes à explorer

Le tour de force d’Universal, c’est de proposer un parc qui atteint ce niveau d’immersion dans chacun des mondes à explorer. Dans chacun d’entre eux, des personnages se baladent et interagissent avec la foule ! On peut, par exemple, croiser Ygor, l’assistant du Dr Frankenstein, ou l’homme invisible dans le village de Darkmoor ; Harold, Astrid, Gueulfor, Kranedur et Kognedur, ainsi que leurs dragons à Berk ; ou encore Mario, Luigi, Donkey Kong, Toad, et Peach dans Super Nintendo World.

Si les personnages de ce dernier univers sont les moins interactifs (ils s’expriment avec des phrases pré-enregistrées), les autres sont en improvisation totale et apportent une touche humaine incroyable. Super Nintendo World bénéficie cependant d’un autre élément interactif, le bracelet Power Up (40$), qui permet de collectionner des pièces et de déclencher des mini-jeux dans le land. En connectant le bracelet à l’application d’Universal, on peut participer à une compétition par équipe (en fonction du bracelet acheté) et contre ses amis. Cela permet aussi d’accumuler des récompenses en fonction des actions réalisées (collecter 100 pièces, rencontrer les personnages, refaire une attraction…).

À Berk, la rencontre avec Krokmou est également un incontournable, même s’il faut malheureusement faire une longue file pour en profiter. Il n’est pas non plus garanti d’y croiser Harold. Néanmoins, si vous n’avez pas le temps, vous pouvez vous rattraper avec d’autres dragons qui se baladent dans le land !

Des attractions à la hauteur

Epic Universe est donc interactif, ludique et immersif, en plus de bénéficier d’attractions à la pointe de la technologie. Car, si nous avons été particulièrement impressionnés par le Ministère de la Magie, ce n’est pas la seule expérience qui nous a marqués !

Nos coups de cœur :

  • Monsters Unchained – The Frankenstein Experiment : ce Dark Ride nous emmène dans les catacombes de Darkmoor, alors que Victoria Frankenstein tente d’emprisonner Dracula. Les animatroniques sont impressionnants ; l’ambiance est angoissante à souhait ; certaines scènes donneront des cauchemars aux plus jeunes visiteurs !
  • Hiccup’s Wing Gliders : une petite montagne russe, plutôt accessible, mais qui procure malgré tout quelques sensations (pas de looping, mais une bonne vitesse). Elle bénéficie surtout de décors colorés et d’un survol du lac au centre de Berk qui lui donnent un goût de revenez-y.
  • Stardust Racers : deux montagnes russes entrelacées, c’est l’expérience la plus intense du parc en matière de sensations fortes. Loopings, vrilles et virages serrés sont au rendez-vous, pour le plus grand plaisir des amateurs de sensations fortes. Les deux trains se croisent et se tournent autour, pour une expérience unique en son genre.
  • Fyre Drill : seule attraction aquatique du parc, situé à Berk, elle vous invite à monter à bord d’un drakar viking et à tirer sur des cibles avec un canon à eau pour éteindre les incendies causés par les dragons. Tirez sur les cibles bleues et vous déclencherez une réplique qui vous éclaboussera, vous et les autres personnes à bord ! En mélangeant la mécanique de l’attraction aquatique et du tir sur cibles, Universal fait mouche, surtout avec la météo de Floride !

On y retourne avec plaisir

  • Mario Kart, Bowser Challenge : la réalité augmentée vous plonge dans une course de Mario Kart. On parcourt les décors emblématiques du jeu en dégommant ennemis et obstacles à coups de carapaces, en plus de devoir donner des coups de volant au bon moment pour collecter des pièces. La file d’attente dans le château de Bowser et sa bibliothèque bourrée de livres aux titres délirants et humoristiques donnera aux fans l’envie de traîner pendant des heures à la recherche de chaque référence.
  • Constellation Carousel : le carrousel propose plusieurs « chorégraphies » et ne se contente pas de tourner en rond ! Très bien pensé pour les familles, puisque chaque créature est équipée d’un siège adulte et d’un siège enfant devant, il est encore plus magique la nuit lorsque les jeux de lumières lui donnent une nouvelle vie.
  • The Untrainable Dragon (le dragon inapprivoisable) : Un spectacle familial dans lequel les dragons prennent vie.
Acteur représentant Harold chevauchant un animatronic du dragon Crocmou lors du spectacle The Untrainable Dragon à Epic Universe

Pour ceux qui ont le temps

  • Donkey Kong Mine-Cart Madness : une montagne russe sans looping qui repose sur un système inédit de faux rails pour créer l’illusion de sauter au-dessus des obstacles, comme dans le jeu vidéo. Si le principe est amusant et certains décors très jolis, ça secoue beaucoup trop, selon nous, pour être agréable.
  • Dragon Racer’s Rally : un manège aérien qui vous soulève au-dessus de Berk. En inclinant les ailes et en basculant son poids de façon précise, il est possible de réaliser une vrille. Si la sensation peut-être sympathique, le vol dure moins d’une minute, ce qui ne laisse pas vraiment le temps de maîtriser la technique nécessaire pour atteindre une forte inclinaison, et encore moins pour réaliser une vrille. Sauf en recommençant plusieurs fois…
  • Yoshi’s Adventure : une balade très lente dans les décors de Super Nintendo World, pour les plus jeunes visiteurs et ceux qui veulent compléter les missions liées au bracelet Power Up. Pendant la balade, vous devrez repérer les trois œufs de couleurs « cachés » bien en évidence dans le décor, et appuyer sur le bon bouton pour valider votre découverte. Une interaction qui reste amusante, encore une fois, pour les jeunes fans.
  • Curse of the Werewolf (la malédiction du loup-garou) : petite montagne russe dont les véhicules tournent sur eux-mêmes, elle ne bénéficie que de très peu de décors et les filets qui entourent les rails gâchent complètement le plaisir. Elle n’est pas à la hauteur du reste du parc.

Epic Universe mérite son nom

Les élèves de Beauxbâton, Ilvermorny et Poudlard que l'on peut rencontrer dans le Paris Magique du land Wizarding World d'Epic Universe.

Si nous n’avons malheureusement pas pu expérimenter toute l’offre du parc en matière de restauration, le reste nous a indéniablement séduit. Epic Universe n’est pas un parc d’attractions, c’est un véritable parc à thèmes comme il en existe finalement peu. Chaque monde regorge de détails, de rencontres, de surprises et d’interactions, qui plongent véritablement les visiteurs au cœur d’une aventure incroyable.

Universal a poussé le curseur encore plus loin, par rapport aux précédents espaces immersifs de Pré-au-lard et du Chemin de Traverse, en appliquant la recette à un parc dans son ensemble. Le système de casiers, où il est obligatoire de laisser son sac avant certaines attractions à sensations fortes, a également été repensé, pour un meilleur flux et une expérience simplifiée. Il sont désormais en fin de file, plutôt qu’au début, et s’activent avec la reconnaissance faciale. Cette destination vient donc parfaitement compléter les parcs précédents, accessibles en quelques minutes par des navettes gratuites.

Malgré quelques défauts, c’est une expérience unique en son genre, qui ravira immanquablement les fans de Harry Potter, surtout s’ils apprécient les autres univers présents. Et, sinon, faites comme nous : imaginez des références à la saga un peu partout ! Après tous, les dragons, les vampires et les loups-garous des autres mondes ont toute leur place à Poudlard.

Trucs et astuces :

  • Ne partez pas tout de suite ! De nuit, chaque land se métamorphose ! Il sera beaucoup plus facile d’admirer les vitrines du WWoHP sans les reflets ; Darkmoor devient plus angoissant encore et les illuminations de Celestial Park dévoilent toute leur féerie.
  • L’application Universal Orlando est indispensable, notamment pour commander à manger et à boire dans certains restaurants, comme au Café de la Sirène.
  • Si vous devez choisir un hôtel proche de Epic Universe, les trois options possibles sont Helios, Stella Nova et Terra Luna. Le plus cher, Helios, bénéficie d’un accès au parc dédié et d’une vue directe sur le parc, mais il coûte extrêmement cher (min. 500€ la nuit). Stella Nova et Terra Luna sont beaucoup plus accessibles (180-250€ la nuit, pour des chambres accueillant 4 personnes). Entre les deux, privilégiez Stella Nova, qui permet de se rendre au parc à pied plus facilement si vous ne voulez pas attendre la navette.
  • Vous pouvez profiter de la vue sur Epic Universe depuis le bar de l’hôtel Helios, même si vous n’y logez pas ! Pour ça, il vous suffit d’y faire une réservation pour l’apéro.
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