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Studio Tour ; quand les moldus reproduisent le monde sorcier

1er juin 2012

[Tout d’abord désolé pour le retard dans la parution de cet article mais, vous savez, parfois d’autres obligations prennent le pas. J’ai donc décidé de publier cet article exactement deux mois après l’ouverture des Studios.

Ensuite, sachez que je suis d’abord passé par King’s Cross et que j’y consacre donc quelques lignes...
Pour les moins lecteurs d’entre vous, il y a un résumé en fin d’article]

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C’est après une longue nuit en magicobus et un dur voyage que j’arrive à Euston Station à Londres. Cependant, avant de me rendre au Studio, je décide de faire un crochet par la gare de King’s Cross, d’où part le fameux Poudlard Express, afin de découvrir le résultat de la rénovation menée par les moldus.

Depuis plusieurs années, un demi chariot enfoncé dans un mur marquait l’emplacement supposé du quai 9 3/4 afin que les touristes puisse se prendre en photo comme s’ils le traversaient. A cause des travaux, le chariot a beaucoup voyagé, se trouvant même un moment placé hors de la gare contre un mur en plastique !

Cependant, il a maintenant trouvé une place définitive contre un nouveau mur, dont vous pouvez trouver la situation sur la carte ci-dessus. Eh bien le résultat est horrible. L’ancien chariot était placé sous une arche, celui-ci est placé contre un mur simple entre deux portes de bureau, sous une passerelle ultra-moderne. Les moldus n’ont vraiment rien compris à la magie du lieu et leur imitation du monde magique a grandement perdu en qualité.

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De plus, le chariot a été réduit ! Alors qu’il était possible auparavant d’y placer une valise cabine, le chariot est maintenant tellement collé au mur que plus rien n’y entre ; sans doute une question de sécurité, afin que personne ne trébuche dessus puisqu’il se trouve en pleine zone de passage...

Un changement bien dommage qui ne présage rien de bon pour la suite. Si c’est ainsi que les moldus traitent leurs reproductions du monde magique, je ne veux pas en voir plus. Je me rend donc au Studio empli de doutes ; ayant déjà vu les photos, plus rien ne me surprendra... Pour compléter le trajet inconfortable de la veille, je rate la navette entre Watford Junction et le Studio Tour (à 5 min près) et doit donc prendre un taxi, ce qui me coûte 9£ (1 Gallion, 13 Mornilles, 17 Noises).

J’arrive enfin dans ce temple de la reconstitution, censé permettre aux moldus de découvrir les reproductions du monde magique. En un instant, mes craintes sont balayées : au premier aperçu du Studio, je me sens gagné par le même sentiment d’excitation que celui ressenti par les gamins à leur première découverte de Disneyland.

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A l’extérieur, trois pièces de l’échiquier géant nous accueillent. Je récupère mon ticket à l’intérieur, mon guide et, le temps de faire un tour du hall d’entrée et de la vitrine de la boutique qui dévoilent déjà certains accessoires, je me place dans la première file d’accès à la visite elle-même.

On y découvre le placard sous l’escalier, quelques photos de la famille Dursley, les traces de mains du trio principal imprimées dans du ciment et quelques panneaux avec des chiffres et des faits. Ensuite, un petit film sur la pottermania est présenté en écrans scindés (j’ai cherché à nous voir sur sur les images de l’avant-première de Trafalgar Square, mais le temps m’a manqué) et on nous fait entrer dans un cinéma pour un film du trio introduisant la visite. Aucune des vidéos n’est sous-titrée, ce qui posera sans doute problème aux moins anglophones d’entre-nous.

Enfin, on nous mène à l’entrée de la Grande Salle. Devant les portes, les explications sont brèves ; pas vraiment le temps de regarder les statues en détail que la salle s’ouvre... *gasp*. Mes doutes s’envolent, quelques ’ouah’ se font entendre, un bref sanglot de ma voisine qui semble retenir une larme, les appareils photos se déchaînent.

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Après un très court temps libre, le guide nous rappelle pour attirer notre attention sur quelques détails, puis on nous demande de passer à la suite afin de faire place au groupe suivant. Eh oui, car si le temps de la visite n’est pas limité ailleurs, il l’est dans cette première pièce qu’il faut laisser vide de monde pour qu’elle produise le même effet sur les suivants.

Le reste de la visite est beaucoup moins organisé. Il n’y a pas de trajectoire définie à suivre, vous pouvez allez d’un coin à l’autre sans arrêt. Le premier studio est consacré aux décors, costumes et accessoires, ainsi qu’à quelques effets spéciaux comme le vol sur balais. Vous pouvez profiter des moindres détails, des boutons de la robe d’Ombrage, aux étiquettes des fioles de souvenir de Dumbledore, en passant par une armure de Troll de la Salle sur Demande.

L’importance est vraiment aux détails, certains invisibles dans les films même en arrêtant l’image, comme cette peluche d’hippogriffe qui ne semblait avoir fait l’objet que d’un dessin conceptuel. Malheureusement, elle gît sur un empilement d’accessoires un peu caché par la grille qui l’entoure.

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Des guides sont à disposition pour discuter de la section qu’ils supervisent ; ce sont des fans, parfois ayant été figurants dans les films, tous ayant suivi une formation approfondie avec l’équipe de décoration pour pouvoir répondre à la moindre question. Certains viendront vers vous d’eux-même, s’ils vous sentent intéressé, pour attirer votre attention sur un détail ou l’autre. Parfois, ça peut-être un peu agaçant, cependant, surtout quand on s’adresse à vous pour vous faire remarquer que ’tous les portraits dans le bureau de Dumbledore sont endormis’... il va donc peut-être falloir faire comprendre que vous connaissez vaguement quelque chose à Harry Potter, en demandant où se trouve le portrait de Phineas Nigellus, par exemple (je ne l’ai pas trouvé).

C’est également dans cette première zone que vous pourrez faire la file pour vous placer sur un balai devant un fond vert, et prétendre voler pour quelques trop courtes minutes grâce à une incrustation sur écran. Pour compléter l’illusion, une robe de sorcier vous sera prêtée et des souffleries feront voler vos cheveux s’ils sont longs.

Malheureusement, l’incrustation sur la photo souvenir n’est pas toujours parfaitement travaillé, des zones vertes apparaissent ici et là ou le fond se laisse deviner au travers du sujet (photo) et le cadrage limité de la camera ne vous permet pas une liberté totale dans vos mouvements. Tendre les bras pour se la jouer comme Harry sur Buck lorsque vous survolez le lac noir vous laissera avec deux moignons s’interrompant abruptement aux coudes (pour les plus grands). Mais la photo en vaut sans doute malgré-tout la peine ; à 15£ pour deux clichés sur des fonds différents.

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Après un passage devant de si nombreux costumes qu’on ne pourrait les énumérer et de nouveaux magnifiques décors, cette deuxième salle s’achève sur une vitrine reprenant de nombreux accessoires ; des livres, des fioles, des magazines, des lettres (comme celle de Lily à Sirius, qui n’apparaît pourtant pas dans le film !), des friandises, farces et attrapes, et j’en passe. N’oubliez cependant jamais de lever les yeux, vous pourriez rater la statue de la Sorcière Borgne, les robinets de la salle de bain des préfets ou une cage d’ascenseur du ministère, tous placés en hauteur.

On accède ensuite sur le patio, dans lequel on peut déguster de la bièraubeurre, prendre des photos dans le magicobus, la ford anglia ou la moto de Hagrid, et se recueillir, au choix, sur la tombe de Jedusor père, à l’entrée du 4 Privet Drive ou devant la maison en ruine des Potter à Godric’s Hollow. N’hésitez pas à faire une pause ici et digérer un peu tout ce que vous avez vu, car ce n’est pas fini !

Le bièraubeurre moldue peut vite devenir écœurante, je vous conseil donc de partager un verre pour deux personnes et d’en racheter un deuxième si ça vous plaît réellement plutôt que d’acheter deux verres d’un coup.

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Un passage devant les pièces d’échec géantes restantes et le pont vers nulle part plus tard, vous entrerez dans le deuxième studio, la section technique, emplie de créatures et d’animatronics, des robots extrêmement complexes conçus par les moldus pour produire une illusion de vie saisissante. N’oubliez pas de vous incliner devant Buck qui vous répondra peut-être ! (Comment ça, c’est un animatronic lui aussi ? J’étais pourtant persuadé que...)

Mais, comme si le visiteur n’en avait pas encore vu assez, voici que la suite nous emmène sur le Chemin de Traverse. J’avais vu les photos, je savais qu’il avait été légèrement élargi pour des raisons de sécurité, je m’étais indigné devant l’intolérable ajout de barrières... J’ai tout oublié sur le moment. La décor est incroyable, regorgeant de détails visibles jusqu’à l’intérieur des boutiques au travers des vitrines.

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Tout est là, il ne manque que le lapin blanc jaillissant du chapeau de la boutique Weasley... mais le chapeau se soulève bien. Comme partout dans les studios, des objets que l’on penserait ne fonctionnant que grâce à l’intervention d’un ordinateur les animant sont en fait physiquement fonctionnels ; le présentoir de pastilles de gerbe semble les cracher en continu grâce à un simple système de pas-de-vis, mais l’illusion est totale.

Le circuit ne vous laisse reprendre votre souffle qu’un court instant, grâce au passage parmi les plans, maquettes en cartons de multiples décors et dessins conceptuels, avant de vous frapper un nouveau coup. Sous vos yeux, Poudlard. La maquette est dantesque, plus que détaillée, époustouflante. Je manque d’adjectifs. On peut même y voir les instruments d’observation de la tour d’astronomie !

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Comme annoncé, un cycle jour nuit permet d’admirer les fenêtres éclairées de l’intérieur, mais il n’est malheureusement pas très convaincant quant à sa coloration et réduit la qualité des photos ’de nuit’. Par contre, le ’jour’ et le ’crépuscule’ sont parfaitement photo-réalistes. On notera d’ailleurs que ce cycle jour-nuit se produit au cours de l’intégralité de la visite, avec le même effet catastrophique pour les photos baignées d’une lumière bleue extrêmement artificielle. Autre ajout d’importance, des écrans dispersés tout autour du modèle réduit permettent d’effectuer un zoom puissant sur certaines zones obscures et même d’observer les espaces invisibles, telles les cours intérieures.

A bout de souffle, on penserait avoir tout vu, mais les Studios réservent encore deux surprises. La salle ’du générique’, dans laquelle les noms de toutes les personnes ayant participé aux films sont inscrites sur des boîtes de baguettes et la boutique. Si la première n’a d’extraordinaire que la quantité de baguettes et la connaissance absolue du guide présent qui pointera pour vous les noms les plus recherchés, la seconde est essentielle.

En effet, au-delà d’une simple boutique, elle prolonge réellement la visite ! Votre passage à la caisse se fera ainsi devant le bureau du maître gobelin de Gringotts ayant servit dans le film et les vendeurs font donc également office de guides, pour vous indiquer les quelques accessoires et éléments de décors issus des documentaires moldus qui sont exposés ici parmi les objets à vendre.

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Sans trop m’attarder sur la quantité d’objets à acquérir, je dirais que tous les budgets trouveront un petit quelque chose à ramener de leur visite. Vêtements, livres, peluches (des chouettes, phénix, licornes, boursoufflets...), bannières, posters, friandises, répliques d’accessoires (chères), répliques de moindre qualité (en plastique soufflé ou mousse pour les vifs d’or et souaffles)... vous trouverez de tout. Faites cependant bien attention, il est facile d’acheter un petit t-shirt par-ci, une tasse par-là, un souaffle, une bannière de maison... et de finir avec une centaine de livres de dépense.

Pour conclure, il n’y a qu’une chose à dire ; dès que vous avez le budget, foncez ! La magie opère sans le moindre doute, les photos ne rendent aucunement compte de le sensation ressentie lorsque l’on pénètre ces décors ou que l’on fait face à ces créatures robotisées. Tant de détails se révèlent, tant de véritables tours de magie se produisent sans l’intervention d’un ordinateur.

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Warner Bros. a ici réussi à produire une expérience qui enchantera les fans et fascinera sans doute même les moins passionnés. Les plus jeunes auront peut-être du mal avec le peu d’interactivité, mais des carnets à compléter de cachets et des vifs d’or dissimulés dans les décors tentent de palier ce problème. Dès les premières minutes de la visite (et même avant) jusqu’à l’inévitable passage à la caisse de la boutique, les visiteurs en prennent plein les yeux, sans le moindre répit, et en redemandent.

Je n’hésiterai pas à y retourner. Je suis reparti à contrecœur, obligé de prendre la dernière navette de la journée. Cependant, ce retour m’offrit l’occasion de discuter avec le webmaster de Portus. Voilà une nouvelle raison de choisir ce moyen d’accès ; vous pourriez rencontrer d’autres sorciers, ce qui fait aussi partie de la magie de Harry Potter.


Si vous voulez découvrir plus de photos, dirigez vous vers notre galerie consacrée aux studios ICI ou vers celle contenant les photos prises pendant cette visite de presse . Vous trouverez également une FAQ rédigée par nos soins en cliquant ICI ; elle peut-être d’une grande aide et contient quelques raisons pour lesquelles vous devriez vous rendre aux studio en train depuis Londres...

Pour résumer rapidement la visite du Warner Bros. Studio Tour London ;

Points Faibles

Points Forts


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