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Les contes de Beedle le Barde achetés par Amazon.com pour 2 714 000 euros ; résumé du « Sorcier et la Marmite Sauteuse »

14 décembre 2007

[ Sommaire du Dossier sur les Contes de Beedle le Barde ]

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Nous vous l’annoncions hier : les Contes de Beedle le Barde ont été vendus aux enchères pour £1 950 000, soit 2 714 000€, près de 40 fois plus que les estimations. Sotheby’s avait initialement annoncé que l’acheteur était Hazlitt, Gooden & Fox, un marchand d’art britannique, mais Amazon.com a révélé cette nuit qu’ils étaient les heureux détenteurs du livre.

Rappelons que ces contes ont été écrits à la main par J.K. Rowling en sept exemplaires : six pour ses proches et un septième vendu aux enchères hier, avec tous les bénéfices reversés à l’organisation caritative La Voix des Enfants. Les livres sont reliés en cuir et richement décorés avec de l’argent et des pierres de lune. (Voir notre article, une interview de J.K. Rowling et la note écrite par J.K. Rowling.)

J.K. Rowling détient toujours le copyright de ces contes : Amazon ne possède donc pas les droits pour les publier. Néanmoins, ils feront des expositions du livre dans des bibliothèques et des écoles, « afin que les enfants puissent lire la magie dans l’écriture de la Barde elle-même », nous dit Mugglenet. En attendant, de nombreuses photos sont disponibles ICI, ainsi qu’une vidéo dans laquelle un employé d’Amazon lit la préface de J.K. Rowling, dans laquelle elle remercie l’acheteur. (Vous pouvez aussi la page chez Amazon.fr, beaucoup moins complète).

Commentaires d’Amazon

Daphne Durham livre ses premiers commentaires après avoir lu les Contes de Beedle le Barde (lire la VO) :

Ce n’est pas facile de décrire l’expérience de voir, tenir ou lire les Contes de Beedle le Barde par J.K. Rowling, alors je vais commencer par un seul mot : « Wow ». Le simple fait que cet objet tiré d’un roman existe en vrai est magique, et je ne parle même pas du fait qu’il n’y a que sept exemplaires dans le monde et que chacun de ses contes inédits est écrit à la main et illustré par J.K. Rowling elle-même (et on voit dès les premières pages qu’elle a du talent comme illustratrice). L’écriture de Rowling est comme celle d’une tante préférée : elle n’est pas difficile à lire, mais il faut se concentrer, ce qui vous pousse à lire lentement et à savourer le mystère qui entoure chaque mot.

Comment écrire un commentaire d’un des livres les plus remarquables que j’aie jamais ouvert ? Il faut juste tourner les pages, et se laisser emporter par chaque histoire. S’imbiber de ces simples contes qui se lisent comme les fables d’Ésope et rappellent les thèmes de la saga ; suivre les boucles et les inclinaisons de l’écriture de Rowling et se délecter devant tous ces détails qui font que ce livre est unique : une lettre un peu plus foncée par ici, l’écriture qui déborde presque de la page par là. Prendre tout ça et y donner vie, tout en sachant qu’il est impossible de le montrer à sa juste valeur. Ceci étant dit, plongeons-nous dans le livre et commençons au commencement, d’accord ?

Résumé du conte du Sorcier et la Marmite sauteuse

Même si Amazon n’a pas le droit de publier les contes en entier, ils ont l’intention de publier des résumés, afin que les fans sachent de quoi il retourne. Le premier résumé est déjà en ligne : celui du conte du Sorcier et la Marmite sauteuse. [Attention, révélations !]

Comme dans la version américaine des livres Harry Potter, il y a un dessin en haut de la première page du premier conte, « le Sorcier et la Marmite Sauteuse » : il s’agit d’une marmite ronde avec un pied étonnamment bien dessiné (le pied a cinq orteils, au cas où vous vous posiez la question, et je sais que certains d’entre vous se la posaient). Le conte commence joyeusement, avec un « gentil vieux sorcier » qu’on ne voit que brièvement, mais qui rappelle tellement ce cher Dumbledore qu’on est obligé de s’arrêter pour reprendre son souffle.

Cet « homme bien-aimé » utilise la magie essentiellement pour le bien-être de ses voisins : il leur fabrique des potions et des antidotes dans ce qu’il appelle sa « marmite porte-bonheur ». Bien trop vite, il meurt (à « un âge avancé ») et son fils hérite de tout ce qu’il possède. Malheureusement, le fils ne ressemble pas du tout au père, mais plutôt à un Malefoy. À la mort de son père, il découvre la marmite, et dans la marmite (bizarremment), une pantoufle et un mot de son père : « mon fils, j’espère du fond de mon cœur que tu n’en auras jamais besoin ». Comme toujours dans les contes, c’est à ce moment que les choses prennent une mauvaise tournure.

Plein d’amertume parce que ses possessions se résument à une marmite, et n’ayant que faire de ceux qui sont dépourvus de pouvoirs magiques, le fils tourne le dos au village et ferme la porte au nez de ses voisins. On voit d’abord une vieille femme dont la petite-fille souffre de verrues. Lorsque le fils lui claque la porte au visage, il entend immédiatement un bruit de métal dans la cuisine. Un pied a poussé sur la vieille marmite de son père. Un pied plein de verrues. Drôle, et un peu dégoûtant. Du Rowling classique. Aucun sort ne marche et il ne peut pas échapper à la marmite sauteuse et pleine de verrues qui le suit partout, jusque dans son lit. Le jour suivant, un vieil homme vient voir le fils et lui dit qu’il a perdu son âne. Il en a besoin pour porter ses marchandises en ville, autrement sa famille va mourir de faim. Le fils (qui n’a visiblement jamais lu de conte de fées) lui claque la porte au nez. Ça ne rate pas : la marmite (et son pied verruqueux) arrive dans un fracas métallique ; elle pousse maintenant des braiments d’âne et des grognements de faim. Comme il faut s’y attendre pour un conte de fées, le fils est assailli par d’autres visiteurs, et il faut quelques larmes, du vomi et des gémissements de chien avant que le sorcier ne succombe enfin à ses responsabilités et au véritable héritage de son père. Renonçant à son égoïsme, il appelle tous les villageois à l’aide. L’un après l’autre, il les soigne et ce faisant, il vide la marmite. Tout à la fin, la pantoufle mystérieuse sort de la marmite : elle est exactement de la taille du pied de la marmite, qui est maintenant silencieuse. Lui et la marmite partent vers le soleil couchant en marchant et sautillant.

Les histoires de Rowling ont toujours été drôles et intelligentes, et « le Sorcier et la Marmite sauteuse » n’est pas une exception (l’image d’une marmite à un pied avec toutes les maladies « verruqueuses » du village, qui sautille en suivant en jeune sorcier égoïste, est un bon exemple). Mais la véritable magie de ce livre et de ce conte en particulier n’est pas que dans les tournures de phrase, mais dans sa manière de souligner les « clang, clang, clang » de la marmite pour les mettre en valeur, et son écriture qui devient moins nette lorsque l’histoire s’accélère (comme si elle et le lecteur se dépêchaient). Ces touches font que cette histoire est vraiment la sienne, et que ce volume est très spécial.

Les autres résumés seront postés par Amazon plus tard (aucune précision quant à la date). Amazon a également mis en place un forum sur lequel les fans peuvent poser des questions sur le livre ; des employés d’Amazon y répondent.

Autres enchères

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D’autres enchères avaient également lieu hier. Principalement, un dessin original de J.K. Rowling s’est vendu £34 100 (47 600€), plus de trois fois le prix estimé. Un lot comprenant le Quidditch à Travers les Âges et les Animaux fantastiques dédicacés est parti pour £1 125 (1 570€) et un lot des quatre premiers tomes en version anglaise Deluxe, également dédicacés, s’est vendu £3 750 (5 240€). Un dessin de Cliff Wright représentant un hippogriffe devait également être mis aux enchères, mais Sotheby’s a retiré toutes les informations le concernant.

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