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Le making-of du making-of ; les coulisses du Studio Tour

31 mai 2013

Craig Hanna, directeur créatif de Thinkwell Group et responsable de la mise en place du Warner Bros. Studio Tour London, revient sur la création et les coulisses de cette attraction potterienne hors-normes.

La mise en place d’une attraction aussi importante que le Warner Bros. Studio Tour London n’est évidemment pas une mince affaire. Il ne suffit pas de créer un bâtiment et de le remplir d’objets autant que possible, il faut aussi définir un but.

Le travail préparatoire a ainsi commencé dès 2007, l’année de la sortie de L’Ordre du Phénix au cinéma, bien que Craig Hanna dit avoir réfléchit au projet alors que La Coupe de Feu était encore en production. L’équipe du Thinkwell Group a alors visité les ateliers graphiques et prosthétiques, les différents décors et découvert les merveilles entreposées à Leavesden.

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Les têtes pensantes de la Warner ont fait quelque chose de très intelligent. Elles ont signalé à l’équipe de production des Harry Potter : ’Nous ne savons pas ce qui va venir dans les prochains livres de JK Rowling. Alors vous feriez mieux de garder tout pour le jour où il nous faudra réutiliser un accessoire, décor ou costume’”. explique Craig. Résultat d’une telle exigence, des centaines de containers remplis d’objets liés aux films étaient à disposition sur place, chacun étant une véritable mine d’or.

Il a donc fallu faire un choix, pas toujours facile, quant à ce qui serait exposé. Les producteurs ont ainsi découragé Hanna d’ouvrir l’intégralité du Terrier au public, pour des raisons de manque de place, et d’exposer la Chaumière aux Coquillages, “cet incroyable décor entièrement constitué de véritables et magnifiques coquillages”. Raison invoquée, la Chaumière au Coquillage, aussi belle soit-elle, ne figurerait à l’écran qu’une poignée de secondes, pas assez pour en faire un décor iconique que les fans voudraient absolument découvrir.

L’autre limite imposée par les décideurs de Warner Bros. c’était leur désir de faire une visite de studios de cinéma, pas une plongée dans l’univers des films. L’équipe créative de Thinkwell a légèrement déchanté quand on leur a rappelé.

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Warner Bros nous a dit, dès le début, qu’on ne devait pas entrer dans les films. Ici, à Leavesden, on devait parler de la magie des films. [...] Il faut l’admettre, ça a créé une certaine frustration pour l’équipe de Thinkwell. On se disait ’ce serait génial si Mimi Geignarde s’adressait à nous au travers d’un tableau, non ?’ Et ils nous fallait soulever la question : ’Est-ce que c’est comme ça que ça se passait sur le plateau ? Parce que si ce n’était pas le cas, on ne peu pas le faire. Nous ne faisons pas de magie. Nous faisons de la magie du cinéma’. Et c’est devenu notre filtre” explique Hanna.

Il ajoute par ailleurs : “Nous ne savions pas ce que préparait Universal Studio avec leur projet potterien. Heureusement, les deux expériences se sont avérées très complémentaires. La leur appartient au monde du rêve. C’est ce que tout fan d’Harry Potter souhaite pouvoir faire en vrai : se rendre à Pré-au-Lard comme un sorcier, obtenir une baguette magique, boire des Bièraubeurres, et toutes ces choses. Mais les vrais fans des films Harry Potter veulent aussi voir des objets authentiques qui ont été utilisés par la production. C’est pourquoi je suis constamment sur le web à la recherche de commentaires de personnes qui ont visité et aimé les deux attractions. Ils vont à Londres, puis Orlando ou vice-versa.

Il y avait cependant quelques évidences et décisions sur lesquelles tout le monde était d’accord dès le début. Il fallait exposer la Grande Salle, l’un des tout premiers décors construit pour la série et pavée de vraies pierres qu’il a fallu numéroter une par une avant de les déplacer comme un immense puzzle.

Ensuite, la pièce maîtresse du Studio Tour ne pouvait être autre que la maquette à l’échelle 1:24 de Poudlard. Mais, là aussi, la mise en place d’un tel monument ne serait pas aisée : il fallait construire une salle suffisamment grande que pour accueillir la maquette et les visiteurs, ainsi que les engins de construction pendant l’installation. Sans compter qu’il faudrait déplacer tout l’ensemble depuis le studio voisin de Shepperton où les pièces de Poudlard étaient entreposés.

Le transfert et l’installation ont duré 32 jours, durant lesquels il a fallu garder l’un des murs du bâtiment ouvert. C’est à ce moment là que Poudlard a accueillit un élève inattendu. “Il y avait des empreintes de renard partout sur la maquette ! Nous montions également un accéléré de la construction et quelqu’un a passé les photos en revue afin d’identifier définitivement le coupable.” explique Craig.

Comment le groupe a-t-il résolu ce problème de renard ? C’est tout simplement avec des saucisses de Francfort pour appât que l’animal a été attiré hors du château avant d’être capturé et relâché dans la campagne. Sans doute fut-il relâché trop près du studio, car il revint à plusieurs reprises jusqu’à ce que le quatrième mur de la salle de la maquette soit installé. Comme quoi, les moldus ne sont pas les seuls que Poudlard rend accro !

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Il n’y a en tout cas aucun doute, le résultat du travail de cette équipe est formidable. Si le Studio Tour est en projet depuis aussi longtemps, il s’agit sans nul doute d’un secret qui fut bien gardé, contrairement à d’autres, et qui mériterait presque un Studio Tour à lui tout seul !

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Source : JimHillMedia


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