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L’organisation politique dans le monde de Rowling

7 août 2012

En cette année électorale pour les moldus français, américains et russes, il m’a semblé qu’écrire un petit article sur les institutions et le fonctionnement politique chez les sorciers serait intéressant. L’organisation politique des sorciers étant parfois similaire et parfois différente de celle des moldus, un petit éclaircissement s’impose.

Au niveau national, la communauté des sorciers est dirigée par des Ministères de la Magie à la tête desquels se trouvent des Ministres de la Magie (on connait surtout le Ministère de Grande-Bretagne, mais connaissant aussi celui de Bulgarie, d’Allemagne ou de Norvège, nous pouvons conclure qu’il en est de même pour tous les pays).

Le principal rôle du Ministère est semblables aux chefs d’États et de gouvernements moldus en ayant, en revanche, comme priorité d’assurer le respect du Code International du secret magique, afin d’empêcher les moldus d’avoir connaissance de la magie et des sorciers. Il doit pour cela édicter des lois qui cadrent, limitent, réglementent l’usage de la magie (le plus célèbre cas est celui du décret sur la restriction de l’usage de la magie chez les sorciers de premier cycle).

Le Ministère de la Magie britannique est divisé en plusieurs départements qui gèrent chacun un aspect particulier du monde magique (les créatures magiques, les jeux et sports, les transports, les relations internationales,...). La plupart des départements peuvent être comparés à des ministères moldus, mis à part le Département des mystères (ses activités sont inconnues mais, d’après ce que l’on peut en voir dans le tome 5, il semblerait que les Langues-de-plombs travaillent sur des aspects poussés, expérimentaux et parfois dangereux de la magie).

Le Département de la justice magique semble être le plus important de tous, étant donné qu’il s’occupe autant dans la rédaction des lois que de leur application et que de nombreux membres influents du ministère en sont issus (Barty Croupton, Rufus Scrimgeour, Kingsley Shacklebolt).

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Le Ministère de la Magie britannique semble être une sorte de bureaucratie complexe avec de multiples branches, bureaux et départements, renforçant ainsi sa ressemblance avec les gouvernements moldus. Durant les années où se déroulent les livres, le ministère est atteint d’un certain nombre de tares. Ses actes sont généralement inefficaces : il a été incapable de capturer Sirius Black, ni les mangemorts échappés d’Azkaban dans le tome 5, incapable de gérer la crise Croupton lors du tome 4...

Le Ministère est également atteint par la corruption (le cas le plus probant est celui de Lucius Malefoy). Ses actes peuvent même aller parfois à l’encontre du bien commun, comme lorsque Fudge nie ouvertement le retour de Vous-Savez-Qui et passe son temps à décrédibiliser Dumbledore au lieu de se battre contre les forces du mal.

Pire encore, les actes Ministère ont des tendances parfois quasi-dictatoriales. Entre autres, nous pouvons citer les emprisonnements sans jugements de Barty Croupton, l’obsession de Fudge à vouloir faire renvoyer Harry et Dumbledore (Harry fut même poussé devant le Mangenmagot), le traitement de Stan Rocade. Ces actes seraient-ils la tendance à se tourner vers des solutions extrêmes et parfois irréfléchies en temps de crise, situation aussi existante chez les moldus ?

Peut être d’une certaine manière, mais certaine positions du Ministre en des temps pourtant sans menace apparente (ou laissée apparente) comme les traitements de faveur accordés à Lucius Malefoy ou l’acharnement de Fudge sur Harry et Dumbledore ne peuvent pas être liés à des crises quelconques. Cela est plutôt, de mon avis une critique indirecte de la part de Jo aux gouvernements moldus. Les gouvernements prendraient donc des décisions irréfléchies et dangereuses en temps de crises et partiales et corrompues dans les temps calmes.

Une question, dont la réponse parait inexistante à si l’on s’en tient aux données des livres et à propos de laquelle on ne peut que faire des suppositions, se pose en voyant le Ministère de la Magie. Y a-t-il une notion de démocratie chez les sorciers et si oui, comment est-elle appliquée ?

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En regardant de près le fonctionnement du Ministère, on se rend tout de suite compte qu’il est tout sauf démocratique. La première question à se poser, et dont la réponse est un grand mystère, est de savoir comment sont choisis les Ministres de la Magie. On sait qu’ils sont généralement pris parmi les grands sorciers ou les directeurs de départements du ministère, mais qui donc effectue le choix ? Certains éléments font penser que des élections sont bel et bien organisé (Lee Jordan, notamment, qui indique son intention de voter pour Kingsley en pleine émission de Potterveille).

Dans le cas d’un élection, plusieurs questions se posent. Comment ont lieu les votes chez les sorciers ? Peut-on imaginer que ceux-ci prennent la peine d’utiliser de stupides moyens moldus tel que le bulletin ? Il serait plutôt naturel de penser qu’il existe un sortilège permettant d’enregistrer les votes et, par dessus le marché, d’empêcher la tricherie. Existe-t-il, dans le monde des sorciers l’équivalent des campagnes politiques moldues ? Aucune trace n’apparaît dans aucun des livres, malgré les deux changements de ministre que connait le monde des sorcier durant les sept tomes. Enfin, les cracmols, les prisonniers d’Azkaban ou les gens dont la baguette magique a été détruite (comme Hagrid) peuvent-ils voter ?

Il ne s’est passé que quelques semaines tout au plus entre la démission de Fudge et la nomination de Scrimgeour et quelques heures entre le meurtre de celui-ci et la nomination de Thicknesse. Cela ne semble pas assez pour une élection ! De même que Kingsley a été nommé Ministre de la Magie à titre provisoire à la fin du tome 7. Y aurait-il, comme parfois dans le monde moldu, des exceptions en période jugée "de crise" où le ministre serait choisi par un autre moyen qu’une élection ?

On sait aussi que Dumbledore s’est vu maintes fois présenter le poste, mais qui donc a bien pu le lui proposer ? Y aurait-il une commission, constituée des directeurs de départements, par exemple, et chargée de choisir les candidats ? De plus, il ne semble pas y avoir réellement de mandat (en tout cas, cela n’est jamais mentionné) et le départ des Ministres ne se fait, au cours des livres, qu’en cas de démission ou de mort.

Une autre question primordiale dans une démocratie est celle de la séparation des pouvoirs. Dans une démocratie, le pouvoir exécutif doit être clairement séparé du législatif et du judiciaire. Or, au Ministère de la Magie, le pouvoir exécutif semble être détenu par le Ministre et les pouvoirs législatifs (sauf pour les traités internationaux) et judiciaire par le Département de la justice magique, dépendant directement du Ministre de la Magie (Dumbledore a perdu son poste de président-sorcier du Mangenmagot suite à sa dispute avec Fudge).

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Autre différence marquante entre la politique moldue et sorcière : alors que les politiciens moldus s’opposent sans cesse entre la gauche et la droite, le centre et les extrêmes, l’idée de parti ou de camp politique est totalement inexistante chez les sorciers. Cela ne les empêche pas d’avoir une opinion sur le Ministère (beaucoup de sorciers critiquaient Fudge bien avant qu’il ne s’oppose à Dumbledore), mais de cette opinion est exempte toute idée de camp ou de parti (exception faîte des « pros et anti-Dumbledore » dans le tome 5).

Les sorciers ont donc une opinion politique mais qui ne se rallie pas à des courants de pensée. Ils seraient donc plus attachés à la personnalité ou à l’expérience des candidats au poste ministériel que par le courant de pensées auquel on pourrait rattacher leur programme (quand bien même ils posséderaient un programme, ce qui est loin d’être prouvé).

Ainsi, l’organisation politique est la même chez les sorciers et les moldus quant à la complexité des gouvernements, aux luttes d’influences et à leur tendance à la bureaucratie et à la corruption. Bien que nos connaissances sur la démocratie sorcière soient limitées, il est tout de même probable que cette notion soit beaucoup moins développée dans le monde des sorciers que dans celui des moldus.

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