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Harry Potter, créateur d’accoutumance ?

27 février 2008

Le Dr Jeffrey Rudski, du Muhlenberg College en Pennsylvanie, s’est penché sur les fans de Harry Potter, afin de comparer les effets de l’œuvre de J.K. Rowling à ceux d’une drogue à accoutumance.

Son étude a porté sur 4000 fans entre juin 2007 et janvier 2008 ; selon ses résultats, 10% des fans étudiés présentent les caractéristiques de la dépendance. Il a utilisé une échelle inspirée de celles employées pour la dépendance au tabac, en remplaçant les cigarettes par les Reliques de la Mort. Ceux qu’ils qualifie de dépendants sont ceux qui passent plus de quatre heures par jour sur des activités liées à Harry Potter, subissent des distorsions de leur rythme de sommeil et de repas, exercent moins de sport à cause de Harry Potter, et qui se sentent moins heureux et plus irritables depuis que la saga a pris fin.

Ils ont ressenti un manque semblable au syndrome de sevrage des toxicomanes en cure de désintoxication. Selon le Dr Rudski, "une dépendance, c’est une dépendance. Une dépendance à la drogue n’est pas différente d’une dépendance à Harry Potter, à Internet ou à la pornographie. Mais cette dépendance n’est pas toujours négative. Pour Harry Potter, il y a une communauté qu’on n’a pas avec l’héroïne."

À cause de cette communauté, il est plus difficile pour le scientifique de faire la différence entre un simple fan et un compulsif. "Une grande partie de la dépendance n’est même pas à la saga elle-même. La saga est terminée. C’est un dépendance à tout ce qui va avec, au monde annexe" - comme les potterfictions ou le wizarding rock.

Parmi les gens dépendants se trouvent ceux qui lui ont dit des choses comme "je veux que JKR sache que je la déteste, parce que je n’ai plus de raison de vivre désormais" ; "j’ai l’impression qu’un de mes proches est mort" ; ou "j’étais déprimé lundi et j’ai eu du mal à sortir du lit, j’avais rêvé toute la nuit que Lucius Malefoy et Fenrir Greyback m’attaquaient et que je n’avais pas de baguette parce que je suis né de parents moldus".

L’idée d’étudier la dépendance à des phénomènes culturels lui es venue lors du procès d’O. J. Simpson : à la fin du procès, quand les médias ont cessé d’en parler il a remarqué que des personnes étaient en situation de manque. Il a hésité entre une étude des fans de Harry Potter et des fans des Soprano, une série qui a pris fin aux États-Unis en juin 2007. Dans les deux cas, il s’attendait à ce que certains fans soient en situation de manque.

Il a finalement choisi Harry Potter parce que sa fille en est fan - voire dépendante. Mais il le répète : cette dépendance peut être positive. Dans le cas de sa fille, elle a commencé à jouer de la guitare afin d’intégrer un groupe de Wizard Rock ; elle apprend le latin pour mieux comprendre les noms des sorts ; et elle lit les livres de Stephen King et John Irving parce qu’ils ont participé à une lecture publique avec JKR.

Les fans dépendants ont différents niveaux de manque depuis la fin du tome 7. Le manque est particulièrement marqué chez les fans qui passaient leur temps à lire les livres et à théoriser ; il l’est moins chez ceux qui mettaient plus en avant les aspects créatifs ou communautaires, que ce soient par des discussions sur des forums ou par la lecture et l’écriture de potterfictions, par exemple.

L’étude, "Harry Potter et l’impact sur les Moldus" a été soumise pour publication au Journal of General Psychology dans un article intitulé "Harry Potter et le Terminus : parallèles avec l’accoutumance".

Source : MTV via SnitchSeeker.

Et vous, pensez-vous être dépendant ?

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