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Cho Chang : un amour d’Harry Potter. Analyse d’une relation.

14 février 2017

Cho Chang, nous t’avons tant aimée. Tu nous as fasciné-e-s, le temps de deux livres... et puis soudainement tu es retombée dans l’anonymat, et de nombreuses idées reçues se sont figées autour de toi. Et bien souvent, lorsque les discussions autour de la saga prennent un tournant polémique (qu’il s’agisse de féminisme, de représentation ethnique à Poudlard, ou même de la vision donnée des différentes maisons dans les films et romans), tu es jetée au coeur de l’arène, sacrifiée aux lions...

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Dessin réalisé par Slyis

Cho est un personnage entouré de flou, de contre-vérités, souvent assez mal compris et objet de caricatures. Voici ce qu’en dit l’interprète de Cho Chang, Katie Leung, interrogée le 14 février 2016 dans le cadre de la convention Welcome To The Magic School II : "Je ne crois pas que Cho Chang soit un stéréotype. Elle n’a juste pas l’occasion de s’affirmer et de se défendre. Elle est toujours jugée depuis la perspective de quelqu’un d’autre. C’est ce qui me fait aimer ce personnage : le mystère qui l’entoure." La Gazette enquête, et tâche de dresser un portrait complet et aussi objectif que possible de ce personnage méconnu, assez peu développé, et très largement victime du point de vue adopté par les romans.

Un sondage à son sujet lancé en janvier dernier dans le groupe Pottersphère laissait apparaître :
- qu’il s’agit d’un personnage effacé, qui ne s’affirme pas assez. (50 votes)
- que les films n’ont pas restitué correctement son histoire. (27 votes)
- qu’elle devrait arrêter de traîner avec sa bande de ricaneuses. (23 votes)
Plus rares étaient ceux qui estimaient
- que la relation qu’elle a eue avec Harry était essentielle à son développement (17 votes)
- ou encore que son émotion dans le tome 5 est plus que légitime, et que c’est Harry qui se montre insensible. (26 votes)

Comme Fleur Delacour, Cho apparait donc comme un personnage sacrifié sur l’autel des besoins de la narration rowlingienne : elle la rend forte pour mieux pouvoir la sacrifier lorsque la narration l’exige. Dans le cas de Fleur, il s’agissait de mettre en valeur par contraste Tonks et Ginny, deux personnages que JKR ne construit que tardivement. Le cas de Cho est plus compliqué, car elle ne sert pas uniquement de tremplin à Ginny, mais a en plus un véritable impact sur le développement personnel d’Harry.

Cette impression de gâchis est d’autant plus problématique que Cho est l’un des rares représentants de la diversité à Poudlard, et plus globablement dans l’univers rowlingien !

Car si en effet dans les livres rien n’indique qu’Hermione ne soit pas noire, en revanche JKR s’attache à construire un personnage au profil bien marqué avec Cho. De façon sans doute trop ostentatoire, ce qui n’a pas manqué de lui attirer un certain nombre de critiques adressées parfois même sous la forme de poèmes.

Cho, fascinante étrangère.

Un élément nouveau dans le panorama de Poudlard

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Cho Chang, personnage secondaire de la saga, ne fait son apparition qu’au chapitre 13 du Prisonnier d’Azkaban. Au moment où JKR étend son univers littéraire dans le temps et dans l’espace (avec l’introduction de nouveaux personnages, de nouveaux lieux, d’événements rattachés au passé...), quoi de plus naturel que de la voir nuancer également le détail du milieu clos du château de Poudlard ? C’est dans ce contexte que Rowling sort de son chapeau, pour les besoins de son histoire, le personnage de Cho Chang. [1]

Elle constitue un élément de diversification de son univers : c’est une Serdaigle et la première élève de cette maison à bénéficier d’un traitement un tant soit peu approfondi. C’est également une élève que son nom ancre - de façons certes un peu cavalière, voire caricaturale - dans une diversité ethnique jusqu’alors peu évoquée dans les romans. Enfin c’est une fille, et la seule fille de son équipe de Quidditch.
Elle constitue également un apport précieux sur le plan narratif, puisque c’est dans l’épreuve de ce personnage féminin qui va l’attirer et le fasciner que Harry découvre sa sexualité et entre dans l’adolescence. Tout se joue en un regard.

L’éveil sexuel d’Harry [2]

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« Ils entrèrent alors sur le terrain sous les acclamations du public. Les joueurs de Serdaigle, vêtus de bleu, étaient déjà là. Cho Chang, qui jouait au poste d’Attrapeur, était la seule fille de leur équipe. Elle avait une tête de moins que Harry et celui-ci, malgré sa nervosité, ne manqua pas de constater qu’elle était particulièrement jolie. Lorsque les deux équipes se firent face, alignées derrière leurs capitaines, elle adressa à Harry un sourire qui lui donna une étrange sensation au creux de l’estomac. Et cette fois, le trac n’y était pour rien. »


Le match qu’ils disputent est l’occasion pour Rowling de jouer un peu sur les mots et les postures pour introduire une bonne dose de sexualité dans le roman. Notons pour commencer que c’est avant tout le manche d’Harry qui lui confère un avantage (Eclair de Feu contre Comète 260) :

« Gryffondor mène par quatre-vingts points à zéro et regardez un peu les performances de l’Éclair de Feu ! Potter arrive à lui faire faire ce qu’il veut, maintenant, dit Lee Jordan. », ou encore « Montre-lui tes accélérations, Harry, lui cria Fred. »


Tout orgueilleux et confiant comme personne sur balai, Harry parade donc. Et partout, Cho le suit. Ils se livrent à un malicieux ballet dans les airs, chacun jaugeant l’autre.
Et cette longue friction, après qu’Harry en soit sorti victorieux et ai mis Cho à terre, se clôt sur un magnifique :

« Spero patronum ! Une forme argentée, gigantesque, jaillit alors de l’extrémité de sa baguette ».


Certes, les Détraqueurs n’étaient pas réels, mais c’est l’un des premiers patronus réussis d’Harry, et possiblement son premier Patronus corporel (il n’y prête pas attention, mais la « forme argentée » se distingue nettement des termes employés auparavant pour désigner ses patronus.) Bref, Harry est très, très heureux.

Une non-relation basée sur le désir

Une fois le désir de Harry éveillé, voilà notre héros lancé sur une dynamique classique, et proprement adolescente, de va-et-vient entre timidité et élans de courage dans sa quête de séduction. Et à ce jeu, il se montre particulièrement gauche :
"Harry tombe profondément amoureux de Cho Chang et l’invite au bal. Mais elle a déjà un rencard. C’est ce que j’aime chez Harry. Il est absolument nul sur le plan romantique." Daniel Radcliffe.

Le temps de l’admiration.

La fin du tome 3 laisse peu de temps à Harry pour se laisser tomber amoureux de Cho. C’est au début du tome 4 qu’elle commence à faire travailler son imagination, et qu’Harry est bouleversé par elle, au point de perdre peu à peu le contrôle.
Ce phénomène est observable dès le chapitre 7 du tome 4 :

« Ils furent ensuite salués par Ernie MacMillan, qui était en quatrième année à Poufsouffle, et virent également Cho Chang, une jeune fille d’une grande beauté qui jouait au poste d’attrapeur dans l’équipe de Serdaigle. Avec un grand sourire, elle adressa un signe de la main à Harry qui renversa sur lui une bonne partie de son eau en lui faisant signe à son tour. Pour mettre fin au rire narquois de Ron, Harry montra du doigt un groupe d’adolescents qu’il n’avait jamais vus auparavant. »

Un bon point pour les films !

Déjà perceptible à la fin du tome 3 lorsqu’Harry rougit quand Cho lui souhaite bonne chance pour la finale de la coupe de Quidditch, le décalage entre l’attention de Cho et la réaction d’Harry atteint ici son paroxysme, le précipitant dans un abîme de maladresse. Ce décalage et ce désir ce retrouvent dans l’attitude d’Harry, dans ses regards [3] mais aussi dans ses rêves, au plus intime et au plus secret de lui-même :

« Il venait de remporter le Tournoi des Trois Sorciers... Dans la foule indistincte, le visage de Cho lui apparaissait nettement, le regard brillant d’admiration... La tête dans l’oreiller, Harry eut un large sourire. Pour une fois, il était content que Ron ne puisse pas voir ce que lui-même voyait. »


C’est cette même part de Cho, qu’il aspire au plus intime de son être, qu’Harry cherche à protéger de l’intrusion de Rogue au moment des leçons d’occlumancie dans le tome 5.

L’inaccessibilité de Cho : une construction de l’adolescent Harry ?

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La conséquence inévitable du décalage créé par le désir d’Harry, c’est la distance de Cho à elle-même, entre le personnage qui existe et évolue autour d’Harry et la façon dont il souhaiterait la voir évoluer dans ses rêves.
Rowling s’emploie dans le tome 4 à accentuer ces effets de distanciation pour présenter comme impossible – parfois tragique – l’amour d’Harry pour Cho, avec pour conséquence l’imposition de Diggory en obstacle majeur.

C’est d’abord en lui-même qu’Harry doit puiser les ressources pour aller vers Cho :

« – Essaye avec un lasso, suggéra Ron. Tu sais déjà à qui tu vas demander ? Harry ne répondit pas. Il savait parfaitement à qui il aimerait demander, mais encore fallait-il en avoir le courage... Cho avait un an de plus que lui. Elle était très belle. C’était une excellente joueuse de Quidditch et tout le monde l’aimait beaucoup. Ron semblait deviner ce qui se passait dans la tête de Harry. »


Mais Harry, comme Ron, peinent à passer à l’action : « Harry n’avait toujours pas demandé à Cho de l’accompagner au bal. Ron non plus n’avait pas de cavalière »

La principale difficulté pour Harry est d’abord d’admettre ses sentiments, pour pouvoir les assumer publiquement. S’il cherche à trouver Cho seule, c’est pour pouvoir retrouver la sienne, celle qu’il a construite dans son imaginaire. Il ne cherche jamais vraiment à connaître ou à rencontrer Cho telle qu’elle est réellement.

“Mais chaque fois qu’il aperçut Cho ce jour-là — pendant la récréation, à l’heure du déjeuner et dans un couloir en allant au cours d’histoire de la magie — elle était entourée d’amies. Elle n’allait donc jamais nulle part toute seule ? Peut-être devrait-il se mettre en embuscade sur le chemin des toilettes ? Mais non, même là, elle semblait entourée d’une escorte de quatre ou cinq filles. Pourtant, s’il ne se décidait pas bientôt, quelqu’un d’autre allait inévitablement l’inviter à sa place.“

C’est à grand peine qu’Harry parvient à prendre son courage à deux mains et à interpeller Cho à la sortie d’un cours de DCFM, au milieu de ses amies.
Alors fatalement, Ron et Harry arrivent trop tard, derrière les garçons aînés, déjà adultes, Viktor Krum et Cedric Diggory, qui eux ont su gérer leurs émotions et prendre les devants. Tant et si bien que le conseil d’Hermione à Ron (“La prochaine fois qu’il y aura un bal, tu n’auras qu’à me demander d’y aller avec toi avant que quelqu’un d’autre le fasse à ta place et non pas au dernier moment parce que tu n’auras trouvé personne d’autre“) pourrait tout aussi bien s’appliquer à Harry.

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La distance entre Harry et Cho s’accroît un peu à partir du moment où il sait qu’un autre que lui dispose de ses faveurs. Il la fuit. Ainsi au bal : "Cedric et Cho étaient également tout près de Harry qui détourna les yeux pour ne pas avoir à leur parler."
Par conséquent il est encore moins disposé qu’avant à aller vers elle pour la connaître.
A la fin du tome quatre, alors que sa relation avec Cedric connaît la fin brutale que nous savons, il n’ouvre toujours pas son regard. "Harry aperçut Cho dans la foule. Des larmes coulaient sur ses joues. Il baissa les yeux en se rasseyant avec les autres."

En somme, si l’Ordre du Phénix offre enfin à Harry la satisfaction de sortir avec Cho, toutes les pages de tensions, de cristallisation autour d’images fantasmées et de déni condamnent le couple. Harry est bercé de trop d’illusions.

Harry, partenaire (de deuil) idéal ?

Le nœud du problème de Cho – du point de vue des lecteurs – se trouve dans le moment où il semble qu’enfin Harry et Cho parviennent à s’entendre. Car en réalité ils ne s’entendent pas. Nous avons l’impression qu’Harry approche de son but, qu’enfin il est parvenu à séduire Cho et pourra développer une relation amoureuse avec elle. C’est oublier un peu vite Cédric Diggory. Harry souhaite développer une relation directe avec Cho, tandis que celle-ci, en plus d’être attirée par lui, cherche avant tout un partenaire de deuil – dans les mots de l’actrice, Katie Leung, "A very supportive friend".

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Malheureusement, dans cette matière comme pour le reste, leur relation est marquée par un grand échec, que la scène du Poudlard Express préfigure presque parfaitement :

"À cet instant précis, la porte du compartiment s’ouvrit.
— Oh… bonjour, Harry, dit une voix mal assurée. Hum… j’arrive peut-être au mauvais moment ?
Harry essuya les verres de ses lunettes avec sa main libre, l’autre tenant toujours Trevor. Dans l’encadrement de la porte, une magnifique jeune fille aux longs cheveux noirs et brillants lui souriait : c’était Cho Chang, l’attrapeuse de l’équipe de Quidditch de Serdaigle.
— Ah, heu… salut, dit Harry, l’air ahuri.
— Hum… Voilà… je voulais simplement te dire bonjour… alors, au revoir, dit Cho.
Le teint virant au rose vif, elle referma la porte et s’éloigna dans le couloir. Harry se laissa tomber contre le dossier de la banquette en poussant un grognement. Il aurait souhaité que Cho le surprenne au milieu d’un groupe d’amis super cool en train de se tordre de rire après avoir entendu l’excellente plaisanterie qu’il venait de raconter. S’il avait eu le choix, il aurait préféré qu’elle ne le trouve pas en compagnie de Neville et de Luna Lovegood, un crapaud à la main et le visage ruisselant d’Empestine."

Timing, relations et attentes respectives sont annoncés comme les trois points sur lesquels butera le développement de leur relation.

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Pour ce qui est de leurs attentes, nous l’avons vu, la gestion du deuil est déjà un premier écueil. Si nous tâchons cependant d’en faire abstraction, il reste qu’Harry ne sait pas du tout où il veut mener Cho. Il ne nourrit jamais de réels projets, ni de grands regrets. Il se laisse porter par Cho, qui la première l’embrasse, l’incite à l’inviter pour la Saint Valentin, etc... Elle, pendant ce temps, et sans jamais pour autant dépasser la gêne inhérente liée à leur lien à Cédric, attend plutôt un garçon entreprenant et confiant, qui puisse la soutenir et, en quelque sorte, lui faire oublier Cédric. Harry échoue et Cho essuie de surcroît ses premières maladresses amoureuses – lorsque par exemple il mentionne Hermione.
Pas rassurant, très peu entreprenant, Harry ne s’illustre toujours que comme le manche qu’il était déjà lors de leur rencontre.

Sans doute leur relation aurait-elle connu un autre développement si Harry avait osé inviter Cho avant Cédric. Voldemort ressuscité, il est quelque part trop tard pour eux.
Harry est toujours extrêmement préoccupé et peu disponible. Seule Ginny, ayant elle-même vécu la possession et consciente des enjeux, pouvait pardonner à Harry de ne pas se concentrer sur elle.

Le cercle des intimes, enfin, se pose toujours en obstacle majeur là où Harry et Cho pourraient s’approcher le plus simplement : les rituels les plus basiques (prendre des nouvelles, se saluer) sont toujours gênés par les amis de l’un ou de l’autre. Et Harry, s’il annonce dans le Poudlard Express regretter devoir se trouver en la compagnie de Neville et Luna lorsqu’il voit Cho, est cependant amené à se rapprocher de ses amis plus que jamais dans le cinquième tome, en raison des épreuves qu’il vit, des troubles mentaux qui le saisissent.

L’espace vital de Cho, réduit et détourné dans les films.

Tout est dans le titre : les films n’ont pas fait de bien à Cho Chang. Elle apparaît plus tard, et son personnage est assez dramatiquement sous-développé. Des impératifs de concision dans le développement de l’intrigue, notamment dans le cinquième film, ont amené à porter la focalisation sur des éléments de caractérisation négatifs (la trahison de Marietta assimilée à Cho), au détriments d’éléments plus neutres ou positifs (leurs conversations sur le Quidditch, la scène de la volière où Rusard se heurte à Cho...).
Pour en parler, laissons la parole à Katie Leung :

A-t-elle tourné certaines scènes qui n’ont jamais été dévoilées dans les films ? Oui, elle se souvient notamment de la scène de la Saint Valentin entre Harry et Cho, dans l’Ordre du Phénix. Elle déplore le manque d’espace qu’a eu le personnage de Cho pour se développer dans les films, et regrette également l’assimilation forcée entre Cho et Marietta pour la trahison de l’armée de Dumbledore, nécessaire pour la compréhension du film mais qui, malheureusement, a condamné son personnage.

GdS : Cho est un personnage qui a déjà peu d’espace dans les livres. N’êtes vous pas trop déçue des choix effectuées par les scénaristes et réalisateurs, qui ont encore réduit son espace d’expression et biaisé la perception que le public a du personnage ?
Katie respecte énormément le travail de toute l’équipe du film, et est consciente que dans les films comme dans les livres, c’est avant tout l’histoire d’Harry, et non celle de Cho. Mais elle trouve cette sélection extrêmement frustrante, et regrette que nous ne puissions entrevoir dans les films que de toutes petites parties de son personnage. Elle regrette, par exemple, que Cho ne soit pas apparue dès le troisième film : le fait qu’elle soit attrapeuse pour l’équipe de Serdaigle en fait une femme forte, déterminée, habile ; c’est également à ce moment là que se noue sa relation avec Harry, autour de leur passion pour le quidditch. Même si elle comprend que tout ne peut pas être gardé à l’écran, car Harry a d’autres soucis plus importants que ses histoires de cœur et que l’intrigue doit avancer, elle regrette le résultat des films, qui présentent une Cho unidimensionnelle, et aurait aimé qu’il y ait eu la possibilité de la rendre plus complète, c’est très frustrant pour un acteur de ne pas pouvoir explorer toutes les facettes d’un personnage.

Cho en dehors de sa relation à Harry

Si l’on tâche de regarder Cho de façon objective, on voit se profiler beaucoup plus de qualités que de défauts.
- Elle est extrêmement fidèle et loyale : elle reste attachée à Cédric, elle défend Marietta, elle semble proche de ses parents et soucieuse de ne pas les embarrasser.
C’est ce sens moral, lié à la mort de Diggory, qui la pousse à s’engager dans l’AD et à se battre contre les Mangemorts.
- Elle est déterminée et robuste, habile sur un balai et fine stratège : même avec un balai moins puissant, elle parvient à rivaliser avec Harry en matière de Quidditch.
- Elle est bonne élève (on l’apprend dans le cinq quand elle ne l’est plus, par contraste) et a l’esprit vif d’une Serdaigle.
- Elle est avenante, fair-play (contrairement à Harry qui aurait plutôt tendance à être rancunier.)
- Elle est indépendante et déterminée, capable de refuser les avances de Davies, tout en demeurant extrêmement patiente avec Harry qu’elle prend quand même par la main pendant une bonne moitié du tome 5 pour lui expliquer les choses de la vie.
- Elle a un charme qui semble laisser peu de monde insensible.

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En somme : irréprochable... ou presque. Nous pourrions en effet également nous focaliser sur son comportement un peu sectaire, qui la rend extrêmement critique des individus déviants de la norme, à l’instar de Luna ou d’Hermione.



[1"Orchideus" ? Oui, en gros, c’est à peu près aussi simple que ça.

[2Ou comment un rédacteur capilotracte beaucoup trop le bouquin pour les besoins d’une thèse fantaisiste

[3– Je te dis que ce n’est pas une fille normale ! insista Ron en se penchant de côté pour continuer à la suivre des yeux. On n’en fait pas des comme ça, à Poudlard ! – On en fait des très bien, à Poudlard, dit Harry d’un air absent. Cho Chang était assise un peu plus loin que la fille aux cheveux blonds.


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