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Exclusif : Convention Welcome to the Magic School II : Compte-rendu jour 1

18 février 2016

Les 13 et 14 février dernier se tenait à Paris la convention Welcome to the Magic School II organisée par People Conventions, en présence de plusieurs acteurs de la saga : Stanislav Yanevski (Viktor Krum), Predrag Bjelac (Igor Karkaroff), Jason Isaacs (Lucius Malefoy), Adrian Rawlins (James Potter), Natalia Tena (Tonks), et Katie Leung (Cho Chang). MadEye et Ipiutiminelle étaient présents tout au long du week-end et vous racontent l’évènement en détails.

Toutes nos photos de l’évènement ICI.

Vous pouvez aussi cliquer sur les noms des acteurs pour vous rendre directement au résumé de leur panel ou à la retranscription de leur interview ! Stanislav Yanevski (panel) et Predrag Bjelac (panel) ; Natalia Tena (panel) ; Jason Isaacs (interview) ; Adrian Rawlins (interview).

Ouverture

Nous arrivons vers 9h à l’hôtel Hilton où se déroule la convention. Le hall grouille déjà de monde, beaucoup de participants sont en cosplay. Nous faisons tranquillement la queue pour récupérer nos pass et nous renseignons également au sujet des interviews que l’on nous a annoncé, puis faisons un premier tour dans la salle des exposants. Fanny Sama Création, Bijou et Accessoires Fantasies disposait du premier stand, où nous pouvions faire l’acquisition de boucles d’oreilles, bagues, pendentifs et badges inspirés de l’univers d’Harry Potter, reprenant les reliques de la mort, le vif d’or, ou encore le diadème de Serdaigle. PG Stuff proposait des sacs, mugs et tee shirts. Nos partenaires Obscurus Presse étaient présents et proposaient divers produits originaux, parmi lesquels les deux tomes du recueil de dessins "Souvenirs de Poudlard", des baguettes magiques, ou encore des cartes de Chocogrenouilles. Un stand restauration était tenu par Paint Cakes, juste à côté d’un magnifique stand de calligraphie. Deux des trois derniers stands étaient dédiés aux produits officiels, Funko Pop et Noblecollection, tandis qu’un stand aux couleurs du magazine So Potterhead, où nous pouvions retrouver l’auteur du Journal d’une Pottergeek, vient compléter notre description.

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Dans une pièce attenante, une maquette d’Aragog plus vraie que nature occupe l’espace ; les participants peuvent se faire prendre en photo devant la bête.

On nous invite ensuite à prendre place dans la grande salle où se dérouleront panels et activités. Comme l’an dernier, le fond de la scène a été décorée des bannières des quatre maisons de Poudlard, et des bougies ont été accrochées au plafond. Le Pottershow et la Radio du Moldu, responsables du son, y ont également leur stand. Les animateurs nous souhaitent la bienvenue, et une vidéo d’introduction, reprenant des images des films de la saga est lancée.

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A la fin de la vidéo, les acteurs sont invités à rentrer dans la salle, sous un tonnerre d’applaudissements. On leur souhaite la bienvenue, puis ils quittent la salle, à l’exception de Stanislav Yanevski et Predrag Bjelac, qui vont donc lancer le premier panel de la convention.

Panel Stanislav Yanevski et Predrag Bjelac

Quelle est la principale raison pour laquelle vous venez à des conventions comme celle-ci ?
Stanislav Yanevski : Pour commencer, il adore Paris ! Mais ce genre d’évènements, ces rencontres avec les fans sont surtout ce qui lui donne le courage de poursuivre sa carrière de comédien, dans l’industrie un peu dingue qui est celle du cinéma aujourd’hui. Il ajoute que sans leurs fans, sans le public, les acteurs ne seraient rien, c’est donc l’occasion de les remercier.
Predrag Bjelac : C’est sa toute première convention. Dans son pays d’origine (la Serbie), les enfants n’aiment pas dire qu’ils sont fans d’Harry Potter ; jusqu’à 10 ans environ, c’est accepté, mais au delà, c’est souvent considéré comme ringard, c’est donc très intéressant pour lui de voir la différence culturelle. Il est très content de voir qu’en France, les fans n’hésitent pas à afficher et partager leur passion.

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Comment décriraient-ils la relation Vikor Krum/Igor Karkaroff ?
C’est presque une relation père/fils, d’autant qu’ils ont passé près d’un an ensemble sur le tournage donc ils ont eu le temps d’apprendre à se connaître.
Stanislav ajoute que Predrag a été une source d’inspiration, et qu’il était « plutôt cool de le laisser traîner avec Hermione ».
Predrag poursuit en disant que c’était une sorte de devoir pour lui d’aider Stan et de le conseiller pour son premier travail en tant qu’acteur. Stan se souvient notamment de la scène du labyrinthe avec laquelle il a eu du mal dans un premier temps, car il y avait beaucoup plus de caméras autour de lui que d’habitude, qu’il ne savait pas où regarder, alors Predrag lui a dit « C’est quoi ton boulot ici ? » Ce à quoi il a répondu : « Etre Viktor Krum », et c’est là qu’il a compris qu’il ne devait pas prêter attention aux caméras, aux preneurs de son, c’est là qu’il est vraiment devenu son personnage, grâce à l’aide de Predrag.

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Quelle a été votre réaction quand vous avez appris que vous étiez choisi pour votre rôle ?
Lorsqu’il a appris qu’il était pris, Stan préparait ses A-levels, il était donc tellement pris dans ses revisions qu’il a juste répondu « oh cool ! » et il est retourné à ses cours. La directrice de son établissement est venu le voir un peu plus tard en lui disant « j’ai une super nouvelle pour toi, tu vas jouer Viktor Krum ! » et il a simplement répondu : « oui je sais, c’est cool, mais je dois vraiment retourner réviser maintenant ! »
Pour Predrag, son casting pour Igor Karkaroff a été un grand secret pendant plusieurs mois, il ne pouvait rien dire à personne. Il s’est mis à lire les livres après avoir appris qu’il était pris pour le rôle, et a été un peu déçu lorsqu’il a reçu le script de voir qu’autant de scènes de Karkaroff avaient été coupées.

Est-ce que vous savez parler un peu français ?
Stan : Je sais juste dire : « Je m’appelle Stan »
Predrag : Dans un de ses films, son personnage regardait le film Le Samourai, avec Alain Delon assis dans un bar et répétait la phrase « On m’a payé pour ça » ; c’est tout ce qu’il sait dire.

Predrag évoque ensuite le fait que les scènes du procès des mangemorts ont été tournées en plusieurs fois. Il était d’ailleurs surpris lorsqu’ils ont tourné une première scène de procès de ne pas avoir été appelé. C’est finalement trois mois plus tard qu’il a été appelé sur le plateau pour tourner sa scène, qui était très courte. Il ajoute que plusieurs scènes qu’il a tournées ont été coupées au montage, notamment deux scènes avec Alan Rickman ; l’une d’elle est dans les bonus des DVD, l’autre n’est visible nulle part [plus de détails à ce sujet plus loin].
Stanislav de son côté, fait remarquer qu’il n’avait que très peu de répliques, bien qu’il soit souvent présent à l’écran ; « j’attendais que Krum parle », mais ça n’arrivait presque jamais.
Il ajoute qu’il a du s’entraîner longuement pour la scène où il saute dans l’eau glacée du lac lorsqu’il s’entraîne pour la deuxième tâche, qu’une trentaine de prises ont été nécessaire, que c’était un exercice très physique, et que ça n’a finalement pas été gardé non plus. Dans la même veine, il n’a pas eu l’occasion de filmer la scène de la coupe du monde de Quidditch ; comme il le fait remarquer, au début, le réalisateur Mike Newell voulait faire de la Coupe de Feu un film de quatre heures (ou deux films), et le match de la coupe du monde aurait pu être inclus intégralement, mais ça n’a pas été le cas. Cependant, si à l’écran, on a l’impression d’un moment grandiose, dans un stade plein à craquer, en réalité, il rappelle qu’il était simplement en studio, dans une toute petite pièce avec un fond vert ; bien moins impressionnant !

En quoi Harry Potter se différencie de vos autres expériences en tant qu’acteur ?
Predrag Bjelac : C’est vraiment quelque chose d’unique, de grandiose, incomparable à tout ce qu’il a pu voir dans sa carrière. Il se souvient notamment des scènes avec le dragon, représenté par une balle de tennis, qu’il fallait suivre du regard. Il ajoute que ce qui est très impressionnant, c’est que la seule deadline qui existe, c’est celle de la sortie du film, et que jusqu’à cette date, ils peuvent retravailler des choses après la fin du tournage, jusqu’à la dernière minute, pour que tout soit parfait. Il se souvient notamment de Daniel Radcliffe et Michael Gambon qui ont tourné une scène deux mois seulement avant la sortie du film.

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Avez-vous pris un objet sur le tournage ?
Predrag : Il n’a rien pris, mais il est quand même reparti avec les tee-shirts, les sweats, et tous les goodies qu’on leur a donné.
Stanislav : Il a essayé de voler sa baguette des dizaines de fois, c’était vraiment l’objet qu’il voulait à tout prix garder, il a tout essayé, de la cacher dans sa manche, sous ses vêtements, mais à chaque fois, les accessoiristes la récupéraient.

Le panel de Stanislav et Predrag a été suivi d’un grand quizz entre fans ; les participants étaient invités à poser des questions difficiles sur l’univers d’Harry Potter, et des lots (des places pour des meeting-room notamment) étaient mis en jeu pour ceux qui trouvaient la bonne réponse. Le quizz a été suivi de duels sorciers proposés par Obscurus Presse. Nous retournons nous renseigner au sujet des interviews, et nous apprenons que malheureusement, l’interview de Natalia Tena se déroulait pendant le panel et que c’est terminé. Les prochaines seront Jason Isaacs et Adrian Rawlins cet après-midi.

Panel de Natalia Tena

Après la pause déjeuner, l’après-midi commence avec le panel de Natalia Tena [1], quant à nous, nous quittons la grande salle pour réaliser nos interviews.

Que verrait-elle dans le miroir de Risèd ?
Elle verrait son groupe et prendrait le miroir avec elle dès qu’elle voyage pour voir son groupe tout le temps.
Elle a ensuite fait remarquer que le public était génial car la plupart du temps les gens ne posent pas de question, alors que là tout le monde levait la main.

Quel était son moment préféré dans Harry Potter ?
Voler sur un balai, surtout qu’il y avait des types super sexy qui la ventilaient pour faire comme si elle volait et ça, c’était super.

Quels sont ses projets pour cette année avec Molotov Jukebox ?
Leur nouvel album « Tropical Gypsy » sort en avril. Ils vont partir en tournée en Grande-Bretagne, à Bruxelles et elle espère à Paris.

Si elle avait pu jouer un autre rôle dans Harry Potter, qui aurait-elle aimé incarner ?
Le personnage d’Emma Thompson, le professeur Trelawney, qui est un peu folle.

Dans quelle maison a-t-elle été répartie ?
On lui pose toujours cette question ; la réponse est que cela dépend du moment dans le mois. Pour le moment, elle pense être à Serpentard.

Entre James et Oliver Phelps, lequel est le plus marrant ?
Elle pense qu’ils sont tous les deux très drôle, mais elle ne sait jamais qui est qui.

Qu’est-ce qu’elle pense de l’amour « maudit » entre Lupin et Tonks ?
C’est triste mais c’est comme Roméo et Juliette donc la tragédie aide à la puissance de l’amour, et ils ont eu un enfant, donc ça va.

Va-t-elle revenir dans Game of Thrones ?
Nous allons devoir attendre et regarder. Surprise !

Quelle est sa réplique préférée ?
Elle n’en a pas beaucoup donc ce serait « Ne m’appelle Nymphadora »

Quel est son personnage préféré dans la saga ?
En dehors de Trelawney, peut-être Ollivander, le fabriquant de baguettes car c’est un artiste et on en parle pas assez.

Aimerait-elle avoir les pouvoirs de Tonks dans la vrai vie et que ferait-elle ?
Oui elle aimerait tellement avoir ses pouvoirs, ça rendrait les choses tellement plus faciles. On ne devrait pas se maquiller, on aurait qu’à secouer sa tête et ce serait fait.

Est-elle excitée par les nouvelles annonces concernant Harry Potter, comme « Fantastic Beasts » par exemple ?
Elle est surtout impatiente de voir ce qu’ils vont en sortir. Mais elle ne sait pas grand chose à propos de tout cela. Qu’est-ce qui sera mieux selon vous : un film ou une comédie musicale ? Elle aimerait bien voir ça.

Quel est le meilleur souvenir qu’elle garde du tournage ?
Elle aimait beaucoup aller visiter les animaux. Quand elle ne travaillait pas, elle allait se balader et regarder les chouettes ou les chats.

A-t-elle tourné des scènes qui ont été coupées ?
Oui il y en quelques unes mais ils ont du faire des coupes car il y a tellement de choses à montrer. Mais il y a quelques scènes avec Lupin qui ont été coupées, notamment au mariage de Fleur et Bill.

Si Tonks avait la possibilité de revenir juste pour une journée et passer cette journée avec Teddy, que lui dirait-elle ?
Attention à la pleine lune, car ton père est un loup-garou. Qu’est-ce que vous dites à votre fils que vous n’avez jamais vu ? Je t’aime, je suppose. Étudie beaucoup.

Que pense-t-elle de David Thewlis ?
Il est génial (« fucking amazing »), très drôle, sympa et généreux et c’était un plaisir pour elle de travailler avec lui.

A-t-elle lu les livres et quelle a été sa réaction quand elle a vu que son personnage mourrait ?
Elle adore les livres : elle ne les avait pas lus avant l’audition, a lu les cinq d’un coup et les trouve géniaux. Ils parlent d’une belle philosophie. Elle est contente que son personnage meure. Elle imagine une mort plus violente. Il faut toujours des gens qui se sacrifient dans ce genre de guerre.

Dans quel grand film aurait-elle aimé jouer ?
Un film basé sur des comics ou un film tiré de la trilogie de Hugh Howey « Silo ». Elle adorerait jouer le personnage de Juliette.

Quel univers préfère-t-elle entre Harry Potter et Game of Thrones ?
(Réponse en français) Elle préfère Game of Thrones, désolée.

Quelle est sa chanson préférée ?
La chanson « Tracks of my tears » qui est une vieille chanson soul et qui est superbe. Elle ne dirait pas que c’est sa préférée mais elle l’aime depuis tellement d’années que c’est la première à laquelle elle pense.

Est-ce que JK Rowling l’a aidée pour son rôle ?
Elle n’a jamais travaillé avec elle en amont des films, elle l’a croisé une fois très rapidement mais elle a pu aller lui parler lors d’une première et elle l’a remerciée d’avoir créé le personnage de Tonks.

Quel est son professeur préféré à Poudlard ?
Trelawney, elle est gentille mais folle en même temps.

Si elle avait la possibilité de dîner avec trois personnalités vivantes ou décédées, qui choisirait-elle ?
Amy Winehouse, Bill Hicks, Frida Khalo.

Quel acteur l’a le plus impressionnée ?
Elle était obsédée par la série Cracker avec Robbie Coltrane, même si elle n’aurait pas dû la regarder si jeune car il y avait beaucoup de sexe et de violence. Robbie y jouait un détective. Et quand elle a rencontré Robbie, elle était toute excitée, c’était un grand moment pour elle.

Est-ce qu’elle regarde les films Harry Potter juste pour le plaisir ?
Elle n’arrive pas a regarder les films dans lesquels elle est mais elle a regardé le premier et le quatrième énormément. Chaque année à Noël elle aime en regarder un.

Quels sont ses projets au cinéma ?
Pour le moment c’est tout pour sa musique Elle va travailler sur des productions espagnoles mais ne veut rien dire car ça en est juste au début et elle ne veut pas pas leur porter malheur. Mais elle continue les auditions.

Quel son film Harry Potter préféré ?
C’est le premier car c’est une superbe introduction à la suite. Si le premier n’avait pas été bon, aucun autre n’aurait été bon.

Quel est son plat français préféré ?
La veille au soir elle a mangé un excellent os à moelle. Sinon, elle aime le confit de canard.

Était-elle triste que la relation avec Lupin ne soit pas traitée autant dans les films que dans les livres ?
Elle était triste de ne pas être enceinte sur un balai volant car elle pensait qu’elle aurait eu l’air vraiment cool. Mais elle accepte qu’on n’en voie pas plus, car le principal c’est avant tout ces trois enfants et leur histoire.

Interview avec Jason Isaacs

Après le panel de Natalia Tena, et tandis que les participants concernés allaient se faire photographier avec Predrag ou Stanislav, ou prendre part à un Meeting Rom avec Natalia, un spectacle de magie devait être proposé par Morgan Strebler. Celui-ci n’ayant finalement pas pu prendre part à l’évènement, les organisateurs ont dû lui trouver un remplaçant au pied levé.

C’est finalement un spectacle d’hypnose qui était proposé aux fans d’Harry Potter, avec la participation et la complicité des cosplayeurs professionnels présents dans la grande salle. Si certains ont trouvé la performance peu convaincante et peu aboutie, les participants montés sur scène pour se soumettre à l’expérience d’hypnose étaient pour leur part ravis. Au vu du temps dont disposaient les artistes pour préparer leur spectacle, nous ne pouvons que les remercier de leur présence, et saluer leur effort pour proposer un spectacle en lien avec le thème d’Harry Potter, même si l’injonction "Petrificus Totalus" pourtant réitérée, modulée et répétée encore, n’a pas été suivie de l’immobilisation attendue.

De notre côté, nous rencontrions Jason Isaacs pour une interview.

Quel est le rôle que vous avez préféré interpréter ?
Mon rôle préféré est toujours le prochain, j’évite de regarder en arrière.

GdS : Vous avez joué dans la série Dig, qui rencontre actuellement un fort succès en France. Nous avons été étonnés d’apprendre qu’elle avait été annulée. Avez-vous été déçu de son annulation ?

Techniquement, la série n’a pas été annulée, et elle a rencontré partout où elle a été diffusée un franc succès. Elle a été dès le début pensée comme une mini-série, dont toute l’action devait tenir sur une seule saison. Par conséquent, ce n’est pas vraiment une déception pour moi. Comme je le disais, j’évite de regarder en arrière, et, au risque de passer pour une mauvaise personne en précisant cela, je ne me soucie pas trop de ce que l’on pense des films ou séries dans lesquels j’ai joué. Je m’investis dans les tournages, je rentre dans mes personnages, et j’y prends beaucoup de plaisir, mais une fois le tournage terminé, je passe à autre chose. Qui plus est, dans le cas de Dig, la fin de la saison est complètement apocalyptique, il aurait été compliqué d’imaginer un scénario pour une deuxième saison.

Jason précise que l’ambiance du tournage était vraiment très spéciale : ils ont tourné à Israël au moment même de l’escalade de violences de l’été 2014, dans un climat de guerre, avant que la production ne soit relocalisée à Albuquerque, aux Etats-Unis. Il s’est énormément investi physiquement dans le tournage de la série, et en est ressorti blessé. Il ajoute, sur un ton plus léger, qu’il était par conséquent très heureux de pouvoir jouer pour son rôle suivant un homme qui passe son temps dans un hôpital.[Ndlr : il faisait probablement mention au film A Cure for Wellness, de Gore Verbinski, que l’on attend sur les écrans français pour l’automne prochain.]

GdS : Vous avez tourné récemment Medusa’s ankles, pour lequel vous avez été dirigée par Bonnie Wright (Ginny) ? Comment était-ce de retravailler avec elle après si longtemps, d’être dirigée par quelqu’un que vous connaissez depuis qu’elle est enfant ?
Medusa’s ankles est un court-métrage adapté de la nouvelle de A.S Byatt du même nom, c’est une très belle histoire, qui raconte l’histoire d’une femme en pleine crise de la quarantaine. Jason Isaacs y interprète son coiffeur, Lucian. C’était très émouvant pour lui de retravailler avec cette femme qu’il connait depuis qu’elle a onze ans et qu’il a vu grandir.

J’avais rencontré ses parents à l’époque de La Chambre des Secrets, à l’époque où ils l’accompagnaient partout, et je les ai recroisé sur le tournage de Medusa’s ankles.
Le tournage a duré quatre jours, pendant lesquels nous avons appris la terrible nouvelle de la mort d’Alan [Rickman], ça a créé un moment très « potterien » sur le plateau.

Pensez-vous que Lucius a eu droit à une forme de rédemption ?

Lucius n’a pas sa place dans un monde où Voldemort gagnerait ; il a montré que Lucius était fini en cassant sa baguette, en l’humiliant devant sa femme et son fils sous son propre toit, et il ne s’en sort pas mieux dans un monde où Voldemort perd ; sa femme et son fils l’ont rejeté. Il y avait une scène intéressante à la fin des Reliques de la Mort partie 2 dans la cour du château, où l’on voyait Narcissa et Drago partir dans une direction pour fuir Poudlard, et de l’autre côté, les Mangemorts qui s’apprétaient à pénétrer dans l’école, et au milieu de tout cela, on voyait Lucius déchiré entre sa famille et les mangemorts, et Lucius finissait par être renversé et piétiner par les mangemorts, et on le quittait comme ça. Mais David Yates, le réalisateur, a remarqué ensuite que ça ne pouvait pas être gardé ainsi car Voldemort et Harry venaient dans cette même cour pour leur combat final, et Lucius n’était plus là, la scène a donc été retirée. Quoi qu’il en soit, quelle que soit l’issue de la bataille, Lucius ne pouvait obtenir une forme de rédemption dans aucun de ces mondes. On trouve une forme de rédemption dans toutes les histoires, mais tous les personnages n’y ont pas droit.

Comment avez-vous abordé votre personnage de Lucius ? Comment se sont déroulés vos premiers jours sur le plateau ?
Il a considéré le rôle de Lucius en pensant à Drago et en ce demandant quel genre de père avait fait de cet enfant « cette petite merde » (expression de Jason « This little piece of shit ») ; Lucius doit forcément être raciste et lâche.

Une de ses premières scènes concernait un match de Quidditch où on leur criait des numéros qu’ils devaient regarder ainsi que des instructions (du style « il a attrapé le vif d’or »), Jason s’est alors retourné vers Alan en lui demandant si c’était bien qu’il ait attrapé le vif d’or et Alan a répondu « I fucking don’t know ».

Sa toute première scène était la dernière du second film où il est dans le bureau de Dumbledore. Il se demandait où était Dobby et le réalisateur lui a dit « Là où tu regarderas, on mettra Dobby ». Le réalisateur lui a dit qu’il devait claquer la porte en sortant et il lui a demandé s’il pouvait la claquer « magiquement », d’un mouvement de main, on lui a dit oui et il s’est dit que c’etait "trop génia"l. Après quoi il a voulu refaire la scène car il estimait que Lucius devait dire quelque chose avant de partir. Il a donc improvisé, sans prévenir les autres acteurs, la phrase « Let’s hope that mister Potter will always be there to save the day » (Espérons que Mr Potter sera toujours là, pour sauver la mise) et, sans qu’il s’y attende, Daniel a bombé le torse et a répondu « Don’t worry, i will » (Rassurez-vous, je serai là), il était impressionné.
A la fin de la scène il a fait partir sa jambe en avant puis a fait un mouvement avec sa canne. Quand le réalisateur à dit « Coupez », il a demandé à Jason s’il y avait un souci avec le sol et s’il avait failli tomber et Jason a répondu « Non, j’ai donné un coup de pied à Dobby et un coup de canne sur sa tête quand il a voulu se relever." Le réalisateur a demandé au responsable des effets spéciaux si ça allait pour lui, c’était ok, et Jason était ravi.

L’interview se termine sur cette question. Nous remercions l’acteur qui est vraiment très sympathique et alors que nous lui serons la main, il nous demande si nous allons traduire tout ça en français. Nous répondons par l’affirmative, et il s’exclame alors qu’il veut voir ça (Il parle très bien français) et nous demande l’adresse du site. Puis nous lui disons au revoir pour le moment et changeons de pièce pour interviewer Adrian Rawlins.

Interview avec Adrian Rawlins

Comment vivez-vous le fait de revenir dans l’univers d’Harry Potter si longtemps après ?
Il a une fille de sept ans qui vient de lire le premier tome, et qui a vu le premier film, ce qui lui permet de replonger dans l’univers d’Harry Potter, et de réaliser à quel point cela a influencé la vie de nombreuses personnes. Parfois, sa fille dit à ses amies "Mon papa, c’est le papa de Harry Potter", ce qui le surprend d’abord, avant de réaliser que oui, c’était bien lui. C’est très touchant pour lui de voir le regard admiratif des gens quand il réalise qu’il jouait James Potter.

Est-ce que vous aimeriez jouer dans un film sur les maraudeurs ?
Il adorerait avoir cette occasion, ce serait un plaisir pour lui de retourner dans cet univers et de travailler avec les autres acteurs qui incarnaient les maraudeurs, Gary Oldman, David Thewlis, et Timothy Spall. Mais si un tel projet voyait le jour, il reconnaît qu’il serait beaucoup trop vieux pour incarner James de nouveau, il était déjà vieux à l’époque de L’école des sorciers.

GdS : Est-ce qu’il retient certains moments du tournage plus marquants que d’autres ?
Beaucoup de temps s’est déjà écoulé depuis le tournage des films, et Adrian nous répond en rigolant que sa mémoire n’est plus aussi bonne qu’avant. Un passage en particulier l’a cependant marqué : au moment des prises pour la scène du miroir du Risèd, dans le premier film. Un tout jeune Daniel Radcliffe alors âgé de douze ans l’abordait, plein de confiance et de curiosité, en lui demandant s’il connaissait "The White Album" des Beatles, sans se douter un instant qu’il s’agissait de l’un des incontournables musicaux de la jeunesse d’Adrian.

GdS : Peut-il nous parler de certaines scènes qu’il a tourné et qui n’ont jamais été intégrées aux films ?
Il se souvient avoir tourné pendant plusieurs jours une scène de la nuit du 31 octobre 1981. Plusieurs détails lui reviennent à propos de cette scène : il revoit tout d’abord l’allure de Voldemort. Il fallait six heures de maquillage pour préparer son visage : Voldemort avait alors tout de l’apparence d’un monstre, avec un gigantesque menton. Adrian estime qu’il est bien préférable que ce visage n’ait en définitive jamais été dévoilé, dans la mesure où un nom peut terrifier bien plus qu’un aspect, et laisser le grand méchant de la saga dans l’indétermination de son nom était en définitive une très bonne chose, cela entretenait le mystère jusqu’à la fin du film.
L’intégralité de la sa scène de la mort de Lily et James avait été tournée, depuis le moment où Voldemort marche à l’extérieur de leur maison et rentre dans leur jardin jusqu’à sa destruction lorsqu’il essaye de tuer Harry. Il se souvient également avoir dû faire des moulinets dans les airs avec sa baguette magique, pour déplacer de petites bougies en lévitation qui auraient été ajoutées à l’image en post production, pour amuser Harry, que Lily tenait dans ses bras, avant l’arrivée de Voldemort. La scène de la mort de James, alors qu’il essaye de retenir Voldemort de s’en prendre à sa famille, avait également été tournée.

Quels projets porte-t-il en ce moment en tant qu’acteur ?
Réponse en deux temps d’Adrian, qui commence par nous expliquer qu’il ne joue plus que de façon très occasionnelle. Il travaille avec la compagnie du East Riding Theatre, dans le Yorkshire (notamment en collaboration avec Judi Dench), principalement en tant que metteur en scène. Il lui arrive cependant de monter sur les planches. Au-delà de son activité théâtrale, Adrian reste au contact avec les productions télévisuelles, et reçoit certaines propositions de rôles, mais trouve la plupart des scénarios peu audacieux, ou trop classiques, et ne finit pas de les lire -il ne se voit absolument pas jouer dans une série B policière au scénario forcé : jeune fille en détresse mystérieusement disparue, ou autre.
Il a ensuite tenu à préciser qu’il avait amorcé un deuxième temps de sa carrière, et avait beaucoup plus de mal à trouver de l’enthousiasme, contrairement au tempérament débordant d’énergie qu’il avait par le passé. Il conclut sa réponse avec une bonne dose d’autodérision, se décrivant comme un homme tranquille, dont le quotidien s’écoule en activités simples : les courses, la cuisine, la peinture de ses volets...

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Après nos interviews, nous regagnons la grande salle où le panel des voix françaises va commencer. Sont présents les doubleurs de Molly, Ginny, Ombrage, Seamus et Lucius Malefoy. Ils commencent par expliquer en quoi consiste leur travail au quotidien, puis les participants sont invités à leur poser des questions. Enfin, chaque comédien lit quelques répliques de son personnage.

Discussions avec les acteurs

Les voix françaises laissent place au concours de cosplay. Le jury est composé de cosplayers professionnels, déjà présents l’an dernier, incarnant Cédric, Voldemort, Trelawney, Fleur (avec sa robe de bal) et Fleur avec sa tenue du tournoi des trois sorciers. Chaque cosplayer parle un peu de son costume et de son expérience, puis les candidats au concours sont invités à défiler en musique sur scène.

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Le premier prix revient à une Rita Skeeter plus vraie que nature, tandis que les deuxième et troisième prix sont attribués à Dobby et son maître, et au professeur McGonagall, mais tous les costumes étaient très réussis !

Enfin, la journée se termine avec une présentation du Quidditch par l’équipe des Black Snitches (Lille), et la première session d’autographes du week-end, et nous profitons de ces quelques minutes avec les acteurs pour leur poser quelques questions sur certaines scènes qu’ils ont tourné mais qui ont été coupées au montage et jamais montrée dans des bonus DVD ou autre (voir notre liste ICI).

Predrag Bjelac avait évoqué le matin même deux scènes notamment, qu’il avait tourné avec Alan Rickman, et nous lui demandons de nous en dire un peu plus ; la première est celle où on voit Rogue et Karkaroff se disputer dans le parc de Poudlard au moment du bal de Noël, puis une autre scène dans la réserve d’ingrédients de Rogue, où ils évoquaient la marque des Ténèbres, de plus en plus nette.
Il a également tourné pendant plusieurs soirées de suite une longue scène dans une forêt à quelques kilomètres des studios, pendant laquelle Karkaroff suit Hagrid et Madame Maxime dans la forêt interdite pour savoir en quoi consiste la première tâche du tournoi. Presque toutes ses scènes de cette séquence ont été coupées, alors que c’était sa seule scène hors des studios.

C’est ensuite à Stanislav Yanevski que nous demandons de nous en dire plus sur la scène du mariage de Bill et Fleur dans Les Reliques de la Mort partie 1, pour lequel il est revenu. Stan explique alors que le scénariste avait créé une histoire différente : Ron et Hermione étaient déjà ensemble lors du mariage de Bill & Fleur, et Hermione se montrait très surprise de la présence de Krum, lui demandait ce qu’il faisait là. Il expliquait avoir été invité par Fleur, puis tous deux passaient un long moment à danser ensemble ; selon lui, toute cette scène avait pour but de montrer la jalousie de Ron.

Enfin, Jason Isaacs évoque un "long combat épique" entre Sirius et Lucius lors de la bataille du ministère à la fin de L’Ordre du Phénix (dont on a quelques images), juste avant le duel Sirius/Bellatrix. David Yates aurait dit à propos de cette séquence que "si le film s’était appelé Lucius VS Sirius, cette scène aurait été gardée pour le combat final, mais là, c’est Harry et Dumbledore VS Voldemort, c’est surtout ce combat là qui doit marquer le spectateur."

La soirée (Merci à Marie, une Serpendor, pour son témoignage !)

Entre 19h30 et 22h30, la convention se prolongeait en une soirée spéciale Saint Valentin, la "Valentine’s Magic Night", qui comptait un temps de repas réservé à 70 personnes, puis un temps de bal ouvert à tous les participants.

Répartis en sept tables de dix décorées au couleurs de la Saint Valentin, les convives, dont chacun a pu repartir avec un petit flacon d’Amortentia, ont eu le privilège de passer la première partie de la soirée en compagnie des acteurs présents le samedi. Après avoir pris une photo de groupe avec les membres de chaque table, les acteurs ont circulé de table en table, par intervalles de cinq minutes, pour échanger avec les participants.

Adrian Rawlins s’est pris au jeu du philtre d’amour, faisant mine de le boire et de tomber follement amoureux de sa voisine de table ; Predrag Bjelac, assis à une table de femmes et toujours interloqué par la fascination que les fans ont encore pour l’univers d’Harry Potter tant d’années après, les interrogeait sur la façon dont leurs petits amis acceptaient leur passion. Toutes lui répondaient sans hésiter qu’elles les verraient bien mal s’y opposer, et qu’il leur en coûterait ; Stanislav Ianevski pour sa part était plus réservé, bien que charmant, et la conversation était plus difficile à engager ; enfin Jason Isaacs, "le meilleur pour la fin", a été accueilli à grands renforts de "Hourras", auxquels il répondit par une feinte de demi-tour, et était sans doute le plus loquace des acteurs présents, devisant librement avec ses voisines de table aussi bien à propos de sa carrière (Dig ; The Patriot), mais aussi de sujet plus personnels. Il avoué adorer les rôles de méchant, et avoir particulièrement apprécié le tournage de The Patriot aux côtés de Mel Gibson.
Seule Natalia Tena, qui ne pouvait rester qu’un jour à la convention et avait donc le programme d’autographes et de photo le plus chargé, n’a pas souhaité rester à la soirée.

La deuxième partie de la soirée, de l’avis de la plupart des participants que nous avons rencontrés, ressemblait à une soirée classique (pas de musiques potteriennes, mais de la techno, pour l’essentiel), mais l’ambiance était bon enfant, et la plupart des personnes présentes dansaient. Certains regrettaient cependant le manque de diversité dans le choix des musiques, ou l’absence de lien avec l’univers magique.

Tous les participants s’accordaient à dire que la soirée était une réussite.

Le compte-rendu de la deuxième journée est à lire ICI.



[1Merci à Equinoxe fm pour leurs notes sur ce panel


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