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Everworld

20 février 2013

Après les écrans, retour au papier dans ce nouvel article PotterAfter ! Cette fois-ci nous allons nous intéresser à une saga relativement ancienne, et finalement assez peu connue. A tord, malheureusement. Everworld, de K.A. Applegate fait partie de ces livres dans lesquels on se plonge et dont on ne peut ressortir qu’à la fin. Et quelle fin ! Pas si éloignée de celle d’HP. Mais on ne vous dira pas en quoi, afin de ne pas vous gâcher le plaisir !

Si vous êtes aussi vieux et sages que moi, vous avez peut-être eu l’occasion de lézarder devant Animorph durant votre glorieuse jeunesse. Si c’est le cas, et que la curiosité vous a poussé à consulter les livres dont est tirée la série, alors vous connaissez K.A. Applegate. Si non, ce n’est pas bien grave, puisque de toutes manières les deux univers n’ont pas un grand rapport entre eux.

"BAE" : bienvenue à Everworld. C’est le leitmotiv de cette série improbable, résultat d’un assemblage loufoque d’éléments de provenances diverses, formant comme par miracle un assemblage presque cohérent. Si vous n’avez jamais su décider qu’elle était votre mythologie préférée, soyez heureux : on les retrouve presque toutes dans cette saga !

Cinq adolescents, qui n’ont au premier abord pas grand chose en commun à part leur appartenance au même lycée, se retrouvent sans trop savoir pourquoi au bord du lac Michigan. C’est ainsi que débute le premier tome de la trilogie.

Un loup énorme surgit soudain du néant, s’emparant de Senna, jeune fille étrange et en marge des autres. Après avoir suivit l’animal pour tenter de secourir la jeune fille, April, Christopher, David et Jalil se retrouvent suspendus contre la muraille du château de Loki, dieu nordique de la destruction et du chaos (et je ne parle pas ici de la version jouée par Tom Hiddleston). Ils apprennent alors qu’ils sont passés dans un autre monde créé il y a de nombreuses années par nos dieux. Ceux-ci, menacés par l’avancée de la technologie et la perte de foi de leurs fidèles, ont dû fuir pour leur survie. Mais, alors que tout allait bien, certains dieux aliens ont décidé de se joindre à la fête. Sans invitation bien sûr. Et pour couronner le tout, l’un d’eux, Ka Anor, a pour régime alimentaire les autres dieux, ce qui n’est bien sûr pas au goût de ces derniers ! C’est donc dans cet univers que quatre jeunes américains de base vont tenter de survivre et de retrouver Senna.

Même si au premier abord les rapprochements ne sont pas faciles à faire, on peut tout de même retrouver dans ces pages des éléments nous faisant penser à Harry Potter. Tout d’abord, le plus simple et le plus évident, la collision de deux univers : le notre et un monde magique, où l’on retrouve une sorcière, Merlin et même des dragons !

Les adolescents ensuite. Si on peut regretter une légère caricaturisation des personnages au départ (le comique, le cartésien, la jolie fille, le meneur torturé et la jeune fille décalée), les facettes qu’ils révèlent peu à peu et la manière dont ils évoluent et grandissent dans l’histoire est très intéressante. Leurs réactions semblent authentiques : ce sont vraiment des jeunes comme vous et moi (enfin plus jeunes que moi j’en ai bien peur), qui se retrouvent face à une situation qui les dépasse mais à laquelle ils ne peuvent échapper. Tout comme pour Harry, quelqu’un leur a tracé le chemin à suivre sans qu’ils ne le sachent. Les relations entre les différents personnages sont également bien pensées et loin d’être parfaites : rapprochements, tensions, doutes . . . Ces jeunes ne deviennent pas des héros dès qu’ils franchissent le seuil d’Everworld. Au contraire, ils sont terrifiés, se disputent, mais tentent également de puiser au fond d’eux autant de courage que possible pour affronter des adversaires beaucoup plus puissants qu’eux. Et soyons honnêtes : même le plus faible paysan du coin pourrait les assommer d’une pichenette. La partie n’est pas gagnée. Ils apprennent alors l’importance de l’amitié et de rester unis face au danger, et également à utiliser leurs connaissances pour vaincre et survivre. Ce dernier point particulièrement m’a rappelé Harry face au dragon, qui se rend compte que la force brute est parfois inutile.

Dernière chose mais non des moindres, on retrouve dans Everworld l’ambiance pesante et inquiétante présente dans le tome 7, alors que le trio, en fuite, se retrouve à devoir camper. Avec beaucoup moins de moyens et beaucoup plus d’inquiétudes, David, Christopher, April et Jalil se retrouvent dans la même situation. Une fuite et un cache-cache constant, sans véritable plan mais avec malgré tout un but bien précis : retrouver Senna. Une situation qui cause des tensions, mène à des disputes et des dissensions. Mais contrairement à cette partie dans Harry Potter, je ne me suis pas ennuyée une seconde à Everworld, pour la simple et bonne raison que tout est à découvrir.

Alors attrapez des boissons et des rations de survies, et préparez-vous à une immersion de plusieurs heures dans un univers déroutant !


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