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Compte-rendu de l’avant-première parisienne de "Horns"

18 septembre 2014

En ce mardi 16 septembre, Wendy et Ipiutiminelle se sont rendues au Gaumont Champs-Elysées pour assister à l’avant-première du film Horns, en présence d’Alexandre Aja, le réalisateur, et de Daniel Radcliffe, qui interprète le premier rôle. Voici en exclusivité leurs impressions.

Nous arrivons au cinéma en fin de matinée après avoir récupéré nos invitations. On nous a appris quelques heures plus tôt qu’il n’y aura pas de conférence de presse. Dommage, nous avions préparé des questions. Nous convenons d’essayer d’en poser au moins une lors du tapis rouge.

Le cinéma qui accueillait l'événement {JPEG}L’extérieur du cinéma est paré d’immenses affiches qui annoncent l’événement, et de nombreux techniciens s’affairent déjà à installer projecteurs et tapis rouge. Quelques dizaines de fans attendent le long des barrières, mais tout est encore très calme, et il y a moins de monde que ce à quoi on aurait pu s’attendre. L’attente passe très facilement ; pas de froid glacial ni de pluie (ça change de l’avant-première de La Dame en Noir !), on a même droit à David Bowie et Marilyn Manson en musique de fond pour mettre un peu d’ambiance (et nous donner un aperçu de la très bonne bande son du film !).

Vers 18h, de nombreux fans commencent à arriver, alors que nous étions (relativement) peu nombreux jusque-là. La foule attire l’attention de nombreux passants qui nous demandent ce qui se prépare (malgré la demi-douzaine d’affiches tout autour annonçant en gros et gras l’avant-première le soir même en présence de Daniel Radcliffe et Alexandre Aja mais passons). Des organisateurs passent le long des barrières et distribuent des affiches du film. Au fur et à mesure que l’heure tourne, la tension monte, les gens derrière nous commencent à pousser pour s’approcher des barrières alors que personne n’est encore arrivé !
De nombreux fans sont venus voir Daniel Radcliffe. {JPEG}
Et puis, après une dernière diffusion de personal jesus, ils arrivent. Nous ne les voyons pas, mais il suffit d’entendre les cris des fans amassés contre les barrières pour le savoir. Nous préparons nos appareils photos, mais il y a tellement de monde sur le tapis rouge - organisateurs, membres de la presse, et personnel de sécurité - qu’il est difficile de prendre des clichés corrects. Finalement, Daniel vient vers nous, et alors qu’il signe les affiches, je (Ipiutiminelle), tente de lui poser une question. Il est ravi, mais malheureusement la question demande un peu de réflexion, et il n’a que peu de temps à m’accorder et pas de réponse en tête ! Il s’excuse de ne pas avoir de réponse à apporter mais me remercie et s’éloigne. Une des membres de l’organisation qui le suit sur le tapis rouge me fait d’ailleurs les gros yeux de l’avoir « alpagué » pendant si longtemps (à peine une minute en réalité).

Nous prenons quelques clichés d’Alexandre Aja, qui suscite déjà moins de hurlements hystériques et de bousculade autour de nous, et nous nous dépêchons de nous éloigner des barrières pour rejoindre l’intérieur du cinéma et assister à la courte présentation qui précédera le film.

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Alexandre Aja

Juste avant la projection du film, Alexandre Aja a déclaré avoir été ravi de travailler avec Daniel Radcliffe, qu’il considère comme un acteur incroyable, capable d’interpréter différents registres en même temps, de jouer toutes les émotions de son personnage. Le réalisateur a, en outre, particulièrement apprécié la capacité de cet acteur à dépasser l’image que tout le monde avait de lui.
Daniel Radcliffe a quant à lui expliqué qu’il avait apprécié l’originalité du rôle qu’on lui a proposé ; c’était pour lui une expérience excitante d’avoir à explorer différents genres dans un même film.
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Leurs propos sont une clé pour comprendre le film qu’est Horns. Comme on l’avait pressenti dans un précédent article, il est impossible de ranger ce film dans une catégorie précise. Pendant toute la durée du film, le spectateur peut d’un instant à l’autre rire, s’émouvoir, sursauter quand surviennent des scènes particulièrement sanglantes.
Le tout est filmé de manière très intelligente, parfois déconcertante, mais toujours originale et percutante. La musique, très bien choisie, donne une ambiance réellement unique au film. On remarquera d’ailleurs que, après Emma Watson dans The Perks of Being a Wallflower, Daniel Radcliffe a lui aussi droit à une très belle scène sur la chanson Heroes de Bowie.

Ce film, qui joue sur une immense palette de registres, permet véritablement à Daniel Radcliffe de révéler ses talents. L’acteur montre qu’il a progressé depuis Harry Potter, et est parfaitement convaincant dans ce personnage ambivalent, tant lors des flashbacks très émouvants qui racontent son histoire d’amour avec Merrin (incarnée par Juno Temple, remarquable) que lors de scènes bien plus violentes où il perdrait presque toute humanité.

Si certains aspects du dénouement sont prévisibles, le film fourmille de détails et de préfigurations, et un second visionnage semble nécessaire pour en saisir toutes les subtilités.

A la fois déjanté, haletant, poétique et violent, Horns pourrait être qualifié de thriller carnavalesque et fantastique…mais pas de film d’horreur. Pour les plus sensibles d’entre vous, si vous avez mis trois jours à vous remettre de La Dame en Noir et hésitez à aller voir Horns, rassurez-vous, vous sursauterez parfois, détournerez les yeux à quelques reprises, mais rien d’absolument terrifiant !
Rendez-vous dans les salles obscures le 1er octobre pour la France et le 5 novembre pour la Belgique !

Vous pouvez retrouver davantage de photos de l’événement dans notre galerie Facebook ICI.


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