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Finale de la Coupe du Monde 2006

7 août 2006

Installé dans les plaines du Comté de Galway, sous un ciel illuminé par une myriade d’étoiles étincelantes, le stade qui accueille cette finale de la 405ème Coupe du Monde se remplit peu à peu de ces nombreux supporters. D’une capacité de plus de cent mille spectateurs, hommes, femmes et enfants prennent place sur les différents gradins, dans une marée de vert pour les supporters irlandais ou de bleu et rouge pour les supporters norvégiens. Un brouhaha frénétique monte des tribunes, entrecoupé de temps à autre par les refrains de quelques chansons, scandés par un public venu soutenir non seulement leur équipe, mais une nation entière. C’est dans cette incroyable ambiance que va se dérouler le match lorsque sonneront les huit coups de 20h00.

Cependant, il reste encore une demi-heure avant le coup d’envoi, et comme le veut la tradition, le match sera ouvert par un spectacle des mascottes. Dans les gradins, vers les bancs de l’équipe irlandaise, nous pouvons apercevoir Guiness qui salue chaleureusement les supporters. Guiness et son mouton Woolite participeront tous deux au spectacle, mais nous ne savons pas encore en quoi consistera ce show. Du coté norvégien, c’est le sortilège de mutisme qui est de rigueur, là non plus, aucune information n’a été donnée sur la nature des mascottes et encore moins de leur démonstration.

Le spectacle va bientôt commencer, le stade est maintenant plein à craquer, il ne reste plus un centimètre carré de tribune libre. Une puissante voix féminine s’élève alors, celle de Molly Adkins, qui résonne dans tous les gradins annonçant ainsi le début de cette finale de la 405ème Coupe du Monde de Quidditch. Molly Adkins est l’actuelle Directrice du Département des jeux et sports magiques irlandais. Elle avait atteint le sommet de sa gloire dans les années 70 au poste de poursuiveuse dans l’équipe des Crécerelles de Kenmare. En 1977, cette équipe avait gagné la Ligue de Grande-Bretagne et d’Irlande grâce aux 172 buts inscrits par Adkins. Ce soir, elle aura l’immense honneur de commenter le match alors que des applaudissements et des cris enthousiastes s’élèvent des gradins.

Le spectacle commence par les mascottes de l’équipe irlandaise... composés uniquement d’une centaine de farfadets. Ils sont beaucoup moins nombreux qu’en 1994, et pour cause, chacun de ces farfadets et monté sur un mouton. Guiness, la mascotte officielle, s’empresse de traverser le terrain et de rejoindre cette cavalerie pour y prendre la tête. S’élevant dans les airs, la formation fait un tour de terrain, brandissant leur batte et déversant des pièces sur le public. Guidés par Guiness, la formation se divise en deux groupes, chacun se dirigeant vers une extrémité du stade, tandis qu’une comète surgit sur le terrain. Ce troisième groupe surgit de nul part n’est pas monté sur des moutons, mais composé d’autres farfadets habillés de noirs, certains portant des lanternes aux éclats dorés ou rouges. La comète fait elle aussi un tour au dessus du public avant de retourner sur le centre du terrain et de se scindés en divers groupes... en quatre groupes pour être précise. Les farfadets portant une lanterne rouge se sont regroupés, formant une grande sphère rouge, ceux ne portant aucune lanterne se sont regroupés en deux sphères noires de même diamètre, tandis que les farfadets portant des lanternes dorées, beaucoup moins nombreux, se regroupent en une petite sphère. Vous l’aurez compris, les farfadets de ce groupe représentent les quatre balles utilisées pour un match de Quidditch !

De chaque coté des buts, les équipes de farfadets à mouton se lancent sur les balles. C’est un match endiablé qui commence entre les farfadets, une pluie d’or s’abattant sur le public dès que le Souafle traverse les buts. Un match qui ne peut malheureusement pas s’éterniser, et qui voit donc vite la fin lorsque Guiness s’empare du groupe représentant le Vif d’or avant que celui-ci n’explose en un feu d’artifice.

C’est dans un incroyable feu d’artifice que disparaissent les farfadets, Guiness et sa cavalerie prenant place du coté des bancs irlandais. Le public est maintenant déchaîné et attend avec impatience la présentation des mascottes norvégiennes. Mais ils n’ont pas à attendre longtemps car la voix de Molly Adkins s’élève déjà pour les annoncer.

Dans un nuage de poussière, une grosse masse grise sort d’une des portes donnant accès au terrain. Une grande masse grisâtre dont il est encore difficile de dire la constitution. Celle-ci s’agglutine au centre du terrain, tel un amas, un conglomérat, on dirait qu’elle est composée de plusieurs centaines d’êtres... on dirait qu’il s’agit... oui, c’est ça ! Un murmure parcourt tout le public, ce sont effectivement des trolls norvégiens ! Ces trolls d’une taille assez réduite, une vingtaine de centimètres, ont la peau grise, une petite queue et des oreilles pointues et contrairement à beaucoup de leurs cousins trolls, ceux-ci sont dotés d’une certaine forme d’intelligence. Ils se déplacent toujours en bande, mais ce soir, ils sont particulièrement nombreux.

Sur la pelouse, les trolls continuent de sautiller, mais il semblerait que la masse devienne de moins en moins compacte. En effet, les trolls commencent à se disperser sur le stade... et on commence à apercevoir une autre grosse masse noire sous les trolls en dislocation. A son tour, la grande masse noire commence à prendre vie... c’est... c’est un dragon ! Un norvégien à crêter ! C’est impossible, personne jusqu’à aujourd’hui n’a su domestiquer un dragon ! Dans le public quelques exclamations de stupeur et d’effroi s’élèvent tandis que le dragon bouge. Les trolls étaient en fait chargés de dissimuler le dragon jusqu’au centre, mais ils ne paraissent pas effrayés, au contraire, ils s’organisent de manière à former un double cercle autour de la bête, comme une barrière de sécurité. On savait la viande de troll plutôt insipide... peut-être une raison pour laquelle le dragon ne les a pas dévorés. De toute façon, le dragon ne semble pas vouloir se lever, il reste allongé sur la pelouse, regardant le public de ses yeux étincelants. Ses écailles noires luisant à la douce lumière émanant du stade, il reste là à nous contempler, sa queue à coté de son flan, son dos hérissé de pointes, il ne semble pas être agressif. D’un lent mouvement, comme pour ne pas brusquer le public, il lève sa tête et ouvre grand sa gueule. Un impressionnant jet de flemmes en sort, long de trois mètres. Puis il recommence, mais cette fois, le jet est différent. On aurait cru que le dragon voulait modéliser une forme avec son jet... et c’est réellement ce qu’il tente de reproduire ! Alors qu’il ouvre sa gueule pour la troisième fois, il crache un énorme jet ressemblant à un oiseau qui prend son envol pour lentement se consumer. Cet oiseau est ensuite suivit de plusieurs autres formes animales.

Alors que ce spectacle pyrotechnique semble sur sa fin, le dragon crache un ultime un jet... qui se transforme en feu d’artifice !? Oui... vous avez bien lu, j’ai moi-même du mal à y croire, un dragon crachant un feu d’artifice. Puis d’un coup, le dragon se disloque à son tour, des trolls à la peau écailleuse, noire et luisante, courent rejoindre les autres dans les cercles.

Le public est bluffé ! L’illusion était parfaite. Les spectateurs sont conquis et dans un assourdissant vacarme, les trolls norvégiens sont applaudis tandis qu’ils prennent place du coté des bancs norvégiens.

Après cet époustouflant spectacle, le match est sur le point de commencer. On entend distinctement Adkins annoncer chaque joueur :

Riekeles ! Jerstad ! Savabini ! Herigstad ! Ottersen ! Lovaas ! Et pour finir, l’Attrapeur norvégien Oddvar Mohn !

Les joueurs sont accueils sous une vague d’applaudissements alors qu’ils traversent le terrain.

Et maintenant l’équipe irlandaise, Brophy ! Sproul ! Lorigan ! Murphy ! Quigley ! Kieran ! Et Belcher !

Puis c’est au tour de l’arbitre, Hassan Mostafa, de faire son entrée. Pour la sixième fois, Hassan Mostafa va arbitrer une finale de Coupe du Monde, il va ainsi dépasser le record de l’ukrainien Oleg Chernovetsky qui était de 5,5. Soit cinq finales arbitrées, de 1826 à 1842, puis une dernière finale en 1846 à moitié arbitrée. Il avait mystérieusement disparu du stade au bout de 35 minutes, et les équipes, pleines de fair-play, avaient dû finir le match sans arbitre. On n’a jamais vraiment su ce qui était advenu de Chernovetsky, toujours est-il que ce soir, Mostafa, si il ne rencontre pas de grave problème avec les mascottes, devrait battre ce record, ce qui est un immense honneur pour notre président-sorcier général de l’Association internationale de Quidditch.

Les quatorze joueurs et l’arbitre s’élancent dans les airs alors que retentit le coup de sifflet. C’est Kieran qui s’empare du Souafle, elle est entourée de ces deux coéquipiers poursuiveurs et tout trois foncent vers les buts. On commence le match par cette très belle attaque en faucon, qui échoue malheureusement à quelques mètres des anneaux lorsque Herigstad stoppe le Souafle.

La balle est maintenant entre les mains norvégiennes, Savabini passa à Riekeles, de nouveau Savabini, Jerstad, dont la trajectoire est perturbée par un Cognard habilement lancé par Christopher Lorigan. Le Souafle revient dans les mains de Kieran, passa à Quigley, Murphy, la formation s’approche des buts norvégiens, dans un jeu de passe le Souafle revient à Quigley qui tire... et il marque ! Dix-zéro pour l’Irlande pendant que résonnent des cris de joie dans les gradins tandis que Guiness et sa troupe prennent leur envol en brandissant leur batte.

Le match reprend de plus belle, les norvégiens se lancent à leur tour sur les buts irlandais, mais leur attaque reste bloquée aux buts par Brophy. Le match est en train de devenir extrêmement rapide, chaque équipe menant attaque sur attaque. Les gardiens n’ont pour le moment aucun problème a arrêter les tirs, mais si ils les joueurs continuent à se rythme, ils vont vite se fatiguer.

Le match dure depuis plus de 20 minutes déjà, dans les airs, les deux Attrapeurs sont à la recherche du Vif d’or pour le moment introuvable. C’est une rude bataille que mènent les deux attrapeurs, tout deux savent que seul celui qui attrapera le Vif d’or en premier pourra donner la victoire à son équipe. Il est pour le moment impossible de départager les équipes tant les joueurs sont de même niveau. Les poursuiveurs ont beau attaquer, soit ils sont détournés par la défense des batteurs, soit leurs tirs sont stoppés, et le résultat reste de dix à zéro pour l’Irlande.

Cinq nouvelles minutes viennent de s’écrouler, Jerstad vient de reprendre le Souafle aux mains de Murphy. Elle s’élance vers les buts irlandais, rejoint par Riekeles et Savabini. Les trois poursuiveurs foncent côte à côte, devant le regard ébahi des joueurs irlandais et de leurs supporters, la formation norvégienne est en train de réaliser une attaque du faucon... et marque ! La Norvège vient d’égaliser.

Le score est de dix à dix, les joueurs norvégiens, forts de cette attaque, n’ont aucun mal à reprendre le Souafle à Quigley à la reprise du jeu. Dans une nouvelle attaque groupée, la poursuiveuse Heid Riekeles prend la tête du groupe et fonce à nouveau sur les anneaux irlandais... et c’est un nouveau but ! Dans les tribunes, les supporters norvégiens se déchaînent, une vague de drapeaux bleu et rouge s’agitant dans tous les sens. De leur coté, les trolls noirs se regroupent pour former la tête du dragon d’où sort un nouveau jet de flammes.

À la reprise, les joueurs irlandais sont conscients qu’il faut réagir. Quigley s’empare du Souafle et fonce vers les buts norvégiens, mais il est talonné par Savabini. A l’approche des buts, Quigley monte en chandelle, toujours suivi de Savabini, et lâche le Souafle. La feinte de Porskoff a magnifiquement fonctionné, le Souafle est récupéré par Murphy qui s’empresse de tirer et de marquer. Le score est de nouveau à égalité.

Au cours des trente minutes suivantes, les équipes ne cessent d’enchaîner des figures des plus impressionnantes, des feintes et des attaques des plus fulgurantes. Le score est toujours aussi serré, mais la Norvège parvient à marquer 5 nouveaux buts contre 4 de l’Irlande.

Nous sommes à la 73ème minute de jeu, et Murphy tient le Souafle... non plus maintenant, il a été percuté par un Cognard envoyé par Haakon Lovaas. Jerstad intercepte le Souafle, et repart vers les buts de Emer Brophy. Ouille... elle non plus ne finit pas sa course, Susannah Sproul vient de lui envoyer un Cognard qui l’a atteinte au creux de l’estomac. Le souffle coupé, Jerstad perd le Souafle qui revient aux poursuiveurs irlandais. Les batteurs sont en train de nous donner un très beau spectacle de tirs de précision, les poursuiveurs ont maintenant beaucoup de mal à traverser cette ligne défensive que ce soit d’un coté ou de l’autre. A croire que ces deux équipes synchronisent toutes leurs actions... ce match est vraiment serré, mais le spectacle est réellement de qualité.

Le poursuiveur Conor Quigley est en train d’essayer de semer le désordre dans les lignes norvégiennes. Il utilise la Tremblante de Woollongong, manœuvre qui consiste à voltiger tout en zigzaguant afin de semer les poursuiveurs, sauf que là, il l’utilise pour traverser la défense et éviter les Cognards. Apparemment, sa tactique marche plutôt bien car il vient d’éviter les deux Cognards lancés par Ottersen et Lovaas, dommage qu’il n’ait pas le Souafle avec lui. Ce dernier est aux mains de Kieran qui malheureusement n’arrive à franchir cette défense, mais il semblerait que la manœuvre que vient de réalisé Quigley la pousse à essayer. Elle est sur le point de se lancer, mais une autre action est en train de se produire de l’autre coté du terrain.

En effet, Oddvar Mohn vient de se lancer dans une vertigineuse descente en piqué, il est suivi de très près par Anna Belcher. Les deux attrapeurs foncent droit vers le sol à toute vitesse, Mohn est en tête. Ils ne sont plus qu’à quelques mètres du sol, la distance commence à se réduire à une peau de chagrin, il ne reste quasiment plus rien lorsque Mohn change subitement de cap et remonte en chandelle. Derrière lui, l’attrapeuse irlandaise à tout juste le réflexe de remonter elle aussi afin d’éviter la collision avec le sol. Il s’en faut vraiment de très peu, son balai frôle l’herbe, mais Belcher parvient à remonter et donc la feinte de Wronski attenté par Mohn échoue, au grand dam de ce dernier. Une magnifique action qu’a su déjouer Belcher, contrairement à son prédécesseur Lynch, qui s’était écrasé à plusieurs reprises lors de la Coupe du Monde de 1994.

Le match reprend donc sans interruption, et Kieran suivant l’exemple de Quigley parvient à marquer un nouveau but. Les deux équipes sont à nouveau à égalité, mais plus pour très longtemps, Riekeles s’empare du Souafle, et calquant son attaque à la manœuvre de Quigley, elle traverse les batteurs irlandais sans encombre et marque ! Le score est de 80 à 70 pour la Norvège.

Moins d’un quart d’heure plus tard, l’Irlande marque quatre autres buts tandis que la Norvège n’en inscrit que deux. Avec la Tremblante de Woollongong, les poursuiveurs n’ont plus aucun mal à traverser les lignes défensives, les batteurs doivent trouver une nouvelle stratégie, les deux équipes en sont consciente, d’ailleurs Jerstad vient d’inscrire un nouveau point.

Il semblerait que les poursuiveurs norvégiens aient la solution, alors que Kieran fait la mise en jeu, Riekeles, Jerstad et Savabini se lancent sur elle. Venant chacun d’une direction différente, les trois poursuiveurs prennent en pince Kieran, la fameuse Pince de Parkin, elle perd le Souafle qui est récupéré par Savabini. Il change de cap et fonce vers les buts irlandais, entouré de ces deux coéquipières, ils préparent une nouvelle Attaque en faucon. Mais même avec une attaque pareille, je doute qu’ils passent les Cognards de Sproul et Lorigan. Faux ! Alors que les deux batteurs irlandais dirigent leurs Cognards sur la formation norvégienne, au dernier instant, Jerstad et Riekeles bifurquent, elles sont remplacées par les deux batteurs, Ottersen et Lovaas. Ces deux derniers n’ont aucun mal à dévier les Cognards, et Savabini se retrouve seul face à la gardienne, Brophy, qui n’arrive pas à stopper le tir norvégien.

Nous sommes déjà à 126 minutes d’un jeu endiablé, norvégiens comme irlandais sont décidés à gagner et les joueurs font preuve d’une grande inventivité pour marquer. Un match brillant qui pour le moment n’a été entaché d’aucune faute. Hassan Mostafa se contente de suivre le jeu de près, mais ne fait usage de son sifflet que lors des remises en jeu. Dans les gradins, le public est en liesse, hurlant à pleins poumons pour soutenir leur équipe. Même si l’équipe irlandaise à tout un peuple derrière elle ce soir, les supporters norvégiens sont venus en très grand nombre. Je crois que ce soir, ces deux équipes méritent de gagner. Malheureusement, au Quidditch il n’y a qu’un seul vainqueur.

Le score est actuellement de 120 à 110... ah non, il vient de passer à 120 partout grâce au but de Murphy. La remise est donc pour les joueurs norvégiens, qui s’empressent de refaire l’attaque précédente, les batteurs encerclant Riekeles cette fois. Ils n’ont aucun mal à traverser les Cognards et Riekeles parvient à marquer ! La Norvège reprend un point d’avance... mais pour combien de temps encore ?

Les joueurs irlandais se lancent à leur tour sur les buts de Herigstad, cette fois, ce sont eux qui calquent leurs mouvements sur l’attaque norvégienne. Kieran est en tête du trio entourée des deux autres poursuiveurs, les batteurs n’ont pas encore pris place. Il semblerait que les batteurs norvégiens aient pensé à cette éventualité, car les deux se jettent sur un même Cognard, et d’un même geste, ils le renvoient sur Kieran. Cette tactique de la défense en Double Batte à l’effet escompté. Le Cognard frappe de plein fouet Kieran qui manque de tomber de son balai. Le Souafle est de suite récupéré par Riekeles qui fonce vers les buts, mais son tir est stoppé par Brophy.

Le Souafle revient donc dans les mains irlandaises, cependant Kieran ne semble pas encore tout à fait remise de sa collision avec le Cognard. Alors que Brophy lui passe le Souafle, Kieran encore un peu étourdie ne parvient pas à bien le réceptionner et il lui échappe des mains. C’est Jerstad qui l’intercepte, elle n’est qu’à quelques mètres des anneaux ! Elle tire... et elle marque !

La remise en jeu est irlandaise, mais à peine les Irlandais ont-ils le temps de faire une passe, que Mohn et Belcher, les deux attrapeurs, se sont lancés dans une nouvelle course poursuite. Cette fois, il ne s’agit pas d’une nouvelle feinte de Mohn ! Le Vif d’or n’est pas très loin ! Les deux attrapeurs piquent à travers les joueurs, les évitant de justesse, ils sont au coude à coude. Il ne reste plus que quelques mètres, les deux joueurs se précipitent sur le Vif d’or... on ne le voit plus. Ou est passé le Vif d’or ? Dans la confusion, on ne sait pas si l’un des deux attrapeurs à réussit à attraper la petite balle d’or ou alors si il c’est à nouveau volatilisé.

C’est... c’est Mohn ! Oddvar Mohn a saisit le Vif d’or !

La voix de Molly Adkins retentit dans tout le stade alors que l’on voit Mohn soulever le poing, le Vif d’or voletant au creux de sa main. Au même instant, dans les gradins, des applaudissements et des cris d’allégresse provenant des supporters norvégiens explosent en une déferlante rouge et bleu. Sur la pelouse, les trolls sautillent de joie.

La Norvège vient de gagner cette 405ème Coupe du Monde de Quidditch par 290 à 120.

Les joueurs irlandais montent maintenant vers la loge officielle où ils seront salués par les ministres. Ils semblent dépités, et on peut les comprendre ; ce soir, ils nous on donné un magnifique spectacle, mais la foule leur rend bien, ils sont ovationnés par tout le stade.
Un à un, ils échangent des poignées de mains avec les différents ministres, tandis que l’on voit le scintillement de la coupe derrière eux. C’est maintenant au tour de l’équipe norvégienne qui est accueillie sous un tonnerre d’applaudissements. À leur tour, les joueurs serrent la main des ministres, puis c’est la remise du trophée à Heid Reikeles, capitaine de cette équipe norvégienne. On peut voir de larges sourires sur les visages de ces coéquipiers, notamment celui d’Oddvar Mohn qui a particulièrement brillé durant cette Coupe du Monde.

Les joueurs quittent ensuite la loge, puis enfourchant leur balai, ils s’envolent pour un dernier tour de stade, sous les applaudissements et les hurlements des supporters, où une dernière ovation leur est consacré. Voilà une nouvelle finale qui s’achève.

C’était Lna en direct du Comté de Galway pour l’équipe de la Gazette du Sorcier, en espérant vous retrouver dans quatre ans pour la prochaine Coupe du Monde.


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