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5 Noises

Une critique du film Harry Potter et La Coupe de Feu

16 novembre 2005

Critique de Harry Potter et la Coupe de Feu, par Vale.

J’ai eu l’opportunité de voir le film une semaine avant sa sortie nationale, en assistant à l’avant première à Mexico.
Mes attentes furent largement dépassées et je n’ai cessé d’être contente par le résultat de ce film.
Cette critique contient des spoilers, donc si vous ne voulez rien savoir, cessez de lire après mon avertissement. Ce qui suit n’en contient pas.

Enfin un film d’Harry Potter qui est plus mûr, intense, audacieux, risqué et qui garde tous les moments les plus terrifiants. Meilleur que les précédents, cette adaptation se préoccupe plus d’être fidèle aux moments terrifiants de l’histoire, que de plaire et/ ou gagner le public enfantin, comme malheureusement (dans mon opinion) l’a fait Chris Colombus avec la Pierre Philosophale et la Chambre des Secrets.

Ici, les scènes de terreur ne sont pas adoucies pour le publique enfantin. Elles sont, de se fait, rehaussées et intensifiées pour notre plus grand bonheur.
Bien que je n’ai pas aimé le choix de Mike Newell comme directeur, je dois accepter qu’il fut meilleur que mon compatriote Alfonso Cuaron. Pas que Cuaron ne fut pas suffisamment bon, il fut excellent, de se fait, il a fait le saut entre un film pour enfants à un film plus mature. Par contre, dans ce film, ils ont réussis des choses que j’attendais depuis le précédent, par exemple, un jeu meilleur de Daniel Radcliffe, notre héros. Il est plus naturel, a plus d’impact, il donne plus de soit-même, il prend plus de risques. Daniel a laisser derrière lui cette légère rigidité qu’il avait dans les précédents pour se sentir vraiment plus à l’aise sur l’écran. Il c’est laissé aller, il c’est lâché. Être Harry quoi. Bref, parfait !

Emma et Rupert ne restent pas en arrière eux non plus. Ils sont vraiment devenus des acteurs dans ce film. Emma, comme toujours, sûre d’elle, mais plus vulnérable, comme Hermione. Ses scènes sont vraiment bonnes et fortes. Rupert a mûrit en tant qu’acteur. Son comique est devenu un point fort, plutôt que son unique centre d’attention comme il le faisait avant.

Les effets sont impressionnants. Meilleurs qu’avant. Ce film impressionne beaucoup à ce niveau. Le Mondial est impressionnant d’un bout à l’autre. Chaque détails furent soigneusement étudiés. Un vrai spectacle auquel on aimerait assister pour de vrai.

Les acteurs secondaires sont meilleurs au fur et à mesure, et à chaque fois j’apprécie de voir qu’ils ont vraiment garder toute l’attitude de leur personnage littéral, déjà bien encrés dans leur rôle. Ils participent plus à l’action et sont un peu plus présents.

Les nouveaux acteurs ne déçoivent pas. Surtout Katie Leung et Stanislav Ianevski, bien qu’ils n’aient jamais joué de leur vie, ils le font avec beaucoup de grâce et de naturel. Une très agréable surprise.

Clémence et Robert sont adorables comme leurs personnages et de très bons acteurs. Parfaits pour leurs rôles.
Je suis satisfaite.



SPOILERS


Attention, ici commence la partie avec spoilers.

Êtes-vous certains de vouloir continuer.

Ce qui m’a plus et fasciné :

- Le mondial de Quidditch. C’est impressionnant. Il te laisse sans un mot. Un spectacle jamais vu au cinéma auparavant. Intense, spectaculaire, fascinant. Tu peux pas déccrocher. De la musique, de l’ambiance, des effets spéciaux, la direction des arts, le design de production, la photographie. C’est la première fois que j’ai eu peur en m’imaginant à la place d’un joueur de Quidditch. La hauteur, la vitesse et l’adrénaline sont contagieuses et par moment pas enviable. On voit réellement le Quidditch comme un sport extrême. Je me demande comment ils vont faire pour les prochaines rencontres dans les autres films ? Ils vont rester ridicules après cette scène. C’est peut-être pour ça qu’elle est si courte malheureusement. Ça ne m’aurait pas gêné d’en voir encore quarante minutes supplémentaire.

- La marque des Ténèbres. Je l’avais toujours imaginé avec des lumières à la manière d’un feu d’artifice, mais là c’est vraiment une idée originale, comme des lumières du nord. A la façon d’une terrifiante aurore boréale. C’est vraiment brillant. Elle est aussi terrifiante que dans le livre. Je crois que je m’évanouirai pour de bon si je la voyais au dessus de ma maison.

- L’entrée de Beauxbâtons et Durmstrang. Ça ressemble un peu à un « show musical » par moment, je crois que ça contribue à en faire une scène avec de l’impact et mémorable. Toutes les élèves de Beauxbâtons ont cet air de velane, pas seulement Fleur. Les garçons en bavent, les filles sont jalouses. Très amusant.
L’entrée de Durmstrang est plus intimidante et agressive. On ressent plus cette impression d’une école qui se spécialise dans les arts occultes. Ils n’ont pas perdu leur temps en réalisant ces scènes. Chaque école lors de son entrée possède sa musique et son propre rythme. Beauxbâtons à la manière d’un ballet gymnastique. Un peu genre Cirque du Soleil. Durmstrang a plus une démarche militaire. J’ai aimé l’idée de représenter Beauxbâtons comme une école de filles uniquement, et Durmstrang comme une école militaire de garçons uniquement. C’est assez créatif.

- Maugrey Fol-Œil. Exactement comme le personnage. Il possède ce mélange de suspicion, de folie et d’intimidation. Je crois que c’est la première fois qu’un acteur imite aussi bien son personnage littéraire. Bien que son oeil ne soit pas mécanique, il est soutenu par un ruban, il est comme il est décrit dans le livre au niveau des mouvements. Peut-être qu’ils voulaient montrer cet oeil comme quelques chose de plus réel et crédible, dans la logique de l’histoire. Chose accomplie.

- La Coupe de Feu. Toutes les scènes l’impliquant sont réalisées à la perfection et fidèles au livre. Depuis le moment où l’on présente l’idée et le concept de la Coupe de Feu jusqu’au moment où elle choisit les champions. L’attente des élèves, l’émotion, la déception des plus jeunes, l’orgueil des plus vieux. Et bien sûr, l’annonce des champions. Comme je me l’étais imaginé.
Dans les films précédents, je n’avais pas aimé qu’ils enlèvent les moments de rancoeur des compagnons de Harry envers lui. Ici, on montre bien l’envie et le courage quand ils voient son nom sortir de la Coupe. Bien sûr, c’est Harry Potter, etc etc
L’expression d’envie, de jalousie de Ron est parfaite au moment de l’annonce du nom de Harry par la Coupe.

- La Pensine. Toutes les scènes dans la Pensine sont parfaites. Telles que je me les imaginais.

- Les nouveaux acteurs. Encore mieux que se que je pouvais imaginer, surtout de la part de ceux qui n’avaient aucune expérience. Je crois qu’ils ont fait le bon choix en les sélectionnant.

- Fred, George et Neville. Enfin les jumeaux Weasley dans toute leur gloire !!! Un Neville très tendre, adorable et énigmatique, qui veut être meilleur et qui veut se surpasser en tout. Si vous n’avez pas lu le livre, vous vous rendez vite compte de sa vulnérabilité face au Sortilège de l’ Imperium. Pourquoi souffre-t-il tant ? On voit ses incertitudes et ses peurs, mais aussi ses habilités et son intelligence pour la première fois. Une bonne perceptive pour les pour les prochains films.

- La première tâche. Plus élaborée que dans le livre, mais en bien. Ça vous donne une idée du danger que représente ce Tournoi. De la cruauté dont il fait part et de la folie qu’il représente jusqu’à certains points . Et surtout du vrai sorcier qu’est Harry, malgré ses incertitudes. Sinon, beaucoup d’action, de peur, d’adrénaline.

- Le Bal de Noël. Très bien élaboré. La direction des arts, le design des vêtements, la photographie. La situation de mal à l’aise de Harry avec quelqu’un comme Parvati, qui plus orgueilleuse ne peut-être, copiée à la perfection comme dans le livre. Inclus aussi les maladresses de Harry en dansant et sa jalousie en voyant Cho Chang avec un autre. Sans oublier la nuit de princesse que passe Hermione et la scène de jalousie de Ron.

- La deuxième tâche. Très obscure et terrifiante, surtout la partie où Harry doit sauver ses amis, qui sont attachés à un grand tube en position de croix, pâles et endormis, comme des pantins, comme des morts... Super terrifiant.
Les dispositifs pour respirer sous l’eau sont bien réalisés, surtout les bulles de Cédric et Fleur. A la place d’une grande bulle autour toute la tête, on dirait des masques de chirurgiens en formes de bulles.

- La scène du cimetière. Elle est terrifiante, violente, un fort impact. C’est ici que l’on remarque le plus comment Daniel c’est amélioré en tant qu’acteur, parce qu’elle exige beaucoup de lui, tant émotionnellement que physiquement. Mes félicitations à Daniel. Je m’en suis même pris d’affection pour lui.

- Voldemort. Depuis son corps fragile jusqu’à sa renaissance, il est excellent. Parfait, terrifiant, stupéfiant. Ton pire cauchemar. Je n’étais pas satisfaite du choix de Ralph Finnes pour Voldemort jusqu’à ce que je le vois. Il est vraiment terrifiant et parfait pour ce rôle. L’aspect de Voldemort est vraiment ce à quoi il doit correspondre.

Ce qui m’a déçu :

- Madame Maxime. Au lieu de cette imposante beauté gigantesque, c’est une femme énorme, quelque peu maladroite, vieille, moche, très masculine et agressive. Ce que j’aimais de ce personnage dans le livre, c’était son arrogance, son dédain et son élégance. Et comme tous ceux qui la voyais, ils restaient stupéfaits parce qu’avant tout elle était une femme magnifique.

- La relation Maxime/Hagrid. On dirait une mauvaise blague. Toutes les scènes où ils sont ensembles sont « comiques » et un peu humiliante pour Hagrid. Je crois que c’est la première fois qu’il expérimente une romance suivit une déception amoureuse. Ils auraient dû le prendre plus au sérieux.

- La scène de Sirius. Il ne se voyait pas très bien. Sa silhouette se dessine dans les braises de la cheminée. On distingue mal son visage. Si on me dit que ce n’est pas Gary Oldman mais un autre acteur à la place, je te croirai. On peut cependant reconnaître qu’ils ont essayer de la faire d’une manière très créative et un peu différente.

- L’exaspération de Dumbledore est parfois incongrue. Il doit toujours être en train de crier pour calmer les élèves. Avant, sa présence suffisait amplement.

- On voit presque pas Malfoy au Bal de Noël.

Ce qui a manqué :

- Ludo Verpey.
- Narcissa Malfoy.
- Dobby et Winky.
- Toute l’histoire du S.A.L.E.
- Toute l’histoire de Rita Seeker comme Animagus. Elle n’écrit pas beaucoup d’articles, donc ils ne se sont pas attardés sur ses habilités secrètes pour obtenir les secrets de Harry.
- Pansy Parkinson.
- Percy.
- Les Dursley.

En général le film m’a fasciné, comme je crois qu’il vous plaira à tous. Je crois que nombre d’entre vous seront contents car pour la première fois le film n’a pas été « adoucit » pour toutes les audiences. Ainsi donc, il reste plus fidèle au livre, fidèle à l’esprit et tous les fans adultes finissent enchantés, parce qu’on comprend enfin pourquoi on aime Harry Potter , ce n’est plus un conte d’enfants.


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