La Gazette du Sorcier
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Harry Potter et la Destinée de la Prophétie

Némésis

Chapitre 42 : Némésis

Hermione Granger faisait face Ă  son ami d’enfance. Et elle ne comprenait pas. Elle ne comprenait pas pourquoi son futur mari Ă©tait effondrĂ© contre le mur, pourquoi son appartement Ă©tait sans dessus dessous, pourquoi Ron Ă©tait revenu ce jour lĂ  et surtout pourquoi il portait la Marque des TĂ©nèbres. Elle ne cessait de le dĂ©visager comme si elle pouvait trouver la rĂ©ponse Ă  ses questions sur le visage de son ami. Mais rien n’y faisait, elle ne comprenait pas. Ron abordait un air dĂ©solĂ© mais serein. Sa bouche s’Ă©tira en un sourire et Hermione reconnut le Ron qu’elle connaissait. Elle eut alors la certitude qu’il n’y Ă©tait pour rien dans cette histoire et qu’il avait une bonne explication pour le tatouage. Lentement, en souriant toujours, il s’approcha de la jeune sorcière. Il la prit par la taille et dĂ©posa un baiser sur ses lèvres.

« Hermione…tu m’as tellement manquĂ©.
- Oh Ron…je t’en prie…oĂą Ă©tais tu ? J’ai tellement eu besoin de toi.
- Moi aussi j’ai besoin de toi. C’est pour ça que je suis lĂ .

Hermione blottissait sa tĂŞte contre l’Ă©paule du rouquin. Mais les paroles de son ami lui donnèrent une mauvaise impression.

- Qu’est ce que tu veux dire par lĂ  ? Tu es lĂ  pour ça ? Pour ça quoi ?
- Pour nous, dit il simplement.
- Ron, je ne comprends pas…tu as disparu pendant plus de huit mois et aujourd’hui tu reviens…qu’est ce que ça veut dire ? Demanda-t-elle en se dĂ©gageant de son Ă©treinte.
- Ca veut dire qu’aujourd’hui je suis bien plus puissant qu’avant. On va pouvoir s’en aller Hermione, passer notre vie ensemble !
- Mais et…et Viktor ?
- Viktor ne compte pas pour toi. C’est moi que tu aimes Hermione. Et je t’aime aussi.

Bien qu’il ne la tenait plus par la taille, il avait placĂ© ses mains de chaque cĂ´tĂ© de sa tĂŞte de manière Ă  la regarder dans les yeux.

- Mais tu Ă©tais parti et…j’ai acceptĂ© de l’Ă©pouser et…
- Je sais et je regrette d’ĂŞtre parti comme ça, sans explication, mais aujourd’hui je suis lĂ . Je suis lĂ  pour toi. Je suis lĂ  pour nous, rĂ©pĂ©ta-t-il.
- Mais je dois me marier en septembre, rĂ©pondit-elle d’une voix tremblotante.
- Hermione, il n’y a plus de mariage ! Viktor et toi c’est du passĂ© ! Je comprends que, en mon absence tu te sois jetĂ© dans ses bras, mais c’est fini je suis lĂ . On va enfin pouvoir se retrouver.

Peu Ă  peu, Hermione rentrait dans son jeu. Elle commençait Ă  ĂŞtre sĂ©duite par les paroles de Ron. Oui…Viktor n’avait Ă©tĂ© qu’un remplaçant…c’est Ron qui avait raison…elle s’en rendait compte maintenant…mais quelque chose clochait. Pourquoi est ce que son ami parlait comme ça ? Il aurait dĂ» se rĂ©jouir de son mariage et non la pousser Ă  l’abandonner. Elle devait protester mais ses yeux bleus…si envoĂ»tants… non elle ne pouvait abandonner Viktor…mais elle souhaitait tellement ĂŞtre avec Ron…

- Mais…et Viktor, rĂ©ussit-elle Ă  dire, je ne peux pas le laisser.
- Viktor ne t’aime pas. Il n’est pas vraiment sincère avec toi. Il te laissera tomber au moindre souci. Je ne suis pas comme cela. Je serai toujours avec toi Hermione. Quoiqu’il arrive, je te protègerai.

Doucement, elle hocha la tĂŞte. Les larmes coulaient sans qu’elle sache pourquoi. Elle Ă©tait tellement heureuse. Alors pourquoi au fond d’elle un sentiment de malaise de cessait de grandir ? Qu’est ce qui la tracassait ? Elle n’arrivait pas Ă  mettre le doigt dessus.

- Viens avec moi Hermione.

La voix de Ron Ă©tait ferme et convaincante. Hermione ne pouvait pas rĂ©sister. De si beaux yeux bleus…De nouveau Ron lui sourit puis l’embrassa. Ce baiser ranima totalement l’amour qu’elle avait pour lui. Un amour qu’elle avait oubliĂ© depuis son dĂ©part. Un amour que Viktor lui avait fait oubliĂ©. Mais maintenant elle Ă©tait dĂ©livrĂ©e. Elle Ă©tait libre…

- Viens avec moi, on y arrivera. Ensemble.

Il tendit sa main gauche vers la jeune fille qu’elle saisit en souriant Ă  son tour. Mais au fond de son esprit, un choc se produisit. La Marque des TĂ©nèbres.

- LĂ  ! Souffla-t-elle.

La première fois qu’elle l’avait vu, c’Ă©tait Ă  la Coupe du Monde de Quidditch. Et depuis cinq ans, elle l’avait aperçue tellement de fois…et toujours annonciatrice d’une catastrophe. D’un dĂ©cès. Mais lĂ …pourquoi Ă©tait-elle gravĂ©e dans la chair de l’homme qu’elle aimait ? Non, ce n’Ă©tait pas possible, il devait y avoir une explication.

- Qu’y a-t-il ma chĂ©rie, demanda Ron en ramassant quelques robes de la jeune sorcière.
- La…la Marque…pourquoi est ce que tu la portes ?

Ron se redressa et planta de nouveau son regard dans celui de la jeune fille. Mais celle-ci détourna les yeux. Il y avait un problème. Elle le savait désormais.

- J’ai Ă©tĂ© obligĂ© Hermione. On ne m’a pas laissĂ© le choix.
- Quel choix ?
- C’Ă©tait ça ou ils tuaient toute ma famille.

Hermione continuait de dĂ©tourner son regard. Elle ne pouvait plus supporter le signe qui lui avait causĂ© tant de souffrance. Elle Ă©tait perdue. Vraiment perdue. Elle ne savait plus quoi faire, plus quoi dire. Elle Ă©tait tiraillĂ©e par l’envie de s’enfuir avec Ron mais parallèlement, ce sentiment de malaise s’Ă©tait encore amplifiĂ© Ă  la vue du signe de Voldemort. TroublĂ©e, elle tourna sur elle-mĂŞme. Elle sentait le regard de Ron sur elle. Et cela la perturbait encore plus qu’elle ne l’Ă©tait dĂ©jĂ . Elle n’Ă©tait jamais sentie dans un tel Ă©tat. Dans chaque situation elle savait quoi faire, quel mot employer, quel sort utiliser. Mais en ce jour, elle n’arrivait plus Ă  penser et encore moins Ă  prendre une dĂ©cision. Alors qu’elle faisait les cents pas dans l’appartement dĂ©vastĂ©, elle distingua un corps inanimĂ©. AussitĂ´t elle se prĂ©cipita vers lui et dès qu’elle le reconnut, elle poussa un cri d’horreur. C’Ă©tait Viktor Krum. Elle posa dĂ©licatement sa main sur son front et constatant une froideur inhabituelle chez les humains en bonne santĂ©, elle hurla de nouveau.

- Ron ! Ron je crois qu’il est mort ! Oh Ron que dois je faire ? Je sais…je sais ce que je vais faire. Je…je vais appeler Harry. Harry saura quoi faire. Harry…
- Nous n’avons pas besoin de Harry.
- Alors qu’allons nous faire ?
- On va le laisser lĂ  et on va partir loin tous les deux. Personne ne nous retrouvera, tu verras tout va bien se passer, dit-il d’un ton rassurant.
- NON ! Viktor est mort ! Rien ne va aller ! Mon mariage est…Ron j’allais me marier avec lui, dit-elle sur un ton de dĂ©tresse.

Elle Ă©clata en sanglot et s’effondra sur le sol. Elle Ă©tait totalement perdue. Elle n’en pouvait plus…Ron s’agenouilla Ă  ses cĂ´tĂ©s et dit :

- Hermione, mon amour, ne t’en fais pas pour lui. Ce qu’il lui arrive est…normal.
- Normal ! Mais il est mort ! Pourquoi ? Et surtout comment ? il Ă©tait en bonne santĂ©, il n’avait pas de maladie ! On ne meurt pas comme ça, sans raison ! je…

De nouveau son regard se posa sur le tatouage rouge sanglant de Ron. L’Ă©vidence la frappa comme un train lancĂ© Ă  pleine allure.

- C’est toi ?

Ron se redressa et son regard devint distant. D’une voix caverneuse, il dit :

- C’Ă©tait la seule solution pour que nous soyons ensemble Hermione.
- Tu as tué mon fiancé ?

Elle aussi se releva pour faire face au rouquin.

- Hermione Ă©coute, calme toi…
- Tu as assassinĂ© l’homme que j’aimais et tu veux que je me calme ? Hurla-t-elle au bord de l’hystĂ©rie.
- JE suis l’homme que tu aime, rĂ©torqua-t-il d’un voix impĂ©rieuse.
- Tu l’as tuĂ©…tu l’as tuĂ©…tu l’as tuĂ©, rĂ©pĂ©tait elle.
- Harry aussi a tué et pourtant tu lui fais toujours confiance !

Elle releva la tĂŞte et fit face au plus jeune des Weasley.

- Tu savais ?
- Bien sĂ»r que je le savais ! Il a tuĂ© ma sœur et il n’a pas subit la moindre punition ! Mais ne t’en fais pas, le Seigneur des TĂ©nèbres va le punir comme il se doit. Il me l’a promis.
- Le Seigneur des Ténèbres ? Tu parles comme ses serviteurs !
- Hermione, je ne suis pas l’un de ses serviteurs comme tu dis ! Je suis au mĂŞme niveau que lui il y a des annĂ©es. Je suis l’HĂ©ritier de Gryffondor, Hermione ! Mes pouvoirs sont bien plus puissants que ceux de n’importe quel sorcier ! Et depuis qu’il m’aide Ă  les maĂ®triser que je n’ai jamais Ă©tĂ© aussi fort de toute ma vie ! Je vais l’aider Ă  construire un monde meilleur ! Ma famille n’aura plus jamais Ă  vivre dans la pauvretĂ© ! Ni mĂŞme dans la peur ! Je vais leur garantir un avenir ! Un avenir prometteur ! Hermione, tu peux faire partie de cette famille. Viens avec moi.

Hermione n’en croyait pas ses oreilles. Ron, qui avait toujours luttĂ© contre les TĂ©nèbres avait sombrĂ© dedans. Lui qui avait toujours Ă©tĂ© si pur, si noble…VoilĂ  qu’il se mettait sous la coupe de Voldemort. Non elle ne pouvait pas le croire.

- Il t’a menti ! Cria-t-elle. Il veut juste que tu l’aides et ensuite il se dĂ©barrassera de toi ! Il ne veut pas partager son pouvoir ! Ne fait pas la bĂŞtise de le suivre, il va te tuer…
- Pas si je le tue avant, dit il d’un ton des plus effrayants.
- Tu n’y arriveras pas. Seul l’Elu le peut !
- On en revient toujours Ă  la mĂŞme conclusion, n’est ce pas ? Harry Potter le Survivant! Harry Potter l’Elu! Harry Potter le plus riche! Harry Potter le plus cĂ©lèbre! Et les Weasley ? Que dalle c’est ça ? Les bouffons qui sont lĂ  pour encaisser les pertes ? Je ne suis plus d’accord avec ça Hermione.
- Non ! Non ce n’est pas ça du tout mais Ron, tu dois comprendre ! Harry va le tuer et tu n’auras plus besoin de lui obĂ©ir ! Ta famille sera en sĂ©curitĂ©, tu verras ! Ron reviens parmi nous…
- Et subir la gloire de Harry en restant dans l’ombre ? SĂ»rement pas. J’en ai assez de ça Hermione. Tout ça c’est du passĂ© !
- Ron je t’en prie ne fais pas cette erreur…mĂŞme en restant Ă  son service il tuera ta famille. Il nous tuera tous !
- Pour l’instant le seul qui a tuĂ© un membre de ma famille, c’est Harry.
- Et Percy ? Et Bill ? Et l’enlèvement de Ginny ? Tout ça c’est lui !
- Percy Ă©tait un idiot. Bill, c’Ă©tait une erreur de Greyback. Et l’enlèvement de Ginny, c’Ă©tait pour la rendre plus forte ! L’aider Ă  maĂ®triser ses pouvoirs de Descendante. Mais ça tu ne peux pas le concevoir pas vrai ? Tu ne peux pas imaginer les Weasley descendants de quelqu’un d’aussi prestigieux que Gryffondor, pas vrai ?
- Non pas du tout. Mais…

Ron recula de quelque pas. Son sourire avait disparu. Son regard Ă©tait sombre, comme l’expression de son visage. Subitement, Hermione eut la vision d’un homme nouveau. Un Mangemort et sĂ»rement pas le sorcier qui avait passĂ© six ans Ă  Poudlard avec elle et avec qui elle Ă©tait sortie l’an passĂ©.

- Viens avec moi, répéta-t-il.
- Ron, dit-elle avec une infinie tristesse, je ne peux pas te suivre aux côtés de Voldemort.
- Si tu n’es pas avec moi, alors tu es contre moi…

Sur ces sinistres paroles, il sortit sa baguette magique qu’il pointa sur Hermione.

- Ron, non !
- Tu m’obliges Ă  le faire, Hermione.
- Ron, je t’en supplie, ne fais pas ça ! Je t’aime toujours ! L’Ordre pourra t’aider Ă  rompre les liens ! Nous te cacherons ! Nous avons cachĂ© Drago, ça marchera aussi pour toi !
- Je ne veux pas me cacher ! Je n’en n’ai plus besoin ! Dit-il d’une voix de stentor.
- Tu as tué Viktor ! Je ne peux pas te laisser partir comme ça !
- Tu crois pouvoir me retenir ? Lorsque le Seigneur des tĂ©nèbres aura vaincu l’Elu, la Nouvelle Ere commencera et je serai un Seigneur parmi les Mortels !
- Ce n’est pas toi qui parles mais Voldemort ! Il t’a corrompu.
- Non, il a révélé ma vraie nature.
- Je ne peux pas laisser faire ça…

Hermione sortir elle aussi sa baguette afin de mettre son ancien ami hors d’Ă©tat de nuire.

- Stupéfix !
- Il en faudra bien plus pour me vaincre. Mes nouveaux pouvoirs me garantiront un avenir lors la Nouvelle Ere.
- Je ne te laisserai pas rester aux côtés de Voldemort ! Impedimenta !

Malheureusement pour la jolie sorcière, le rouquin avait rĂ©ellement acquis des nouveaux pouvoirs et dĂ©sormais ils dĂ©passaient de loin ceux de la jeune fille. En effet, chacun de ses Ă©clairs frappaient son bouclier sans jamais l’endommager. Mais Hermione persistait. Sans relâche, elle continuait d’attaquer Ron dans l’espoir de percer ses dĂ©fenses.

- ArrĂŞte et joins toi Ă  moi Hermione. Ca ne sert Ă  rien de se battre, nous nous aimons.
- Je n’aimerai jamais un meurtrier ! StupĂ©fix !

Encore une fois, le sort n’atteignit pas sa cible.

- Je me vois donc dans l’obligation…Inavarius !

Un jet de lumière de couleur pourpre jaillit pour frapper Hermione. Celle-ci fut projetĂ©e Ă  l’autre bout de la pièce.

- Tu n’es qu’un sale…
- Pas d’insultes mon cœur, Eloa Mestroi !

Hermione fut de nouveau frappĂ©e par un sortilège surpuissant. Elle s’effondra Ă  terre sous l’effet dĂ©vastateur de la magie noire. Alors qu’elle se relevait, Ron brandit de nouveau sa baguette :

- Expelliarmus !

L’arme de la jeune sorcière vola Ă  travers l’appartement pour atterrir dans le dos de Ron. Hermione semblait Ă  bout de souffle tandis que le Mangemort, lui, Ă©tait calme. Aucune Ă©motion n’apparaissait sur son visage. Cependant, il se rapprocha de celle qu’il aimait, la menaçant toujours de sa baguette. Hermione trĂ©bucha sur un morceau de bois qui avait dĂ» appartenir Ă  son bureau et, de nouveau, elle se retrouva Ă©talĂ©e par terre. Alors que Ron se rapprochait toujours, elle plongea la main dans le sac violet qu’elle avait ramenĂ©. Rapidement, elle dĂ©plia sa robe de mariĂ©e. A l’intĂ©rieur, elle trouva ce qu’elle cherchait. Un petit objet noir, inconnu de Ron. AussitĂ´t, elle brandit la mystĂ©rieuse chose vers son ex-petit ami.

- Qu’est ce que c’est ? Demanda-t-il d’un air intĂ©ressĂ©.
- Tu devrais te méfier. Ceci est une arme capable de tuer.
- Ha, ha, ha ! Cette petite chose ! Je voudrais bien voir comment !
- Il suffirait que j’appuie sur cette gâchette et cela actionnera un mĂ©canisme qui fera sortir un morceau de fer Ă  la vitesse de l’Ă©clair. Ca ne fais pas du bien tu sais. Ceci est une arme moldue appelĂ©e un revolver.

Hermione s’Ă©tait procurĂ©e l’arme peu de temps auparavant. Elle avait souhaitĂ© de tout son cœur de ne pas avoir Ă  s’en servir mais en ces pĂ©riodes si troublĂ©es, elle savait qu’elle n’aurait aucune chance face Ă  un sorcier expĂ©rimentĂ©. Aussi, elle avait achetĂ© une arme Ă  feu afin de se protĂ©ger.

- Tu n’oserais pas t’en servir contre moi !
- Tu crois vraiment ?

Elle pointa un peu plus son arme entre ses deux yeux.

- Je ne te veux aucun mal, Hermione.
- On ne dirait pas. Et Viktor tu lui voulais du mal Ă  lui ?
- Il est mort parce que je voulais que tu restes avec moi pour l’Ă©ternitĂ©. Tu comprends ? J’ai fais ça pour de bonnes raisons ! De mĂŞme que lorsque je me suis alliĂ© Ă  Tu Sais Qui, c’Ă©tait pour sauver ma famille !
- Alors tout ça, c’Ă©tait pour de bonnes raisons, dĂ©solĂ© Ron, mais je n’y crois pas !

Le visage de Ron prit une expression bestiale et il bondit sur elle afin de lui arracher son arme. Tous deux se battaient pour s’approprier le revolver, mais aucun ne lâchaient prise. Soudain, il y eut une violente dĂ©tonation aussi assourdissante qu’un coup de tonnerre et Hermione sentit l’arme reculer de quelques millimètres dans sa main. Ron fit trois pas en arrière, abasourdi par ce qu’il venait de se passer. Ses yeux Ă©carquillĂ©s de surprise, il porta sa main Ă  son ventre. HorrifiĂ©, il vit alors une tache de sang maculer sa chemise. Il arracha les boutons et il vit alors l’impact de la balle. Un trou d’environ sept millimètres de diamètre dans sa poitrine. EtonnĂ©, il regarda Hermione. Et dit alors d’une voix faible :

- Je ne voulais que ton bien…je t’aime Hermione…

Puis il s’effondra. Mort. La main de Hermione tremblait tellement qu’elle en lâcha le revolver. Elle se prĂ©cipita vers le rouquin en se lamentant :

- Non, non, qu’est ce que j’ai fais ! Non ! Je ne voulais pas ça. NON !

Lorsqu’elle comprit qu’il Ă©tait mort, elle s’assit Ă  cotĂ© de lui, en lui caressant les cheveux. Puis elle se releva et des sentiments d’angoisse et de malaise l’assaillirent. Elle se pencha en avant et vomit. Elle Ă©tait dĂ©goĂ»tĂ©e par ce qu’elle venait de faire. Regardant autour d’elle, elle se rendit compte qu’elle avait un appartement dĂ©vastĂ© et deux cadavres sur les bras. PaniquĂ©e, elle se mit Ă  chercher dans son esprit la personne qui serait le mieux placĂ© pour l’aider. Un sorcier qui Ă©tait habituĂ© aux meurtres, mais qui ne lui voudrait aucun mal, un sorcier qui avait une connaissance de la magie noire, mais qui Ă©tait de leur cĂ´tĂ©. La rĂ©ponse vint d’elle-mĂŞme.

- Malefoy, murmura-t-elle.



*


Harry Potter allait bientĂ´t quitter Godric’s Hollow. En dĂ©but d’après midi, il avait reçu un message de son amie Tonks qui lui disait que Trelawney Ă©tait en Ă©tat de transe depuis son rĂ©veil. Harry savait pourquoi. Ce jour lĂ , le calendrier affichait 29 juillet 1999. C’est-Ă -dire deux jours avant son anniversaire. Deux jours avant l’Affrontement Final. Il allait bientĂ´t affronter Voldemort et il le savait. Regulus lui avait affirmĂ© qu’il Ă©tait devenu un très bon lĂ©gilimens. Peut ĂŞtre pas le plus puissant de tous les temps, mais assez fort pour exploiter le lien qu’il y avait entre lui et le meurtrier. Il le remercia donc et transplana au 12, Square Grimmaurd Ă  Londres. Il sonna Ă  la porte du Quartier GĂ©nĂ©ral de l’Ordre du PhĂ©nix lorsque le soleil se couchait. Ce fut Tonks qui lui ouvrit, son habituel sourire l’accueillant Ă  bras ouverts.

Il salua tous les membres prĂ©sents et fila dans la chambre de la ProphĂ©tesse afin de prendre connaissance de la dernière partie de la ProphĂ©tie. Le dernier extrait avant l’ultime duel.
Lorsqu’il entra, son ancien professeur se tourna vers lui et prononça ces mots :

- L’Elu est prĂŞt. Le Duel entre NĂ©mĂ©sis et l’HĂ©ritier Noir a enfin eu lieu. Et NĂ©mĂ©sis a rĂ©ussi Ă  vaincre l’HĂ©ritier Noir. C’est le dernier prĂ©sage. L’Affrontement Final aura lieu avant que trois soleils ne se couchent. Prend garde Elu, le Seigneur des TĂ©nèbres est très puissant. Exploite le lien et ramène la Lumière…Seul Toi sera capable de le vaincre. L’Elu est prĂŞt…

Harry sortit de la pièce alors que Trelawney rĂ©pĂ©tait la dernière partie de la ProphĂ©tie qui avait causĂ© tant de morts. Harry comprenait tout ce qu’elle avait dit Ă  part une phrase : « NĂ©mĂ©sis a rĂ©ussi Ă  vaincre l’HĂ©ritier Noir ». Qui Ă©tait NĂ©mĂ©sis ? L’HĂ©ritier Noir…il devinait qu’il s’agissait de Ron mais NĂ©mĂ©sis ? De plus, qu’est ce que ça signifiait ? Lorsqu’il redescendit les escaliers, il interpella la mĂ©tamorphomage :

- Hé Tonks, tu saurais qui est Némésis ?
- Némésis ? Ha non, désolé Harry, je ne sais pas du tout.
- NĂ©mĂ©sis est la dĂ©esse de la Vengeance dans la mythologie grecque, grogna Maugrey Fol Œil, l’ancien Auror qui passait par lĂ  au mĂŞme moment.
- La vengeance vous dites ? Dit-il en réfléchissant.
- Sûr ! Pourquoi ?
- Ho non pour rien, juste un pressentiment, reprit-il Ă  voix basse pour que personne ne l’entende.
- Au fait Harry, s’exclama Tonks, tu sais que ton idĂ©e a très bien fonctionnĂ© !
- Mon idée, quelle idée ? Dit-il en sortant de ses pensées.
- La confĂ©rence de presse ! Bon, d’accord, le ministère n’est pas prĂŞt Ă  faire confiance Ă  Drago mais il ne sera pas poursuivi pour avoir obĂ©it Ă  celui Dont On Ne Doit Pas Prononcer Le Nom ! C’est formidable n’est ce pas ?
- Hein ? Formidable, oui formidable…
- Tu es sĂ»r que ça va Harry, s’inquiĂ©ta la sorcière.
- Oui, oui tout va bien. Et il est oĂą d’ailleurs, Malefoy ?
- Aucune idĂ©e, il a reçu un hibou et il est parti en transplanant. Bah il doit savoir ce qu’il fait. Il ne serait pas sorti du QG sans bonne raison.
- Oui tu as raison. Je vais dormir là ce soir. Comme ça je passerai voir Hermione demain.
- Pas de problème Harry, t’es ici chez toi ! Dit-elle avec un clin d’œil.


*


Lorsque Drago arriva sur les lieux, Hermione était assise au milieu des décombres de ce qui fut jadis son appartement.

- Ouhlà, il y a eu du grabuge ici, lança Malefoy.
- Drago il faut absolument que tu m’aides !
- Oui, c’est ce que ton parchemin affirme. Tu as dĂ» le marquer 6 fois cette phrase « il faut que tu m’aides ». Hey…mais c’est Weasley !
- Oui…et Viktor lĂ  bas. Drago…Ron a tuĂ© Viktor…
- Hein ? On parle bien du mĂŞme Weasley lĂ  ?
- Oui ! Et…il s’est alliĂ© Ă  Voldemort et…oh Drago s’Ă©tait un accident, la balle est partie toute seule !
- Quoi ? Ca veut dire quoi ça ?

Drago avait Ă©tĂ© Ă©levĂ© par des sorciers. Il n’avait par consĂ©quent jamais entendu parler d’armes Ă  feu. Hermione lui expliqua le principe et lui montra le revolver.

- Et t’as tuĂ© Weasley avec ça ?
- Oui, rĂ©pondit-elle d’une petite voix.

Comme lorsque Harry avait parlé du meurtre de Ginny, Malefoy émit un sifflement étonné.

- Eh ben, on peut dire de moi, mais entre toi et Potter…Je croyais que vous Ă©tiez les gentils ?
- Oh Drago s’il te plait, passe moi de tes plaisanteries ! Dit-elle d’un ton sec. Alors tu vas m’aider oui ou non ?

Avant que l’ancien Serpentard n’ait pu rĂ©pondre Ă  la question, des gĂ©missements se firent entendre.

- Il n’est pas mort ! Clama le jeune homme blond.

AussitĂ´t les deux sorciers se prĂ©cipitèrent sur Krum. Avec l’aide de nombreux sorts de RĂ©animation, le Bulgare reprit ses esprits. Hermione attendit qu’il ouvre totalement les yeux, puis elle dit d’un ton impatient :

- Viktor tu vas bien ?

Après un bref moment de silence, celui-ci dit d’un ton Ă©tonnĂ© :

- Mais qui êtes vous ? »

Hermione et Drago se relevèrent et Ă©changèrent un regard douloureux. Il n’Ă©tait pas facile de tuer quelqu’un pour un innocent. Drago le savait. Et il semblerait que Ron n’ait pas Ă©tĂ© en mesure d’utiliser convenablement l’Avada Kedavra. Mais s’il n’Ă©tait pas mort, Krum semblait gravement amnĂ©sique. Avec une ombre dans le regard, Hermione comprit qu’elle avait tuĂ© Ron pour rien. Alors lentement, elle se rassit et elle se mit Ă  pleurer.
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Par Belgarion
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