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Remerciements de J.K. Rowling

20 juillet 2007

La porte est ouverte sur le site de J.K. Rowling : elle remercie tous ceux qui l’ont accompagnée. Seule la version anglaise a été mise à jour ; voici une traduction de ce qu’elle écrit.

« Remerciements

Dans quelques heures vous saurez ce qui arrive à Harry, Ron, Hermione et les autres dans leur dernière aventure. Tous les secrets que je porte depuis si longtemps seront désormais partagés avec vous. Ceux qui ont deviné juste seront ravis, et j’espère que ceux qui se sont trompés ne seront pas trop déçus ! Pour ma part, je resseus un mélange d’excitation, de stress et de soulagement. Deathly Hallows est mon livre préféré de la saga, même après l’avoir relu plusieurs fois ; je suis impatiente de le partager avec les lecteurs qui m’ont suivie pour les six tomes précédents.

Il ne me reste qu’une chose à faire : les remerciements ! Voici les personnes qui m’ont rejointe à différentes étapes du voyage de 17 ans que j’ai effectué avec Harry. Si vous mettiez tous leurs cerveaux ensemble, ils pourraient vous raconter une histoire qui dépasse la fiction : l’histoire de comment l’univers de Harry Potter est devenu étrange et merveilleux, de comment il s’est étendu plus loin que nos rêves les plus fous.

Tout d’abord, je suis profondément reconnaissante envers mon agent, Christopher Little, qui m’a accompagnée depuis le début, qui a pris un risque avec un auteur inconnu, à qui il a gentiment conseillé de ne pas démissionner de son emploi régulier, et qui a travaillé sans relâche pour être sûr que je n’aurais plus jamais à enseigner les verbes irréguliers en français. Je bénis le jour où son nom m’a interpellé dans l’annuaire des écrivains et artistes ; Dieu merci, il ne s’appelle pas Vernon Little. Tous les employés de son agence (qui a énormément grossi) méritent mes profonds remerciements, et en particulier Emma Schlesinger, qui est devenue une encyclopédie vivante du monde potterien, et Neil Blair, qui a mené tant de combats au nom de Harry et du mien ; j’espère qu’il pourra enfin profiter de ses week-ends.

Barry Cunningham a droit à ma reconnaissance éternelle : il est l’éditeur chez Bloomsbury’s qui a accepté de publier l’École des Sorciers, mais il n’est pas resté dans cette boîte suffisamment longtemps pour recueillir tous les lauriers auxquels il a droit. La liste des éditeurs m’ayant refusé était assez longue lorsque Barry a vu que Harry avait un avenir ; c’est un éditeur merveilleux et je n’oublierai jamais sa patience avec une écrivain qui se battait en même temps pour être enseignante et mère célibataire.

Barry a été remplacé par Emma Matthewson, qui a été mon éditrice et amie pour les six tomes suivants, dont j’ai attendu le jugement en retenant mas respiration à chaque fois que je lui ai remis un manuscrit, et dont le calme, la fanchise et le discernement m’ont sauvée. En particulier, l’édition des Reliques de la Mort a été très difficile pour moi, et c’était la meilleure personne avec qui partager ce processus.

Tous les gens de Bloomsbury’s ont été fantastiques et ont travaillé très dur pour Harry, mais Rosamund de la Heu et Sarah Odenina ont été avec moi dès le début et sont restées mes amies jusqu’au bout. Nigel Newton, le directeur général de Bloomsbury, m’a beaucoup soutenue dès le début, bien avant que Harry ne devienne un best-seller, parce que ses enfants aimaient les livres ; il a été une source intarissable d’enthousiasme et de générosité.

Le jour où j’ai parlé à Arthur Levine pour la première fois a été un tournant dans ma vie. C’était l’éditeur américain qui avait fait monter les enchères plus haut que trois autres éditeurs pour avoir le droit de publier le premier tome aux États-Unis. J’étais terrifiée quand j’ai décroché le téléphone pour lui parler ; la première chose qu’il m’a dite, c’est "est-ce que vous êtes terrifiée ?" Je l’ai adoré dès ce moment-là. Lui aussi est devenu un ami et un confident, et la visite de San Francisco avec Arthur lors de ma première tournée aux États-Unis sont parmi mes meilleurs souvenirs de toute l’aventure potterienne.

L’autre personne de Scholastic que je dois remerci est Kris Moran, qui est d’une efficacité surnaturelle et est absolument adorable ; elle m’a guidée à travers mes deux tournées américaines et d’autres événements médiatiques. Je l’adore pour sa loyauté, pour sa capacité à trouver du café dans les endroits les plus asséchés et pour ses commentaires dits dans sa barbe tout en ouvrant des livres pour que je les dédicace.

Je veux aussi remercier les libraires du monde entier, et surtout au Royaume-Uni, parce qu’ils ont tellement participé au succès de Harry, qui a été bâti non pas sur du marketing bien conçu mais sur du bouche à oreille, grâce aux employés érudits de nos librairies. Harry a causé beaucoup de travail aux libraires ces dernières années, avec les embargos et les foules qui rendent tout le processus plus angoissant et moins intime qu’au début (même si beaucoup se lancent encore corps et âme dans l’esprit des sorties à minuit) ; je leur suis profondément reconnaissante.

Harry Potter a été publié en 64 langues. Je n’oublie jamais que tant de personnes prennent part à la production des livres à travers le monde, de la Chine au Canada en passant par la plupart des endroits entre les deux. L’arrivée des éditions étrangères me donne toujours un frisson, et je suis très reconnaissante envers toutes les personnes qui y prennent part ; j’en ai recontré certaines, mais seulement une minorité. Je voudrais envoyer une cyber-vague et mes remerciements chaleureux à Christine [NDLR : sans doute Christine Baker, de Gallimard], Yuko, Allan, tous les Klaus, Pedro et Sigrid. Faire la liste complète prendrait douze pages, pardonnez-moi de m’être arrêtée là...

Dotti Irving, Mark Hutchinson, Rebecca Salt et Nick Stonehill de de l’agence de relations publiques Colman Getty m’ont rendu la vie tellement plus facile que je fais la grimace quand je pense à l’ère av. CG. Des histoires étranges sur Harry sont sorties dans la presse ; il devrait y en avoir moins maintenant et elles vont sans doute nous manquer...

Dans mon bureau chez moi, j’ai Christine et Angela, qui s’occupent avec expertise et sensibilité de mon Harry-courrier depuis des années, s’assurent que je lis les lettres que je dois lire, restaurant le calme là où il y avait le chaos. Je suis tellement heureuse de les avoir trouvées toutes les deux, et qu’elles soient encore là.

Je ne sais que dire sur ma secrétaire infatigable, inestimable, indispensable, Fiddy, dont l’emploi du temps a enflé à ne plus être reconnaissable, comparé au premier déjeuner que nous avons pris ensemble, au cours duquel je lui ai dit que ce job devrait lui prendre une après-midi par semaine. Elle s’est tenue vaillamment entre moi et un raz-de-marée de demandes depuis des années, me permettant d’écrire mes livres et de m’occuper de mes enfants. Pas un jour ne passe sans que je ne remercie Dieu de me l’avoir donnée.

Et maintenant, ma famille. Pendant longtemps, ma soeur Di a été la seule à voir ce que c’était vraiment dans l’oeil du cyclone, et il lui est arrivé au moins une fois de me ramasser par terre, me dépoussiérer et me ramener à la raison. Elle a compris que, malgré toutes les bonnes choses que Harry m’apportait, il y avait des moments où la pression et l’attention médiatique que je n’avais pas demandées devenaient écrasantes ; c’est elle qui m’a accompagnée à cette époque et m’a permis de prendre du recul.

Aucun écrivain n’a jamais eu meilleur époux que mon mari. J’ai encore du mal à me rendre compte de ma chance d’avoir épousé Neil ; les écrivains ne sont pas censés être heureux à ce point. Son soutien a notamment fait de l’écriture des tomes 6 et 7 une période de bonheur absolu.

Pour ce qui est de mes enfants, les deux benjamins ne savent pas encore vraiment ce qu’est Harry Potter. La perspective de partager les livres avec eux quand ils seront assez âgés me rend moins triste d’avoir terminé.

La dernière personne que je veux remercier est la plus importante de toute, celle envers qui j’ai la plus grande dette. J’ai rédigé la version finale des trois premiers chapitres de l’École des Sorciers quand j’étais enceinte de ma fille aînée, Jessica. Elle n’a jamais su ce que c’était de vivre sans Harry Potter ; avant même qu’il ne soit publié, il était présent dans notre maison, quand je passais mes soirées à taper comme une malade sur ma machine à écrire ou quand j’interrompais une conversation avec elle pour noter quelque chose sur un bou de papier. Jessica ne s’est jamais plainte de ce que je consacrais tant de temps à son frère de fiction, elle ne m’a jamais reproché le fait que Harry Potter a parfois été un fléau plus qu’une bénédiction dans sa vie. Ça n’a pas toujours été facile d’être la fille de J.K. Rowling, mais si j’avais décidé de m’arrêter avant le tome 7, c’est la déception de Jessica que j’aurais le plus redoutée. Les Reliques de la Mort sera sur la table de chevet de Jessica jusqu’à ce qu’il tombe en morceaux, et ça, c’est plus important à mes yeux que tout le reste, plus que le tirage faramineux, plus que toute l’attention médiatique du monde. Merci, Decca. (Et range ta chambre. Elle est dégoûtante. Bisous. Maman) »


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