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Pottermore dévoile l’histoire du CoMUSA pour Les Animaux Fantastiques

6 octobre 2016

Il n’est pas question, ici, de revenir sur l’installation de sorciers européens en Amérique, puisque ce récit a déjà été dévoilé en début d’année dans l’histoire de la magie en Amérique du Nord. Aujourd’hui, Pottermore nous invite à nous concentrer plus en détail sur la fondation et les pérégrinations successives du CoMUSA, le Congrès Magique régissant la vie de tous les sorciers des États-Unis d’Amérique.

Les origines

L’introduction de ce chapitre reprend dans les grandes lignes des informations dont nous disposions déjà. Il nous rappelle la création en 1693 du CoMUSA pour répondre au besoin de dissimulation imposé par le Code International du Secret Magique. Un ressenti particulièrement fort en Amérique, après les dramatiques événements survenus à Salem, qui conduisit ainsi pour la première fois les sorciers du Nouveau-Monde à s’unir en un gouvernement qui pourrait mettre un terme aux agissements de mages sans scrupules, les Ratisseurs.

Cette institution n’était initialement pas abritée dans un lieu fixe, ses membres se réunissant en divers endroits pour éviter d’être repérés par des Non-Maj’.

Les forces de l’ordre

La première priorité de Josiah Jackson, mage belliqueux et premier Président du CoMUSA, fut donc de répondre à ce besoin pressant de sécurité pour les sorciers américains. Pour cela, il recruta une équipe de volontaires qui furent les Douze Premiers Aurors du pays : des mages à l’espérance de vie brève mais qui gagnèrent leur place dans l’Histoire. Parmi eux, quelques noms ressortent particulièrement :

- Gondulphus Graves est l’ancêtre de Percival Graves, le directeur du département de la Justice Magique auquel Norbert Dragonneau aura affaire lors de son séjour à New-York dans les années 1920 ;
- Abraham Potter est, quant à lui, un lointain parent du célèbre Harry Potter ; [1]
- Charity Wilkinson deviendra par la suite le troisième Président du CoMUSA ;
- Théodore Fontaine est l’ancêtre de l’actuel directeur de l’école Ilvermorny, Agilbert Fontaine.
- Les autres Aurors composant cette liste des Douze Premiers sont : Wilhelm Fisher, Robert Grimsditch, Mary Jauncey, Carlos Lopez, Mungo MacDuff, Cormac O’Brien, Berthilde Roche et Helmut Weiss. [2]

Les grands défis

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L’Amérique était un territoire extrêmement hostile pour la communauté magique, notamment en raison des descendants de Ratisseurs qui s’étaient fondus dans la population Non-Maj’. Cette réalité se traduisit par une absence totale de contact entre les mondes sorciers et moldus, y compris au niveau gouvernemental, au contraire des pratiques en place dans les plupart des pays occidentaux.

On découvre que le CoMUSA souhaita se sédentariser relativement rapidement mais qu’il fut malgré lui contraint à de fréquents déménagements au fil du temps. D’abord installé dans la chaîne des Appalaches, son Quartier Général dut se rapprocher de la civilisation dès 1760, année à laquelle il rejoignit Williamsburg, en Virginie, où habitait le Président Thornton Harkaway, qui fut forcé de démissionner après l’agression de nombreux Non-Majs par ses Croups domestiques.

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Le CoMUSA suivit ensuite ses présidents à Baltimore (Able Fleming) puis Washington à la fin du XVIIIe siècle (Elizabeth McGuilliguddy) où fut débattu la question du soutien de la communauté magique à la Guerre d’Indépendance moldue. Le siège du Congrès resta à Washington jusqu’en 1892, en dépit de l’affaire ayant marqué le mandat d’Emily Rappaport en 1790.

Pourtant, à la fin du XIXe siècle, le CoMUSA fut forcé de déménager à nouveau [3] et finit par s’installer à New-York. Des mages infiltrés dans les rangs des ouvriers bâtissant le Woolworth Building dissimulèrent à l’aide de sortilèges puissants les imposants locaux du gouvernement magique à l’intérieur du bâtiment, sa double nature n’étant subtilement annoncée que par la chouette gravée au-dessus de l’entrée.

Le CoMUSA dans les années 1920

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Un petit paragraphe, enfin, nous explique quelques subtilités administratives spécifiques aux États-Unis dans les années 1920. Le Département de la Justice Magique est le plus grand de ceux du CoMUSA, comme dans la plupart des autres ministères magiques, mais il accueille des bureaux spécialisés dans la « non-fraternisation avec les Non-Majs » ou chargés de délivrer et vérifier les permis de port de baguette, obligatoire pour tous les sorciers résidents ou visiteurs dans tout le pays.

Contrairement au Royaume-Uni, dans lequel la peine la plus sévère consistait en un enfermement à Azkaban, les pires criminels d’Amérique sont exécutés. [4]

Ce qu’on en pense

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On admire encore la manière dont Pottermore est réellement devenu une machine à communiquer au service de Warner Bros, à quelques semaines du lancement des Animaux Fantastiques.

Sans oublier que certains ont souligné les incohérences historiques présentes dans le nouveau texte. Après avoir offensé certains indiens d’Amérique, voilà que Rowling situe les premières discussions quant à la guerre d’indépendance en 1977 du côté des sorciers, soit deux ans après le début des hostilités.

Le MACUSA s’installe à Washington treize ans avant que la ville ne soit fondée ce qui est, ceci dit, aussi cohérent que l’institution nommée selon un pays qui n’existait pas à sa création. Mais, surtout, le gouvernement se déplace vers New-York pour investir le Woolworth Building en 1892 alors que sa construction a débuté en 1910.

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L’auteur décide également de placer l’abrogation de la loi Rappaport à l’année 1965, durant laquelle les Non-maj’ établirent le Voting Right Act, qui donne le droit de vote aux noirs. Autrement dit, elle cherche à former un parallèle entre la ségrégation et la séparation entre les sorciers et les Non-maj’, ce qui n’est pas vu d’un très bon œil par toutes les personnes concernées car ce rapprochement gomme de nombreuses nuances et fait fi des différences fondamentales entre ces deux situations.

Cela mis à part, les quelques informations nouvelles apportées ici éclairent un peu plus celles que nous connaissions déjà, sans forcément justifier un article complet à elles-seules. De fait, ce fourre-tout aurait probablement pris la forme, sur l’ancien site de Pottermore, de paragraphes supplémentaires imbriqués dans les articles déjà parus auparavant.

On n’en reste pas moins terriblement pressés de découvrir enfin cette société sorcière américaine en suivant les aventures de Norbert Dragonneau dans les Animaux Fantastiques à partir du 16 novembre prochain !



[1Eh oui, une famille influente que celle des Potter, présente sur deux continents ! Comme nous l’avions vu avec le récit sur Ilvermorny, il est toujours bon de raccrocher les wagons à la saga d’origine du Monde Magique de J.K. Rowling pour ne pas perdre les fans...

[2On appréciera l’éclectisme des noms choisis, reflétant la diversité d’origines des sorciers américains, ainsi que la présence de femmes dans cette liste, bien qu’aucune d’elles ne vécût jusqu’à un âge avancé, privilège de seulement deux Aurors d’alors.

[3À cause de la Grande Rébellion du Sasquatch présentée (très succinctement) dans l’article sur l’histoire de la magie en Amérique du Nord.

[4Lorsque l’on connaît les conditions de détentions à Azkaban, il n’est pas certain que l’une de ces peines soient véritablement plus cruelle que l’autre...


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