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"Pénélope", un film de Mark Palansky.

1er janvier 2013

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"Pénélope" (2006) de Mark Palansky.
Avec Christina RicciJames McAvoyReese Witherspoon et Peter Dinklage.

Certes, cela ne vaut pas la magie d’ « Hedwig’s Theme » , et certains crieront au scandale pour avoir osé faire une telle comparaison, mais ce morceau de la bande originale du film Pénélope que j’aimerais vous présenter pour ce nouveau Potterafter dégage une atmosphère analogue, presque envoûtante et qui nous transporte ailleurs :

Cette atmosphère se retrouve dans l’univers féerique de ce film, situé pourtant à notre époque mais qui comme Harry Potter, bien qu’à un degré moindre, fait entrer la magie par la petite porte (mais pas celle d’un placard !) pour ne pas le quitter tout du long.

N’allez pas croire cependant que c’est un vulgaire conte de fée des temps modernes, tout bon à plaire aux petites princesses (ou se croyant telles) rêvant au prince charmant. Si le film commence par le traditionnel « Once Upon A Time », on comprend très vite que ce n’est que de l’ironie vu ce qu’on découvre du destin de l’héroïne.

Pénélope est aussi une sorte d’Élue mais, comme le Survivant, ça n’a rien d’une bonne nouvelle ! A défaut d’y gagner une cicatrice en forme d’éclair sur le front, elle se trouve défigurée avec un nez en forme de groin suite à la malédiction d’une sorcière destinée à frapper dès leur naissance les filles de sa famille. Pas de bol, elle est la seule fille à être née depuis que la malédiction a été lancée, il y a cela des générations. L’histoire ne dit pas si elle a gagné en prime une queue en tir-bouchon, comme un certain Dudley Dursley !

Même avec cette petite vision d’horreur (mais difficile d’enlaidir Christina Ricci qui joue Pénélope même avec un groin pareil, n’est-ce-pas ?), ce film est plus réaliste qu’il n’y parait ce qui fait que ces éléments merveilleux, voire fantastiques, sont mis au service de situations et de réflexions de la vie moderne par exemple sur ce que cela fait d’être « différent » ou sur la célébrité. On n’est pas loin des thèmes que nous avons déjà découvert dans Harry Potter.

Qui dit malédiction dit conjuration de la dite malédiction et là, on s’attend à retrouver le conte de fée, l’amour et les petits oiseaux (et après tout, avec la présence de James McAvoy, pourquoi se priver ?). Tous les ingrédients semblent présents et pourtant, rien n’est aussi impossible. Quiproquos, réactions en tous genre à la vue de sa difformité, manigances pour dévoiler son secret au grand jour (et s’offrir une photo du « monstre » en première page), rien n’est plus éloigné du rêve attendu.

Bien sûr, Pénélope reste un film optimiste et drôle malgré ce que l’on pourrait croire. Les personnages sont attachants, grâce à leur jeu simple, léger et parfois dramatique, et il y a assez de fantaisie pour passer un bon moment. J’ai particulièrement apprécié le jeu de Peter Dinklage, vu plus tard dans la série Games of Thrones (Tyrion Lannister) où jouent d’ailleurs plusieurs acteurs des documentaires moldus.

Le plaisir des yeux n’est pas en reste (et je ne pense pas à James McAvoy) : la photographie est vraiment très belle ce qui renforce la fantaisie qui se dégage de ce film. Certes, la magie de ce film n’est pas celle d’Harry Potter et pourtant, elle n’en est pas moins présente !

Si ce film vous donne envie, vous pouvez vous procurer Pénélope sur Amazon à cette adresse.


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