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Michael Goldenberg parle de l’Ordre du Phénix (traduction intégrale)

10 avril 2007

Des rumeurs circulaient hier concernant des prétendues déclarations de Michael Goldenberg, scénariste de Harry Potter et l’Ordre du Phénix, au sujet du cinquième opus de la saga. TLC a rapidement pu démentir ses déclarations, et Michael Goldenberg a du même coup accepté de répondre à des questions de Melissa Anelli, rédactrice en chef de TLC.

C’est la première fois que M. Goldenberg parle de HP5 dans une interview. Il y évoque ses collaborations avec J.K. Rowling, pourquoi il ne travaillera pas sur Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé, comment il a cherché à relever le défi de condenser le tome 5 en 2 h 30 de film, et ce qu’il a fait pour se faire pardonner d’avoir coupé les scènes de Quidditch. Il achètera le tome 7 à minuit le 21 juillet, et prouve à quel point il est attaché au monde de Harry Potter.

Melissa Anelli (MA) : Bonjour, M. Goldenberg, c’est un plaisir de...

Michael Goldenberg (MG) : s’il vous plaît, appelez moi Michael. Bonjour, Melissa.

MA : Eh bien, c’est un plaisir de vous rencontrer.

MG : Le plaisir est partagé !

MA : Je suis désolée pour tout ce qui s’est passé aujourd’hui [les rumeurs qui couraient sur une fausse interview de MG.]

MG : C’est plutôt, drôle, non ?

MA : Vous êtes un peu une énigme pour les fans de Harry Potter.

MG : Hum. C’est involontaire !

MA : (rires) Eh bien, étant donné que nous n’avons jamais pu...

MG : C’est juste que j’étais occupé.

MA : Oui. Et on n’a pas vraiment insisté, jusqu’à aujourd’hui. Et pourtant, il y a quelques heures, une prétendue interview est apparue en ligne, dont le contenu n’était pas tout à fait correct : selon cette interview, vous n’êtes pas très content du fim, et vous pensez que ce sera le moins bon de la saga.

MG : Oui, j’ai eu un peu peur en lisant ça. Rien n’est plus faux. À moins que je n’aie un frère jumeau machiavélique dont l’existence m’aurait été cachée jusqu’à présent.

MA : Vous avez déjàntravaillé sur des filmsà gros budget de par le passé. C’est la première fois que quelque chose comme ça vous arrive ?

MG : Oui, tout à fait ! La plupart du temps, les gens ne font pas attention au scénariste. C’est normal, toute l’attention du public doit être portée sur le film lui-même. Mais avec Harry Potter, tout est soumis à tellement d’analyse et d’attention que des gens ont cherché à en profiter pour faire parler d’eux. Mais je trouve ça plutôt amusant.

MA : J’aimerais que nous parlions spécifiquement de certains points de cette fausse interview. Tout d’abord, elle prétendait que vous n’aviez jamais rencontré Jo [Rowling], que vous aviez seulement échangé des courriels.

MG : C’est faux ! En réalité, nous nous sommes rencontrés plusieurs fois. La première, c’était à Edimbourg, avant que je ne commence à travailler sur le film. Elle a été un modèle de gentillesse, et m’a beaucoup du début à la fin. Elle a été géniale.

MA : Comment vous êtes-vous débrouillé pour transformer un livre de 900 pages en scénario ?

MG : C’est amusant, vous n’êtes pas la première à me poser cette question.

Certes, c’est le livre le plus long de la saga, mais du point de vue de la trame, de la longueur de l’histoire, il n’est pas très différent des tomes précédents. C’est juste qu’il y a beaucoup plus de détails, des trames secondaires, des digressions, mais l’histoire principale ne posait pas tellement problème. Le fait est que c’est toujours un déchirement, et qu’on doit se poser les questions « Qu’est-ce qui doit être omis ? Qu’est-ce qui ne doit surtout pas être coupé ? »

David Yates [le réalisateur] et moi avons travaillé ensemble dès le début. Nous aimons tous les deux beaucoup les films denses et généreux, de même que des livres peuvent être très généreux, et nous cherchons toutes les opportunités d’inclure tout ce qui peut être inclus. Et quand quelque chose ne pouvait pas être inclus, on fait attention à y payer tribut d’une façon ou d’une autre, d’avoir quelque chose en arrière-plan, ou de donner le sentiment que quelque chose se passe en coulisses. Nous avons tous les deux grandi avec ce genre de films, ceux qu’on voir encore et encore. Finalement, nous sommes tous les deux des geeks.

MA : C’est important d’être un geek, pour les fans de Harry Potter.

MG : Oui !

MA : Certains fans sont vraiment déçus quand certains détails, même mineurs, sont coupés. Passons à cette autre rumeur, selon laquelle vous auriez surnommé le film Harry aux Mains d’argent, à cause de toutes les coupes qu’il a fallu faire.

MG : Il faut reconnaître quelque chose à celui qui a inventé cette interview. Il a une grande imagination ! Clairement, il a longuement réfléchi à ce qu’il écrivait. Mais c’est faux. Je n’ai jamais prononcé ces mots.

MA : Vous pourriez me donner un exemple de quelque chose que vous avez dû couper mais que vous auriez vraiment voulu garder ?

MG : Je sais que la question de l’histoire de Ron et du Quidditch a soulevé une grande controverse. [NdlR : rappel : cette partie a été coupée] J’ai détesté devoir couper quoi que ce soit. Mais dans ce cas précis, ce n’était pas central à l’histoire, et il y avait tellement d’autres choses qu’il fallait inclure, qu’on s’est assez rapidement rendus compte qu’on allait devoir couper ça. Mais d’un autre côté, l’esprit de cette histoire, Ron qui mûrit, qui fait face à ses propres défis, de même que Harry, ça, nous avons essayé de l’inclure dans le film, par d’autres procédés. Le sentiment global, c’est que même si les détails ne sont pas là, l’esprit est conservé. En tout cas, c’est l’impression que j’ai.

MA : J’aimerais prendre un peu de recull, et parler un peu plus de vous, de votre passé d’écrivain, de comment vous êtes arrivé dans le monde de Harry Potter.

MG : J’ai rencontré David Heyman [le producteur] il y a plusieurs années, à l’époque où personne n’avait encore entendu parler de Harry Potter, du moins aux États-Unis. C’était déjà en train de devenir un phénomène au Royaume-Uni, je crois. Je me souviens avoir lu le premier tome sans aucun préjugé, sans effet de mode, et avoir pensé « Wow, c’est extraordinaire ! » Jo et moi avons, je crois, le même âge. Au risque de paraître présomptueux, je pense que si nous nous étions connus dans notre enfance, nous aurions adoré partager des histoires sur ce genre de livres. C’est le genre de livres que j’aurais lu, déjà à l’époque. D’une certaine façon, nos violons étaient accordés dès le début.

[Après que j’ai lu le livre], David [Heyman] et moi nous sommes très bien entendus, et nous avons parlé du premier film. Finalement, ils ont embauché Steve [Kloves], ce qui était une excellente décision, et il a fait un travail excellent sur les films. C’était un poste difficile, et il s’en est merveilleusement sorti. Pour moi, ça a été un grand plaisir du début à la fin. Il y a vraiment une atmosphère de grande famile. Vous y êtes allée, vous êtes allée voir le studio et Leavesden. Il y a un sentiment de grande dierté, et nous sommes très attachés à ces personnages, à ces histoires. Je me suis senti bienvenu dès le début. Comme un membre de la famille, et ça, c’est grâce à David Heyman.

MA : Comment vos films précédents – Peter Pan, clairement, mais aussi Contact – vous ont préparés à cette histoire en particulier ?

MG : Oh, je suis préparé à ce genre d’histoire depuis que j’ai lu le livre pour la première fois. J’ai grandi en lisant des livres comme celui-là, en m’y plongeant, en m’y perdant, alors dès le début, j’ai voulu protéger le livre. Vous savez, à chaque fois qu’on aime un livre, on a se dit « Oh, le film va tout gâcher ! » J’adore tellement les livres, ça m’a tellement parlé, notamment tout ce que Harry traverse. Je voulais protéfer l’histoire, la raconter aussi bien que possible, lui rendre hommage, et ça a été une honneur de pouvoir le faire.

MA : Il y a certains éléments, surtout dans le livre 5, qui est si dense, pour lesquels on ne peut pas coller au livre. Parfois, il faut juste garder l’esprit, transformer l’histoire, et c’est ce que vous avez fait avec Peter Pan. Est-ce que vous pouvez nous parler des défis que ce livre a présenté ?

MG : C’est un défi qu’on retrouve dans toutes les adaptations. Il faut se mettre de l’autre côté du miroir, et donner sa vision de l’histoire.

Jo et moi en avons parlé. C’était intéressant, parce que nos prophéties sont opposées, d’une certaine façon. Ce qui est merveilleux avec les livres, c’est qu’on peut faire pause, s’attarder sur tous les détails, passer autant de temps qu’on veut à s’immerger dans les livres. Mis dans le livre, c’est comme si on traduisait dans une autre langue. Dès le début, une seule image en dit beaucoup sur l’humeur, le ton du film, les détails. C’est vraiment une taduction ; il y a des choses qu’on peut explorer pendant une dizaine ou une centaine de pages dans le livre, et on ne peut pas vraiment rendre ça à l’écran. Mon travail, c’est de trouver le moment, l’image, qui cristallise et distille ce passage, pour qu’on retrouve l’essence de ce qu’il y avait dans le livre. C’est une traduction vers une autre langue.

Du coup, on a toujourd cherché, dès le début, à faire un bon film [en soi] ; c’est ce que Jo voulait. Elle aussi, elle voulait un bon film, un film dont elle serait fière, dont les fans seraient fiers. Je ne suis pas objectif, mais je pense que c’est ce qu’on a fait.

MA : Selon la fausse interview, Jo aurait dit que certaines des coupes que vous avez faites hanteraient les réalisateurs des films 6 et 7, que cela leur compliquerait la tâche. Je sais que ce n’est pas vrai, mais est-ce qu’il y a des passages que vous vous êtes senti obligé de garder à cause des autres films ? Est-ce que c’était un poids ?

MG : Pas du tout. En fait, comme je l’ai dit, Jo a été d’un grand soutien, et elle nous a laissés très libes. Donc c’est tout le contraire. La dernière fois que je l’ai vue, je la suppliais presque, je disais « S’il vous plaît ! N’importe quoi, j’adorerais savoir ce que vous pensez de tel aspect, ou de tel autre ! » Et finalement, elle en a donné quelques idées, que nous avons immédiatement ajoutées au script. Surtout des toutes petites choses. Mais comme j’ai dit, elle était la collaboratrice parfaite.

MA : On a presque l’impression qu’elle combattait ses instincts, qu’elle se retenait de vous faire des suggestions, pour éviter de vous encombrer.

MG : Oui, je pense. Et c’est quelque chose que nous respectons. Je ne peux pas parler à sa place, mais je crois qu’elle nous fait confiance, que comme elle nous a rencontrés, elle sait que nous sommes tous – que nous voulons vraiment faire un film qui lui plaise. On n’avait même pas besoin de le dire, vous voyez ? C’était le fondement de notre relation.

MA : Dites-moi, pourquoi avez vous choisi de participer au film 5 ? Pourquoi pas le 6 ou le 7, ou le 2 ou le 3, puisque vous êtes fan depuis si longtemps ?

MG : Je ne sais pas trop ce que ça veut dire sur moi, mais je pense que je conviens particulièrement au tome 5. C’est une histoire plus sombre, plus psychologique, plus politique que les tomes précédents, et c’est ça qui m’a le plus intéressé – surtout ce qui arrive à Harry, ça me parle beaucoup. C’est un voyage initiatique pour lui, il passe de quelqu’un qui est très en colère, une sorte d’aliéné, à un vrai adulte, un meneur, qui va emmener l’AD et tous les autres vers la bataille finale. Cette transition est un moment clef pour lui, comme pour nous tous à cet âge-là.

Dès ma première lecture, j’ai senti que c’était une histoire que je saurais raconter. Vous savez, c’est une histoire que j’ai vécue. Pas la partie sur le combat contre le mal, mais émotionnellement, ce qu’il ressent.

MA : Pourquoi avez-vous décidé de vous arrêter, de ne pas travailler sur le film 6 aussi ?

MG : Ce qui s’est passé, c’est que Steve [Kloves, le scénariste des quatre premiers opus] voulait prendre un repos bien mérité, et que maintenant, il est prêt à revenir. Il est là depuis le début, et comme je l’ai dit, il a fait un travail merveilleux, alors je suis très heureux de le laisser reprendre le flambeau.

MA : Quels sont vos moments préférés ? Est-ce qu’il y a des éléments que vous écrits, et où vous vous êtes dits « Yes ! J’ai bien réussi ce passage. »

MG : Ce sont comme des enfants pour moi. [rires] Tous ces moments, chaque moment, mais... c’est difficile comme question.

Je dirais beaucoup des moments émotionnels, entre Harry et Sirius. Je suis tombé amoureux de Luna dès le début. Je trouve qu’elle est vraiment importante. Elle apporte une nouvelle tonalité à l’histoire, à la vision qu’a Harry des choses. À l’instant où on la rencontre, la baguette derrière l’oreille, on se dit « Oh, c’est une écrivain. » [rires] Je suis tout de suite tombé sous le charme.

MA : [rires] C’est génial. C’est la première fois que j’entends quelqu’un dire que c’est une écrivain.

MG : Je ne sais pas. La baguette derrière l’oreille, ça m’a tout de sutie fait penser à ça.

MA : Oui.

MG : Mais cette innocence, combinée à la sagesse durement acquise, qui lui vient de son passé, et sa relation spéciale avec Harry, à cause de leurs points communs. Mais c’est surtout important parce que ça montre Harry qui réussit à nouveau à nouer des contacts avec des gens, ça montre qu’il apprécie ce qu’il a, et au centre de ça, évidemment, il y a sa relation avec Ron et Hermione. Ça a toujours été au centre de l’histoire, le trio. Il y a quelque chose de particulier avec ses trois personnages, et ses trois acteurs, c’est très puissant. Et les performances que David a obtenues, elles sont extraordinaires. Je pense que les gens vont vraiment être époustouflés. Ça a vraiment monté d’un cran, et atteint un autre niveau.

MA : Est-ce que le fait de travailler sur ce film a changé votre vision de la saga Harry Potter ?

MG : J’ai toujours été un fan, et je les ai toujours aimés, à tous les niveaux. Je suppose que le fait de vivre avec cette histoire en particulier, d’apprécier à quel point elle est honnête, vraie, cette dépiction de l’adolescence, et le voyage émotionnel de Harry.

Je pense que c’est l’objectif absolu, dans l’art, le rendre vrai, honnête. C’est ça qui est si bien avec les livres, que derrière la trame merveilleuse, les personnages et l’imagination, il y a un sens du réel, d’intégrité, et d’honnêteté, que ces histoires sont vécues, racontées depuis l’intérieur. Elles sont très organiques, elles viennent du cœur. J’ai appris à connaître cette histoire très, très bien, et j’ai pu voir à quel point elle est profonde. C’est un tribut au talent de Jo.

MA : Oui. Un des commentaires les plus explosifs de la fausse interview était que Jo aurait dit qu’elle comptait prendre part à l’écriture du film 7. C’est évident que c’est faux, mais vous pourriez confirmer ?

MG : J’ai beaucoup ri en lisant ça. J’ai ri en lisant tous les « commentaires », mais celui-là en particulier. Du moins, d’après ce qu’elle m’a dit, et à moins qu’elle ait des projets dont elle ne m’a pas parlé, je pense que c’est la dernière chose qu’elle voudrait faire. Les livres sont les livres, et ils seront toujours là, et c’est dans ce monde-là qu’elle vit. Je suis sûr que si elle changeait d’avis, et décidait de travailler sur le scénario, elle serait la bienvenue, mais mon impression, c’est qu’elle a très envie de continuer à écrire, d’autres livres, des nouveaux livres, de nouveaux mondes, et donc...

MA : Et donc d’autres adaptations cinématographiques.

MG : Oui.

MA : Alors sur quoi est-ce que vous travaillez maintenant ? Est-ce que vous pouvez parler un peu de vos autres projets ?

MG : Je travaille sur un scénario original, qui est encore dans les cartons, mais qui m’enthousiasme beaucoup, et j’espère pouvoir en dire plus dans l’avenir.

MA : Vous avez choisi le genre ?

MG : Je suppose qu’il y a un peu des science-fiction, mais c’est surtout orienté vers les personnages. C’est drôle que vous m’ayiez demandé comment Contact m’avait préparé à Harry Potter, parce que je trouve qu’en fait, ces films ne sont pas très différents : ils prennent tous deux place dans des réalités imaginaires, l’histoire extérieure est du domaine du fantastique, mais cette histoire est vraiment une métaphore de ce qui se pense intérieurement pour les personnages. C’est une des choses que les films peuvent faire, raconter une histoire sur deux niveaux distincts en même temps. Il y a une histoire géniale, des effets spéciaux, ça vous fait battre le cœur, mais en même temps, on ressent quelque chose de plus profond. Et c’est le cas depuis, disons Le Magicien d’Oz [1939].

Ce n’est pas pour rien que les grands films fantastiques ou de science-fiction ont bien vieilli : c’est parce qu’ils résonnent bien plus profondément que l’histoire qu’il y a en surface. Et je trouve que c’est le cas pour Harry Potter encore plus que pour presque tous les autres. Et c’est pour ça que les gens liront encore les livres, et, j’espère, regarderont encore les films, dans 50 ou 100 ans.

MA : Est-ce qu’il y a une mise au point particulière que vous voulez faire à propos de cette fausse interview ?

MG : C’était plutôt drôle, et assez surréel. Je n’ai jamais été aussi proche d’avoir une expérience de star, ou d’être sous l’œil du public. En tant que scénariste, ça n’arrive jamais. Généralement, j’en suis très content : je n’ai pas du tout envie d’être célèbre en soir, mais je suppose que là, j’ai un peu vécu ce que Brad Pitt vit quant il va au supermarché.Vous savez, il jette un coup d’œil à un tabloïd, et la une est quelque chose qu’il est censé avoir dit, alors que c’est n’importe quoi. La première réaction, c’est « C’est intéressant, quelqu’un s’est vraiment donné du mal. » Mais ce n’est pas pour autant que ça m’a mis en colère.

Je suis content d’avoir l’occasion de mettre les choses au clair, parce que les gens n’avaient pas l’air content de ce qu’ils lisaient, et ils avaient bien raison, à cause de certaines des prétendues informations.

MA : On dirait que vous vous êtes beaucoup préoccupé des fans, que vous vouliez éviter que les fans se disent que vous ne faisiez pas attention au film.

MG : Oui. Je suis un fan, moi aussi, vous savez ? Et en tant que fan, je crois que si je lisais ça, ça me mettrait en colère, que les gens qui s’occupent de l’histoire la traitent de manière cavalière. Et dans ce cas précis, rien ne pourrait être plus faux.

Tous ceux qui travaillent sur ce film se sont tués à la tâche depuis, quoi, deux ans et demi maintenant ? Et je ne parle pas juste de David Yates, et David Heyman, et moi, et les acteurs, je parle des milliers de personnes qui travaillent, qui se cassent le dos et font des nuits blanches pour finir tel accessoire, peindre tel décor, achever tel effet spécial, parce qu’ils adorent les films, et ils y font vraiment attention. Ces films, c’est leur héritage. Ils en sont très fiers, et ils ont bien raison. Et du coup, c’était énervant qu’on prétende que les films nous importent peu. Croyez moi, ils ne pourraient pas être plus importants à mes yeux.

MA : Est-ce que je peux vous faire parler un peu du tome sept ?

MG : [rires] Pas de tome sept.

MA : Pas de tome sept ? OK. Est-ce que vous – est-ce que c’est parce que vous savez des choses, et que vous avez peur de dire quelque chose que vous ne devriez pas ?

MG : Il faudrait que je réfléchisse. Sans commentaire. [rires]

MA : C’est exactement ce que les fans veulent savoir : est-ce que, avec Jo, vous en êtes arrivés au point où il y avait du « Eh bien, vous ne pouvez pas faire ça dans le film, à cause de ceci et cela, et si vous faites ça... » Parce qu’elle a dit précédemment que Steve Kloves en sait sans doute plus que quiconque au monde sur le tome 7, vous voyez ce que je veux dire ? Alors...

MG : Je serais à la librairie à minuit, comme tous les autres, et le tome sept me surprendra, comme tous les autres. C’est tout, je suppose.

MA : Génial. Merci infiniment.

MG : Merci à vous.


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