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Les moldus, toujours aussi surprenant par leur interprétation de l’Histoire de la Magie...

17 juin 2004

Chers sorciers,

comme les plus renseignés d’entre vous le savent, les moldus se sont mis dans l’esprit d’adapter en films notre histoire récente que Joanne Katleen Rowling (toujours accusée d’infraction au Code du Secret) a révélée.

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Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban
Retour intéressant sur une période sombre de notre histoire (image de la GDS , 1993)

Pour avoir lu de nombreuses fois la définition dans les pages de ce quotidien, nombres d’entre vous savent déjà ce qu’est un film, néanmoins, comme la Gazette du Sorcier reste un quotidien d’information réservé à un public large et que tout le monde ne peut pas lire nos articles consacrés au moldus (Mais qui pourrait les en blamer ???), nous nous devons d’expliquer une nouvelle fois cette technique relativement amusante des moldus pour raconter une histoire autrement que par les livres.

Les moldus nous ont transmis la photographie, nous les en remercions, mais nous l’avons développée, nous nous en félicitons. Grâce à de nombreuses potions, l’art de la photographie sorcière (basé sur le même principe que notre peinture) permit de donner vie aux sujets photographiés. Il semblerait que le mouvement soit une préoccupation profonde des êtres vivants pour que les moldus aient, eux-aussi, décidé de donner vie à leurs photographies par l’intermédiaire des films. Par l’intermédiaire de techniques hautement compliquées et extrèmement onéreuses (le qualificatif "ridicule" peut également être employé) ils réussirent à faire bouger leurs images mais surtout à rajouter du son (Des chercheurs sont d’ailleurs actuellement au premier stade de leurs recherches sur un moyen de sonoriser nos photographies). Cependant, au lieu du mouvement infini accordé au modèle d’une photographie sorcière qui conserve ainsi son libre-arbitre, les modèles d’un film sont tragiquement attirés vers la même fin et se voient obligés de répéter les mêmes mouvements inexorablement.

Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban (Harry Potter and the Prisoner of Azkaban), livre sorti en 1999, est donc devenu un film, et c’est à Alfonso Cuaron qu’est revenu la tache de remplacer Chris Colombus réalisateur de l’Ecole des Sorciers(2001) et de la Chambre des Secrets(2002). Tandis que Colombus avait une vision relativement infantile de notre monde, Cuaron a tenter de lui donner la profondeur et la complexité que nous lui connaissons, pour une simple raison : nous y vivons.Mais Colombus est il tant à blamer que cela ??? Il faut rappeler que ces films ne sont que les adaptations de livres, et si le troisième film est plus sombre, plus profond, c’est tout simplement que le troisième livre de la saga Potterienne l’est aussi ! Colombus a instauré l’innocence, la candeur que le petit Potter ressentait en découvrant un nouvel univers, Cuaron poursuit en commencant à instaurer cette déception, qui va aller croissante, de Harry face à la politique, à la cruauté de notre monde (mais, pour notre défense, Harry aurait été moldu, ce processus de déception aurait été le même, si ce n’est plus important ! Le monde des moldus....pffff....).

C’est en cela que ce troisième volet est plus sombre, la réalité prend le dessus sur la féerie. Dumbledore n’est plus capable de sauver le monde comme il sauvait Harry à la fin de L’Ecole des Sorciers, le Ministre de la Magie de l’époque, Cornelius Fudge (1991-1996), envoit des Detraqueurs d’Azkaban à Poudlard, Détraqueurs qui ne font pas de différence entre Harry ou Sirius Black, dangereux criminel échappé de notre prison.
Les aspects les moins reluisants de notre histoire apparaissent au jeune Harry et se bousculent pour le faire évoluer. Le monde de la Magie prend consistance.

Si Colombus avait réussi à restituer la féerie, Cuaron réussit à merveille à restituer ce nouveau monde que Harry découvre.
Nouveau est mot d’ordre de ce film. Nouveau réalisateur, nouveaux décors, nouveau style, nouveaux acteurs...

La transition n’est pas si brutale que le laisse entendre certains moldus, on commence gentiment chez les Dursleys, notre Harry a grandi, on l’énerve et une tante gonfle (Constatons que la réalité historique est bien conservée jusque là). Un début toujours aussi saccadé, les scènes se succèdent sans excellentes transitions (à part des écrans noirs...), mais que voulez vous nous avions déjà critiqué ceci pour les deux premiers films, on ne se refait pas ! De subtils changements apparaissent néanmoins.. Les lettres fixes des titres des deux premiers films laissent placent à des lettres vacillantes, comme notre héros dans cette aventure, la caméra fixe laisse place à une caméra mouvante (tenue sur l’épaule !) pour les plans d’intérieur chez les Dursley... Changements qui ont pour but la encore de donner un aspect plus réaliste à la vie d’Harry Potter, le Survivant.

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Une photo (moldue) du Prisonnier
couleurs plus métalliques, plan plus ample, plus réaliste

Les acteurs... que dire ? Daniel Radcliffe (Harry Potter) a progressé : perte du charmant tic qui agitait son oeil gauche toutes les trois minutes dans les deux premiers films, visage plus expressif, et enfin, enfin !, sentiment qu’il fait plus que réciter ses lignes ! Harry Meling (Dudley Dursley) nous offre une merveilleuse interprétation muette de son personnage face à des parents toujours aussi mesquins (Richard Griffith et Fiona Shaw, irréprochables). Une Pam Ferris en chair et en graisse plastique [1] interprète le -court- rôle de la Tante Marge qui comprend, mais un peu tard, qu’il ne faut jamais montrer quelqu’un du doigt. Parmi les autres acteurs, soulignons la performance d’Emma Watson (Hermione Granger) et celle du visage très (peut -être trop parfois) expressif de Rupert Grint(Ron Weasley). Tous deux se débrouillent très bien avec ce qui leur est donné à faire, tous comme le reste des comédiens (Mention spéciale pour David Thewlis (Lupin) dont la voix (version originale, forcément) est mystérieuse à souhait et pourrait rivaliser en charme avec celle d’Alan Rickman (Rogue, fidèle à lui-même), pour Emma Thompson (Sybille Trelawney) que l’on souhaiterait voir beaucoup et enfin Michael Gambon qui réussit ENFIN à nous procurer ce Dumbledore malicieux et mystérieux que Richard Harris ne rendait pas...)

Le scénario quant à lui est surprenant... Même auteur, en êtes vous bien sûr ? Le moldu Steve Kloves signe ici une vraie fiction historique : coupes monumentales, rajout de scènes totalement fictives... et on est surpris de voir comme cela peut-être justifié !! L’entrée de Sirius Black dans les dortoirs de Gryffondor par exemple, scène pourtant filmée, ne figure pas dans la version définitive, mais ceci est totalement compréhensible ! Cette scène faisant trop écho avec l’attaque de la Grosse Dame n’aurait eu pour effet que de donner le sentiment de bis repetita pour les spectateurs et le rythme se trouverait ainsi beaucoup, beaucoup, beaucoup trop dense...
Un exemple donc de scène supprimée parfaitement justifiée.

La joie de voir des phrases des biographies de Rowling (en VO) ne permet cependant pas d’oublier les quelques 5/6 minutes supplémentaires qui auraient été nécessaires pour la compréhension des moldus non-initiés. Effectivement, bien que ce film reste une fiction historique, le fond et la logique doivent être un minimum respectés... L’histoire des Maraudeurs et le pourquoi du comment de l’évasion de Black n’aurait pas été de trop. De même appuyer un peu plus sur les disputes entre Ron et Hermione à cause de Croûtard et Pattenrond, pourtant au centre de l’intrigue, n’aurait tué personne.

Vous pensiez connaitre toute l’histoire pour l’avoir lue dans l’Histoire de la Magie de M. Tourdesac ( 53ème édition), vous pensiez connaitre Poudlard pour y avoir étudié ? Que nenni ! Les moldus vous feront rire !
Leur vision de Poudlard si éloignée de la réalité, comme l’apparence de leur loup-garou, vous fera sans nul doute sourire si jamais vous veniez à voir ce film. Il faut néanmoins reconnaitre la beauté des images : décors soignés, détails innombrables, mouvements perpétuels de caméra, usage des gros plans qui nous font apprécier la beauté de l’Ecosse, beauté des effets spéciaux...

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Le Saule Cogneur
Un Poudlard imagniné par les Moldus, hilarant !

En parlant de la flore écossaise (très belle forêt interdite, très amusant saule cogneur (bien plus violent que dans les deux premiers)) nous nous devons également de parler de la faune... et surprise ! Buck !
A quelques détails près, on jurerait qu’ils ont pris un véritable hyppogriffe. Plus qu’une image de synthèse supplémentaire qui servirait à justifier les 15416098 gallions 3 mornilles et 24 noises (113 millions de dollars ), Buck est doté d’un véritable caractère, majestueux durant son vol, touchant la minute précédent son "exécution", fier dans son combat avec une méchante bestiole ...

Pour résumer cet article (déjà trop long vu la piètre influence de cet évènement moldu sur nos vies), nous pourrons dire que le côté plus sombre du livre est respecté, entrecoupé d’un humour Rowlingien ("Tu vas souffir mais ... tu vas être heureux de souffir..."), l’histoire est trucidée au séquateur pour ne laisser que les évènements essentiels de l’intrigue en place (petits chiffres au hasard : sur 2h09 de film (12 minutes de générique final), 44 minutes sont consacrées à la dernière soirée, 3 minutes aux deux dernières scènes, 20 minutes d’Ete et d’arrivée à Poudlard, ce qui laisse donc 60 minutes d’année scolaire, de quoi faire baver de nombreux écoliers), mais que cela ne dérange nullement, quelques explications nécessaires, acteurs bons, musique plus celtique, effets spéciaux, aventure, humour.

Et voila conclu une étude certes subjective et très partielle qui ne demande qu’à être approfondie ou discutée (sur leforum consacré aux films).

Androcus



[1matière totalement crée par les Moldus à partir du pétrole


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