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J.K. Rowling chez Oprah Winfrey (2/2)

5 novembre 2010

J.K. Rowling a été reçue par Oprah Winfrey, grande prêtresse de la télévision américaine. Voici la traduction de la seconde moitié de l’entretien, avec les vidéos (en anglais).

Traduction par la Gazette, d’après une retranscription de HPP.

(Voir la première partie ICI.)

Quatrième partie

Avant que JK Rowling ne devienne une des femmes les plus riches au monde, elle menait une vie modeste de secrétaire à Londres. Elle avait 25 ans lorsque sa mère est morte de sclérose en plaques, provoquant le désarroi émotionnel de Jo. Cherchant à échapper à sa peine, elle déménagea au Portugal, se maria, et donna naissance à sa fille aînée, Jessica. Mais le mariage a été, selon Jo, « court et catastrophique ». Elle est partie avec sa fille en Écosse, où elle a touché un nouveau fond. Jo était en état de dépression clinique ; les aides sociales lui permettaient à peine de survivre.

OW : Qu’est-ce que votre premier mariage vous a appris sur vous-même ? Vous savez, on sait très peu de chose à ce sujet, vous n’en n’avez pas beaucoup parlé. On sait juste qu’il n’a pas duré longtemps. 13 mois et un jour, je crois ?
JKR : Oui c’est ça. Vous êtes forte.
OW : 13 mois et un jour. Qu’avez-vous appris ? Quelles erreurs ne faut-il pas répéter ?
JKR : Eh bien, je crois que la chose la plus importante au sujet de ce mariage est que je referais tout ça pour avoir Jessica, qui est incroyable, et le monde est un meilleur endroit grâce à elle. Alors, vous savez, je ne regrette rien.
OW : OK
JKR : Je crois que j’ai reproduit les schémas de ma première famille en choisissant mon premier mari, comme c’est souvent le cas.
OW : C’est ce qu’on fait souvent.
JKR : Oui. Vous me demandiez ce que j’avais appris. Je crois que ça m’a appris — je suis fière que ça m’ait appris comment — que j’ai un fort instinct de survie. Parce que quand j’ai su qu’il fallait que je parte, je suis partie.
OW : Est-ce que ça vous a aidé à en savoir plus sur vous-même ?
JKR : Oui, au final. Mais je ne peux pas dire que je suis sortie de ce mariage et de cette expérience en me disant que ça avait été instructif. J’étais assez choquée. J’avais un très très petit bébé. Et je me suis tout de suite retrouvée dans la pauvreté et la dépression. Mais bizarrement, oui, c’était très instructif. J’ai beaucoup réfléchi après ça, après la fin du mariage. Surtout sur moi-même. Pourquoi ça s’était passé comme ça. Il m’a fallu sept ans pour rencontrer l’homme qu’il me fallait. Mais je crois que j’avais besoin de sept ans.
OW : Et vous étiez prête ?
JKR : Oui, j’étais vraiment prête.
OW : En 2001, Jo a épousé l’anesthésiste Neil Murray au cours d’une cérémonie privée dans leur maison en Écosse. Aujourd’hui, Jo et Neil élèvent leurs trois enfants à Édimbourg.
JKR : Ce qui est étrange, c’est qu’une semaine avant que je ne rencontre Neil, et je veux vraiment dire une semaine, et j’espère que ça donnera de l’espoir à toutes les femmes célibataires, je me souviens d’une conversation avec une très bonne amie et elle m’a demandé « eh bien, qu’est-ce que tu recherches chez un homme ? » Et j’ai répondu « il faudrait qu’il soit intelligent, parce que c’est important pour moi ». J’ai dit que je voudrais vraiment qu’il ait une carrière à lui. Je trouvais que je demandais des choses très basiques. Il fallait qu’il soit intègre et gentil et qu’il sache qui il était. C’était ce que je voulais vraiment. Mon amie m’a regardée et m’a dit « aucune chance ». Comme si j’avais demandé la lune.
OW : Comme si vous demandiez Jésus.
JKR : Oui, exactement ! Et je me suis que peut-être que je n’avais aucune chance.
OW : Qu’est-ce que ça vous a fait ?
JKR : Je n’en pleurais pas toutes les nuits. J’aurais pu vivre comme ça, mais je suis heureuse que ce ne soit pas le cas.
OW : Pendant tout ce temps... Il me semble que vous n’êtes plus en contact avec votre père ?
JKR : En effet. Ce n’est jamais facile à faire quand on est une personnalité publique, mais c’est comme ça.
OW : Pensez-vous que vous arriverez un jour à faire la paix avec lui ?
JKR : Non je ne pense pas. C’est tellement énorme de couper les ponts avec un de ses parents qu’il faut avoir de vraiment bonnes raisons.
OW : Vous avez vos raisons ?
JKR : J’ai mes raisons.
OW : Vous voulez en partager avec nous ?
JKR : Selon moi, cela faisait longtemps qu’il y avait des problèmes dans notre relation, mais je cherchais à plaire et j’ai continué comme ça pendant longtemps et puis c’est arrivé à un point où j’ai dû en sortir et dire que je ne pouvais plus continuer comme ça.
OW : Est-ce que vous regrettez qu’il ne puisse pas partager votre succès ?
JKR : Nous avons coupé les ponts après le début de mon succès, alors il était là au début. Pour être complètement honnête avec vous, je regrette bien plus que ma mère n’ait jamais vu tout ça. Ça, ça me tue un peu. Elle aurait juste...
OW : Elle aurait aimé lire ?
JKR : Je suis sûre à 100 % qu’elle aurait adoré, oui.
OW : Mais vous avez commencé à écrire avant sa mort ?
JKR : Oui, mais je ne lui ai jamais dit.
OW : Vous ne lui avez jamais dit ?
JKR : J’allais lui dire. Vous voyez ? J’allais lui dire, et je sais qu’elle aurait vraiment aimé. Je crois qu’elle était... J’ai commencé à écrire six mois avant sa mort. Et je ne lui en a jamais parlé.
OW : Vous le regrettez ?
JKR : Oui, énormément. Énormément. Mais c’est la vie. Les livres ne seraient pas ce qu’ils sont si elle n’était pas morte. Sa mort a eu une influence sur quasiment chaque page des livres Harry Potter, vous savez ? Au moins la moitié du voyage de Harry consiste à apprendre à gérer la mort sous toutes ses formes, ce qu’elle fait aux vivants, ce que c’est que mourir, ce qui survit à la mort. C’est présent dans chacun des tomes.
OW : Comment l’amour de vos parents... Comment il demeure avec vous.
JKR : Exactement. Alors, je crois qu’on peut dire que si elle n’était pas morte il n’y aurait pas de Harry Potter. Les livres sont ce qu’ils sont parce que elle est morte. Parce que je l’aimais et qu’elle est morte. C’est pour ça qu’ils sont ce qu’ils sont.
OW : Est-ce qu’on peut dire aussi que votre vie - tout dans votre vie, parce que je sais que vous avez traversé une période de dépression et j’ai lu que les Détraqueurs venaient de cette dépression.
JKR : Complètement, oui.
OW : Dans le monde de Harry Potter, les Détraqueurs sont des créatures sombres qui se nourrissent du bonheur humain et provoquent la dépression et le désespoir de ce qui croisent leur chemin. Les Détraqueurs peuvent détruire l’âme d’une personne. Est-ce qu’on peut dire qu’au cours des 17 années que vous avez consacrées à l’écritue de Harry Potter, que vous avez utilisé à la fois les bonnes choses, les mauvaises choses et les choses laides dans votre vie ?
JKR : Oui, sans aucun doute.
OW : Et vous les avez exprimées dans les histoires Harry Potter ?
JKR : Oui. La dépression - la dépression clinique - est une chose terrible. Terrible.
OW : Vous êtes tombée dans la dépression après la mort de votre mère ?
JKR : Oui, mais je crois qu’elle a été retardée. Je crois que j’avais une tendance à la dépression déjà quand j’étais jeune. C’est devenu plus fort quand j’avais entre 25 et 28 ans ; c’était une période sombre de ma vie. C’est l’absence de toute émotion, et même l’absence de tout espoir qu’on pourra un jour aller mieux. C’est vraiment difficile à expliquer à quelqu’un qui n’a jamais éprouvé ça, parce que ce n’est pas de la tristesse. Je sais ce qu’est la tristesse, ce n’est pas une mauvaise chose, vous voyez ? Pleurer, ressentir. Mais c’est l’absence froide de toute émotion - ce sentiment d’être vidé. Voilà ce que sont les Détraqueurs. Et c’est parce que j’avais ma fille que j’ai cherché de l’aide.

Cinquième partie

JKR : Je me suis débarassée de tout ce qui n’était pas essentiel. J’ai arrêté de faire semblant que j’étais quelqu’un d’autre et j’ai consacré toute mon énergie à finir le seul travail qui m’importait. Je me suis sentie libre parce que je me suis rendu compte que j’étais toujours en vie, que j’avais toujours ma fille que j’adorais et que j’avais une vieille machine à écrire et une grande idée. Alors le fond du trou est devenu la fondation solide sur laquelle j’ai rebâti ma vie. Dans la vie, on échoue forcément à un moment ou un autre, à moins de ne jamais prendre aucun risque, auquel cas ça ne sert à rien d’avoir vécu.
OW : J’adore votre discours à Harvard [NDLR : voir notre traduction de ce discours ICI]. Est-ce que vous étiez stressée de devoir parler à Harvard ? Même vous ?
JKR : Un peu. C’est de loin la chose la plus terrifiante que j’ai faite de toute ma vie. De loin. Je me sentais très vulnérable, parce que je n’étais pas en train de lire des mots qui avaient été pré-approuvés. Vous voyez ce que je veux dire ? Avant, j’avais presque la phobie des discours en public.
OW : Vraiment ?
JKR : Oui, vraiment. Je tremblais tellement que je ne pouvais pas - je ne savais pas à quelle phrase j’en étais. Alors on peut dire que j’ai beaucoup progressé. Je ne suis toujours pas... J’arrive mieux à parler en public, mais il y a des choses, comme parler à la télé, qui me font tellement peur que je ne peux pas les faire aisément. Mais pour cette interview, je suis à l’aise.
OW : J’allais dire : vous vous en sortez très bien !
JKR : Mais c’est différent. C’est diférent !
OW : C’est comme une conversation.
JKR : Exactement. Vous êtes assez forte, vous savez ?
OW : Merci !
JKR : Beaucoup de gens le disent.
OW : L’aspect le plus important de ce discours [à Harvard] est que vous avez d’abord parlé d’utiliser le fond du trou comme fondation pour rebâtir votre vie. Mais le plus important est que vous avez parlé de l’importance de l’échec.
JKR : L’échec. C’est tellement important... On n’en parle pas assez. On parle tout le temps du succès, mais vous savez, je n’ai jamais rencontré... J’ai eu la chance de rencontrer des gens extraordinaires grâce à Harry Potter, et ils ont tous connu l’échec, plus d’une fois. Et souvent, on arrive aux plus grands succès parce qu’on sait résister à l’échec, ou l’utiliser. J’ai rencontré des gens qui sont terrifiés, qui s’empêchent de faire des choses parce qu’ils ont trop peur de l’échec. C’est pour ça que le fond du trou est important. Ce n’est pas marrant du tout d’être au fond du trou, je ne vais pas en faire quelque chose de romantique, mais ça m’a libérée. Qu’est-ce que j’avais à perdre ?
OW : Est-ce que vous avez hésité à agrandir l’empire ?
JKR : Oui.
OW : Je parle du parc d’attractions, des figurines. Tout l’univers Potter. Tout ce qui existe au monde existe aussi en version Harry Potter.
JKR : Tout ce que je peux dire, c’est que ç’aurait pu être bien pire.
OW : Ah oui ?
JKR : Michael Jackson voulait en faire une comédie musicale.
OW : Vraiment ?
JKR : Mhmm.
OW : C’est énorme, que vous n’ayez pas voulu que Michael Jackson...
JKR : J’ai dit non à beaucoup de choses.
OW : Est-ce que vous contrôlez tout ?
JKR : Non. J’ai mon mot à dire. Pour moi c’est... J’adore les films, j’adore les livres, et il y a des choses vraiment amusantes qui en dérivent. Pour le parc d’attractions... Quand ils sont venus nous voir, ils avaient une proposition vraiment extraordinaire. Ils nous ont montré que le parc sera à la pointe de la modernité, que personne n’aurait jamais rien vu de tel. Ils nous ont montré leurs idées et je me suis dit que oui, ce serait fou. Je ne voulais le faire qu’à conditoin que ce soit incroyable. Et ça l’est. Si j’avais été une lectrice des livres, j’aurais voulu y aller.

Sixième partie

OW : Dans mon magazine, j’ai une rubrique qui s’appelle "de quoi êtes-vous sûr ?" et tous les mois, quand je l’écris, je me dis "mais je ne sais rien !".
JKR : Je suis contente que vous disiez ça parce que si vous m’aviez demandé de quoi je suis sûre, j’aurais eu du mal à répondre.
OW : Oui, c’est pour ça que je précise d’abord que c’est difficile de savoir de quoi on est sûr.
JKR : Oui, c’est difficile.
OW : Mais de quoi êtes-vous sûre ?
JKR : Eh bien, je suis sûre que l’amoure est LA chose la plus puissante du monde. Je me souviens m’être dit... Mon Dieu, je vais me mettre à pleurer, mais je me souviens m’être dit au moment du 11 septembre que ces derniers coups de fil... Ces gens savaient que c’était la dernière chose qu’ils allaient dire de leur vie, et c’était "je t’aime". Qu’est-ce qu’il y a de plus puissant que ça ? Qu’est-ce qu’il faut comme preuve supplémentaire ? Plus fort que la peur, plus fort que la mort.
OW : C’est intéressant que vous mentionniez le 11 septembre. J’y pense tout le temps.
JKR : C’est tellement énorme... C’est un tournant dans nos vies. Je me souviens m’être dit "elles ne peuvent pas s’être écrasées".
OW : Est-ce qu’elles pouvaient s’être écrasées ? Oui.
JKR : Oui. J’ai allumé la télé et... j’ai vu. Et j’ai paniqué parce que j’ai de bons amis à New York et j’ai envoyé un courriel à mes deux meilleurs amis à New York. L’un d’eux est mon éditeur Arthur Levine et bizarrement, il a pu me répondre tout de suite et sa dernière phrase était "et ils disent qu’on ne devrait pas apprendre à nos enfants ce qu’est le mal". Parce que nous avions beaucoup parlé de ça.
OW : Quel est votre rêve de bonheur ?
JKR : Dans le premier livre Harry Potter, Dumbledore dit à Harry que l’homme le plus heureux sur terre pourrait se regarder dans le miroir [du Riséd] et se voir exactement tel qu’il est. Je dois dire que j’en suis proche.
OW : Vous allez continuer à écrire ?
JKR : Sans aucun doute. Je ne peux pas m’en empêcher. Je suppose qu’on pourrait me menotter pour m’en empêcher, mais je ressens le besoin d’écrire. Pour ma propre santé mentale.
OW : C’est ce qui prouve que vous êtes un écrivain.
JKR : Oui, exactement. J’adore ça. J’en ai besoin. Enfin... vous, vous arrivez à la fin de cette aventure [NDLR : Oprah Winfrey arrête son émission dans quelques mois]. Que ressentez-vous ?
OW : Je sens que c’est le bon moment d’arrêter ceci.
JKR : D’arrêter ceci, exactement.
OW : Est-ce que je serais capable de me retirer de la vie publique et ne jamais m’asseoir et parler avec... ou ne jamais avoir la curiosité de m’asseoir et parler avec quelqu’un de sa vie et écouter sas histoires ? Non. C’est pour ça que je crée ma propre chaîne. Mais j’ai lu quelque chose récemment. C’était l’histoire de Michael Jackson quand il faisait Thriller, et l’auteur disait que Michael Jackson ne s’était jamais rendu compte que Thriller était un phénomène, que c’était phénoménal que ce soit l’album le plus vendu de tous les temps. Ce qui s’est passé, c’est qu’à la sortie de l’album, tout le monde s’est mis à faire cette danse et à écouter toutes les chansons, et il a passé sa vie à la poursuite du phénomène et qu’il n’a jamais été satisfait.
JKR : Je l’ai lue aussi, et ça m’a beaucoup parlé.
OW : Moi aussi, je me suis dit "je ne veux pas être comme ça".
JKR : Exactement.
OW : Je ne veux pas être à la poursuite du phénomène dont je sais...
JKR : Je veux en faire un autre. Il faut que j’en fasse un autre.
OW : Il faut que j’en fasse un autre.
JKR : Je sais. J’ai réussi à en faire un, j’en suis vraiment fière et je suis sûre que c’est pareil pour vous.
OW : Oui, c’est exactement ce que je ressens.
JKR : Mais c’est une nouvelle phase.
OW : Je vais fermer ce chapitre, comme vous en avez fermé un, et puis je vais continuer avec le prochain chapitre, et je vais laisser ce prochain chapitre être ce qu’il sera.
JKR : Je ressens exactement la même chose. Du point de vue de l’interview, ce serait plus intéressant si nous n’étions pas d’accord, mais j’ai lu cette histoire, et c’est cette partie qui m’a le plus marquée.
OW : Ça a été un déclic pour moi. Je me suis dit "ah, c’est pour ça que j’avais peur d’aller de l’avant avec cette histoire de nouvelle chaîne", parce que je me demandais "comment est-ce que ça pourrait être mieux que ce que j’ai déjà fait ? comment est-ce que je vais y arriver ?" Il faut... C’est complètement séparé. C’est paralysant.
JKR : Tout à fait. Ce serait paralysant de passer sa vie à chercher ça.
OW : De chercher à créer ça. Parce que le fait que ç’ait été...
JKR : Vous n’aviez pas l’intention que ce soit aussi énorme.
OW : Exactement ! Je n’ai jamais... Ce n’est pas moi qui ai créé ça. C’est... l’Univers, un ordre divin, Jésus, tout ça. Ce qui me mène à ma dernière question. Est-ce que vous vous dites, ou vous êtes-vous jamais dit, "il faut que je fasse mieux que Harry Potter " ?
JKR : Non. Et je veux vraiment dire non. Et on me demande... ce n’est même pas... c’est intéressant : les gens ne me demandent même pas ça, ils me le disent. Les gens me disent "vous devez vous demander comment diable vous allez pouvoir faire mieux". Et je me dis "non, je ne me demande pas ça". C’est incroyable. Et un peu insensé, par moments.
OW : Oui, oui.
JKR : Il y a des choses insensées que je suis heureuse de laisser dernière moi ;
OW : Vous êtes devenue une des Beatles !
JKR : C’est amusant un temps, mais... Vous savez, je suis vraiment heureuse d’avoir eu ça, honnêtement. Sur beaucoup de niveaux différents. J’adore les gens qui ont lu les livres. J’ai dédié le septième livre aux gens qui me sont les plus chers, et la septième partie de cette dédicace était aux lecteurs qui sont restés fidèles à Harry du début à la fin. Je les adore.
OW : C’est exactement ce que je ressens pour les gens qui me sont restés fidèles. Quand j’ai dit... quand j’ai annoncé que j’allais quitter l’émission, la seule fois où j’ai pleuré - et c’est encore vrai par la suite, dans les réunions, tout le temps - la seule chose qui me fasse pleurer, c’est de penser aux téléspectateurs. Les gens qui ont rendu tout ça possible.
JKR : C’est aussi ce que je ressens. Une fille est venue me voir l’autre jour dans la vie, elle est apparue devant moi dans la rue, comme si elle avait transplané. Elle devait avoir une vingtaine d’années et elle m’a dit "vous êtes mon enfance". Comment peut-on... C’est peut-être la chose la plus gentille qu’on m’a jamais dite.
OW : C’est pas mal du tout.
JKR : Oui.
OW : C’était vraiment bien, Jo, vraiment bien.
JKR : Merci.
OW : Merci beaucoup.


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