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Interview de Boris Martin, capitaine de Parix Phénix

13 octobre 2012

Aujourd’hui a lieu, à Lesparre-Medoc, le Championnat d’Europe de Muggle Quidditch qui permettra au vainqueur de participer à la sixième Coupe du Monde organisée par l’IQA en avril prochain. Boris Martin, 22 ans et étudiant en Master STAPS est poursuiveur et capitaine de l’équipe Paris Phénix, qui participera au Championnat. Il fait également partie de l’équipe qui s’est envolée vers Oxford en juillet dernier et s’est placée à la seconde place des Summer Games. Il a accepté de répondre à nos questions sur les événements de ces derniers mois.

MUGGLE QUIDDITCH

La Gazette du Sorcier : Tu as commencé dans le club de Quidditch de Paris : quand as-tu commencé ? Qu’est-ce qui t’a poussé à t’essayer au Muggle Quidditch ?

Boris Martin : J’ai commencé au Paris Muggle Quidditch et maintenant je suis au Paris Phénix (ce sont les deux clubs de Paris). J’ai commencé, comme beaucoup de l’équipe de France, deux mois avant les Summer Games, en mai à peu près. Corwin, le président de Parix Phénix et capitaine des batteurs dans l’équipe de France et notre équipe m’en a parlé et j’ai tout de suite dit oui. J’aime le sport plus que tout, et les nouveautés, j’aime bien Harry Potter, alors je n’ai pas hésité à m’investir à fond dans ce projet.

GdS : Quelles sont les réactions des gens autour de toi, par rapport au fait que tu fasses du Muggle Quidditch ? As-tu subi des moqueries ?

B.M. : Oui, en général, les gens rigolent, mais après je leur explique et ça les intrigue, surtout avec un parcours en équipe de France. J’ai été agréablement surpris sur Toulon, j’en ai parlé à des personnes nouvelles et ils n’ont pas rigolé, ils ont même été très intéressés. Le Quidditch commence à faire parler de lui et ça fait plaisir.

GdS : Beaucoup de gens ont du mal à prendre le Muggle Quidditch au sérieux, et le balai, en particulier, n’aide pas. Penses-tu que le Quidditch arrivera à être reconnu un jour comme un « vrai » sport ?

B.M. : Je pense qu’il est déjà considéré comme un vrai sport, tous ceux qui y ont joué une fois le savent. Maintenant, les journalistes le tournent un peu en dérision pour faire le buzz, mais il faut continuer d’en parler, et les gens arrêterons de se moquer. En ce qui concerne le balai, je répondrai juste que c’est l’âme du sport. Ça rajoute de la difficulté et sans lui le jeu tel qu’il est ne pourrait pas se jouer.

GdS : On a l’impression, de l’extérieur, qu’une vraie ambiance potache, de bonne humeur et de dérision entoure ce sport...

B.M. : L’ambiance est vraiment géniale : on s’amuse avec toutes les équipes, il n’y a vraiment pas de tension. En revanche, sur le terrain, la compétition reprend le dessus, et c’est « pas de quartier !! » Mais dès le coup de sifflet final, tout le monde se congratule. C’est vraiment une ambiance extraordinaire qu’on a découverte à Oxford avec le monde du Quidditch, et j’espère que le Championnat d’Europe se passera dans le même esprit.

GdS : Arrivez-vous à vous entraîner régulièrement ?

B.M. : Notre équipe des Parix Phénix est dispersée dans toute la France. Le gros de l’équipe sur Paris a repris les entraînements et un par semaine minimum est organisé. Pour les autres c’est plus difficile, mais on fait de notre mieux !

GdS : A quoi ressemble un entraînement type de Muggle Quidditch ?

B.M. : Cela dépend de ce qu’on veut faire : il y a du physique, bien évidemment, également des situations spécifiques, notamment pour les passes et la précision de touche des batteurs et de marqué des poursuiveurs. Et bien sûr, un match pour tout mettre en pratique.

GdS : Avez-vous déjà joué un match contre une autre équipe française ? Maintenant, la ville de Paris possède deux équipes : Paris Phénix et Paris Frog. Allez-vous essayer d’organiser des rencontres entre vous ?

B.M. : Pendant les vacances, c’était un peu saison creuse, mais maintenant que les entraînements ont repris et que les deux équipes se forment concrètement, on peut penser que des matches seront organisés entre elles. Le sujet a déjà été abordé sérieusement, on verra comment évolue la situation.

OXFORD SUMMER GAMES

GdS : Pour former une équipe de France pour les Oxford Summer Games, vous avez dû faire venir des joueurs de différentes équipes françaises. Comment cela s’est-il organisé ?

B.M. : Il faut savoir qu’avant les Summer Games, il n’y avait qu’une seule équipe à Paris, donc l’équipe de France a été composée de toute l’équipe de Paris et d’une joueuse de Nantes. Il n’y a donc pas eu trop de difficultés à se trouver, d’autant plus que cette dernière avait fait le déplacement sur Paris quelques semaines avant l’événement pour s’entraîner avec nous.

GdS : Qu’est-ce que ça vous a fait, de pouvoir rencontrer des équipes venant de si loin (l’Australie, le Canada...) ainsi que la meilleure équipe du monde, celle des États-Unis ?

B.M. : En arrivant là-bas, notre objectif était de ne pas repartir avec uniquement des défaites. Après notre premier match contre le Royaume-Uni et notre superbe victoire, on s’est permis de rêver. On a abordé les autres matches très sérieusement, et on a même pu résister un certain temps aux USA (on a pris le plus petit écart de points). Tous les matches étaient passionants et celui qui restera dans notre cœur est la demi-finale contre le Canada où le match était très serré et très dur, de par la fatigue des autres matches de la journée, et où on a attrapé notre premier vif d’or.

GdS : Est-ce que gagner le tout premier match face à la Grande-Bretagne vous avait mis en confiance ?

B.M. : Oui, totalement. On a pris conscience de notre force, et le regard des autres joueurs qui nous encourageaient, notamment le Canada (et même les Américains qui nous félicitaient de notre niveau de jeu malgré notre jeune expérience) nous a permis de nous sentir en confiance.

GdS : Vous avez d’abord perdu face au Canada en poules, puis pris votre revanche lors des phases finales.

B.M. : Le premier match a vraiment été très serré, et s’est joué en prolongation sur le vif d’or. C’était très rageant et on était démotivés, mais on a su se remotiver pour aller chercher la médaille d’argent. C’était notre finale à nous, car on savait bien qu’après une journée d’efforts, on ne pouvait pas rivaliser contre les USA. On l’a joué à fond, on n’avait pas beaucoup de remplacement et tout le monde commençait à être crevé. Le gardien de ce match, Eric, et moi-même avons donc fait quasiment tout le match, et la stratégie s’est donc imposée d’elle-même : il fallait s’économiser et ne pas faire d’effort inutile, notre jeu s’en est trouvé posé et organisé, on avait une vraie barrière défensive, tout le monde a donné son maximum pour aller chercher cette victoire, et l’attrapeur de ce match, Samuel, a délivré toute l’équipe lorsqu’il a attrapé le vif d’or la deuxième fois (la première ayant été refusée).

GdS : Les fans ont été très enthousiastes lors des Summer Games, et beaucoup ont été motivés par le fait qu’il y ait une équipe de France. Allez-vous essayer de faire de nouvelles rencontres en tant qu’équipe de France ?

B.M. : Après les Summer Games, c’était les vacances d’été, donc tout le monde avait ses projets personnels. La rentrée s’est faite début septembre, et on s’est préparés pour le Championnat d’Europe, donc la question ne s’est pas posée. On est concentrés sur le Championnat et si qualification il y a, on s’entraînera dur pour la Coupe du Monde. Après, si dans l’avenir il y a d’autres rencontres internationales comme les Summer Games, je pense que l’apparition de plusieurs nouvelles équipes permettra de faire une équipe de France plus complète et plus diversifiée. Je serai bien sûr honoré d’être choisi à nouveau pour amener l’équipe de France de Quidditch vers de nouvelles aventures sportives !

GdS : Le succès des Summer Games a eu comme conséquence la création de nombreuses équipes en France (une dizaine durant l’été). La plupart ne sont pas encore formées, mais toujours à la recherche de joueurs. Qu’en penses-tu ?

B.M. : Je suis très heureux que notre expérience aux Summer Games ait amené de nouveaux joueurs à créer des équipes, et je rêve dans un certain temps de pouvoir organiser une coupe de France. Le Championnat d’Europe sera déjà une grande date pour le Quidditch français, où un grand nombre d’équipes vont pouvoir s’affronter.

AVENIR

GdS : Quels sont les projets/les objectifs de Paris Phénix dans l’année à venir ?

B.M. : Nous visons la victoire au Championnat d’Europe (comme toutes les équipes je pense !) et par la suite, si on est qualifiés pour la Coupe du Monde, l’objectif sera avant tout de ne pas finir derniers et de pouvoir rivaliser avec les équipes américaines expérimentées. Et bien sûr, le premier objectif est de s’amuser en pratiquant un sport super fun avec les personnes qu’on aime ! J’ai la chance de pouvoir jouer avec ma sœur et ma copine, et aucun sport collectif au monde ne pouvait m’offrir cette opportunité.

GdS : Le 13 octobre se déroule le championnat européen à Lesparre-Médoc, et vous serez au rendez-vous. Si vous gagnez, aurez-vous la possibilité (temps, argent, équipement etc...) de vous rendre à la Coupe du Monde ? T’y rendras-tu même si vous ne gagnez pas ?

B.M. : Pour l’équipement, il ne faut rien de particulier, mais la question de l’argent reste préoccupante. Il faudra voir en temps voulu. Notre recherche de sponsor nous permettra peut-être de réaliser ce voyage. En ce qui me concerne, deux équipes américaines m’ont proposé d’intégrer leur équipe pour la Coupe du Monde, mais après une discussion avec Luke, un responsable de l’IQA, j’ai appris que je ne pourrai pas jouer pour une équipe américaine. Donc pour le moment, on se concentre sur le Championnat d’Europe !

GdS : Il va y avoir notamment une équipe italienne aux Championnats. Ça vous motive, cette dimension européenne, même si elle n’est pas très importante ?

B.M. : Oui, c’est toujours intéressant de rencontrer de nouvelles équipes. On a la chance d’avoir une bonne partie de l’équipe qui a joué les Summer Games, donc connu des matches internationaux.

GdS : Serais-tu en faveur d’une branche européenne plus active de l’IQA, ou de la mise en place d’une fédération française qui permettrait d’organiser plus facilement des rencontres ?

B.M. : La mise en place d’une fédération française serait très compliqué en l’état.

Merci à Boris Martin pour sa disponibilité, et bonne chance à Paris Phénix, tout comme aux autres équipes, pour le Championnat !

Nous vous rappelons que la Gazette du Sorcier est présente à l’événement, et en assure la couverture médiatique. Retrouvez le livetweet du Championnat ICI et sur le twitter de la Gazette ICI, quelques tweets de l’équipe de la Gazette sur place sont déjà arrivés hier soir !


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