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Cuarón refuse de revoir Le Prisonnier d’Azkaban

4 octobre 2013

Interviewé hier par le HuffingtonPost, Alfonso Cuarón, réalisateur de Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban, a évoqué son admiration pour Daniel Radcliffe et les raisons pour lesquelles il refusait de revoir ses anciens films. Nous avons traduit une partie de l’interview pour vous.

Huffington Post : Ma prochaine interview est avec Daniel Radcliffe, c’est comme une réunion autour du Prisonnier d’Azkaban pour moi.
Alfonso Cuarón : Ici, à New York ?

Huffington Post : Oui.
Alfonso Cuarón : Transmettez mon affection à ce salaud.

Huffington Post : "Ce salaud" ?
Alfonso Cuaron : Transmettez-lui mon affection.

Huffington Post : Et j’ajoute "salaud" ?
Alfonso Cuarón : Dites "cet extraordinaire salaud" [rires]...J’admire tellement la manière dont il gère sa carrière. J’ai énormément d’admiration pour lui. C’est quelqu’un de très intelligent et qui a de très bons goûts en matière de cinéma.

Huffington Post : Vous devriez refaire un film ensemble.
Alfonso Cuarón : J’adorerai me relancer dans un autre projet avec lui. Je fais partie de ses fans. Dans l’article que vous écrirez à son sujet, vous pourrez me citer, c’est un des acteurs avec qui j’ai vraiment envie de retravailler.

[...]

Alfonso Cuarón : Une fois que j’ai terminé un film, je ne le regarde plus jamais. Je n’ai revu aucun de mes films depuis que j’ai fini de travailler dessus.

Huffington Post : Et si Le Prisonnier d’Azkaban passe à la télévision ?
Alfonso Cuarón : Si ça passe à la télé ? C’est comme si vous zappiez, que vous reconnaissez quelque chose qui vous est familier. Et alors, vous avez la même réaction que si vous étiez tombé sur une vidéo de vos parents en train de faire l’amour. Quelque chose comme "Aaaaargh !" et vous vous dépêchez de changer de chaîne.

Huffington Post : Ce n’est pas la réponse à laquelle je m’attendais.
Alfonso Cuarón : C’est pourtant comme ça.

Huffington Post : c’est horrible.
Alfonso Cuarón : C’est un peu..."Stoooop !"

Huffington Post : Je ne pense pas que ce soit une comparaison très juste.Personne n’a envie de voir les ébats de ses parents, mais beaucoup de gens aiment revoir Le Prisonnier d’Azkaban.
Alfonso Cuarón : Qu’est ce que vous en savez ?

Huffington Post : Je suis assez confiant.
Alfonso Cuarón : C’est flippant que vous puissiez parler avec une telle assurance ! Je sais que c’est de la confiance et non du voyeurisme ! [rires]

Huffington Post : OK...Mais je peux affirmer avec certitude que des millions de gens aiment Le Prisonnier d’Azkaban.
Alfonso Cuarón : Oh je ne cherche pas à convaincre le public de quoi que ce soit, c’est juste ma méthode. C’est quelque chose qui fait partie de votre passé et dont vous devez vous détacher. Si vous en discutez avec Guillermo Del Toro, ou n’importe lequel de mes amis, ils vous diront que leurs films sont comme leurs bébés, leurs enfants. Et ils les bichonnent, rajoutent de nouvelles scènes, proposent de nouveaux commentaires audios. Alors que pour moi, je ne considère pas mes films comme mes bébés, mais plutôt comme mon ex-femme. Ils m’ont beaucoup apporté, je leur ai donné beaucoup aussi, je les ai aimé, on s’est éloigné, et ce n’est pas grave.

L’interview complète est disponible ICI (en anglais)


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