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Beauxbâtons aura-t-elle son sabbat à Samain ?

23 octobre 2016

C’est une tradition qui remonte aux origines de l’institution fondée au XVe siècle. Tous les automnes, lorsque les écoles britanniques célèbrent Halloween, l’Académie Beauxbâtons organise son sabbat à l’occasion des célébrations de Samain, auquel tous les élèves, leur famille et leurs professeurs sont invités à participer. Pourtant, cette année, un doute plane… le sabbat des sorciers aura-t-il lieu ?

« C’est un rite fédérateur »

La cérémonie de Samain a vocation à rassembler les mages depuis l’époque des druides afin de célébrer la puissance de la magie. À Beauxbâtons, des cérémonies sont attestées dès la création de l’école, en 1457. Dès lors, chaque année, les étudiants et leurs professeurs ont permis à la tradition de perdurer.

Mme Avalina Aurifera, enseignante d’Étude du Monde Magique, nous explique : « Le sabbat est un rite fédérateur très important à l’Académie Beauxbâtons. C’est la première fête de l’année scolaire et toute l’école y participe, ainsi que les familles des élèves et étudiants. C’est un moment attendu et préparé par tous, un symbole d’union qu’aucun de ceux qui ont étudié parmi nous ne peut oublier. »

« C’est presque un rite initiatique, vous savez. » ajoute Mme Olympe Maxime, la directrice de l’institution « La première cérémonie durant laquelle les jeunes sorciers peuvent utiliser leur baguette pour participer aux rituels ancestraux. Pour l’équipe enseignante, ainsi que pour les parents, c’est un moment important qui permet de mettre en valeur les arcanes et les arts magiques, que nos jeunes découvrent alors. »

« Il faut dépoussiérer l’enseignement de la magie »

Pourtant, en ce début d’année scolaire, une association de parents s’élève contre cette tradition. Pour ces familles qui prônent la modernisation des institutions sorcières, qu’elles jugent « pour la plupart désuètes voire dangereuses », « il est hors de question qu’une pratique aussi archaïque continue d’être encouragée au sein de l’établissement ».

« Soyons lucides, nous ne sommes plus au XVe siècle, nos pratiques ont évoluée. » estime Marguerite LaRéach, porte‑parole du mouvement. « Il faut dépoussiérer l’enseignement de la magie et encourager une vision moderne de la sorcellerie, plus saine et sécurisante pour nos enfants. » Et d’encourager un rapprochement avec le modèle moldu « lequel a évolué et a su se débarrasser des vieilleries grotesques datant du XIXe siècle, comme l’étude des langues anciennes, pourtant encore si fortement ancrée dans notre système. »

« Il y a des blessés tous les ans, et alors ? »

« Ce n’est pas la première fois qu’un groupuscule obscur cherche à imposer de nouvelles pratiques scolaires. » ajoute Mme. Maxime, en nous rappelant que le sabbat de Samain est un serpent de mer qui pointe régulièrement son nez. Pas plus tard que l’année passée, des parents avaient protesté de la dangerosité des activités festives proposées à cette occasion, organisées par les enseignants, les familles voire les élèves aux-même.

« Il y a des blessés tous les ans lors de cet événement, oui, et alors ? » avait répliqué la principale association de parents d’élèves sorciers. « La Magie est un art dangereux mais tous les organisateurs du sabbat en sont conscients et font tout pour que celui‑ci se déroule dans les meilleures conditions possibles ! »

M. Ulysse Longuent est le médicomage rattaché à l’école. Il nous confirme que l’infirmerie est plus remplie de 20% durant la période des célébrations de Samain que le reste de l’année. Pour autant, il signale que « les élèves ne sont pas nécessairement les premiers concernés ; les parents se montrent déraisonnables lors des duels de sorciers ou des concours de potions. L’an dernier, par exemple, Mme. LaRéach a dû être évacuée d’urgence vers un centre médicomagique après avoir voulu prouver à son fils que sa potion de jouvence était parfaitement au point… »

Il reste encore une semaine au directeur du Département de l’Enseignement Magique Unifié (DEMUni), au conseil d’administration et à la direction de Beauxbâtons pour décider de poursuivre, ou non, l’organisation de l’événement. Moi, en tout cas, j’y serai, ah !


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